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Bulletin Cassiopée – Équinoxe de printemps 2018

Date : 22 mars 2018


Dans ce numéro :

Rapport du président

Questions ALMA

Mise à jour de la mission de la constellation BRITE

Nouvelles du bureau canadien Gemini

Rappel CASCA 2018

Mise à jour du CATAC sur le télescope de trente mètres

Avis Colibri

Rapport de Discover the Universe

Rapport du LRPIC

Mise à jour du Maunakea Spectroscopic Explorer (MSE)

Cher OMM, c'est à ton tour…

Mise à jour du réseau de kilomètres carrés (SKA)

Un mot de votre éditeur


Rédactrice en chef : Joanne Rosvick

Cassiopée est la newsletter trimestrielle de la CASCA, publiée aux solstices et aux équinoxes (21 mars, 21 juin, 21 septembre et 21 décembre).

Pour soumettre une contribution, veuillez envoyer un courriel à cassiopeia.editors@gmail.com . Toutes les contributions doivent être reçues avant la date limite (généralement deux semaines avant la publication) pour être publiées dans la prochaine édition. J'accepte les documents texte brut et Word. Veuillez noter que la mise en forme de votre document ne sera pas conservée. Veuillez joindre les images à votre courriel, sans les incorporer dans le texte. Veuillez indiquer les URL entre parenthèses à côté du mot ou de la phrase que vous souhaitez utiliser comme ancre de lien.

Rapport du président


Par Bob Abraham, président de la CASCA (Cassiopeia – Printemps 2018)

CASCA President Bob Abraham
CASCA President Bob Abraham

Budget 2018 : des nouvelles plutôt bonnes

Le budget fédéral, présenté le 27 février, semble favorable aux chercheurs canadiens en sciences fondamentales. Le financement des établissements universitaires pour leurs activités de recherche devrait augmenter de 340 millions de dollars au cours de l'exercice 2018-2019. D'ici 2023, les scientifiques pourront compter sur environ 446 millions de dollars de plus par année de la part des conseils de financement, notamment des fonds directs pour des subventions, des chaires de recherche et un nouveau programme de soutien à la science interdisciplinaire et à la collaboration internationale.


L'augmentation du soutien à la science a été précipitée par l'Examen du soutien aux sciences fondamentales de l'an dernier, dirigé par l'ancien président de l'Université de Toronto, David Naylor. Bien que l'augmentation du budget soit bien inférieure à l'augmentation de 1,3 milliard de dollars par an préconisée par le rapport, une augmentation de 25 % du financement de la recherche fondamentale est plus que bienvenue. Au cours de la dernière année, des scientifiques et des organisations comme la CASCA ont exprimé leur soutien au rapport Naylor, et ce soutien a été un thème récurrent des visites périodiques de la Coalition pour l'astronomie canadienne à Ottawa. Dans l'ensemble, je pense que tous ces efforts de sensibilisation semblent avoir porté leurs fruits.


Un autre aspect notable du budget fédéral est la façon dont il prévoit un retour du Conseil national de recherches à un rôle de recherche fondamentale. Cette décision fait suite à des années de réorientation du CNRC vers les applications industrielles. Les détails restent flous au moment de la rédaction du présent document, mais à ma connaissance, ces changements au CNRC devraient être une bonne nouvelle pour les membres de la CASCA affiliés au CNRC et pour l'astrophysique canadienne dans son ensemble. En particulier, je vois de nombreuses façons dont le fait d'inciter le CNRC à mettre davantage l'accent sur la recherche fondamentale (et sur l'excellence en recherche) profiterait à notre communauté. J'aimerais comprendre le plan en détail avant d'en commenter les détails, mais il convient peut-être de souligner un point fondamental de nos plans à long terme : le succès de l'astrophysique au Canada repose en grande partie sur le partenariat entre les universités et le CNRC. C'est pourquoi tous les astronomes canadiens devraient suivre de près les développements au CNRC.


Budget 2018 : quelques mauvaises nouvelles

Bien que le budget fédéral semble apporter principalement de bonnes nouvelles pour l'astrophysique, beaucoup d'entre nous ont été déçus par l'absence d'un engagement fort envers l'Agence spatiale canadienne dans le document. Les conséquences d'un engagement décroissant du Canada envers l'espace ont fait l'objet d'un récent article de presse d'Ivan Semeniuk. Je trouve cet article intéressant à lire :

Plusieurs interprétations raisonnables peuvent expliquer l'absence d'appel spécifique à l'Agence spatiale canadienne dans le budget fédéral. Personnellement, je pense que le gouvernement n'est tout simplement pas prêt à s'engager dans une revitalisation de l'ASC, car il est encore en train d'élaborer sa politique spatiale. La situation est exposée dans l'article suivant :


J'ai été particulièrement frappé par une partie de cet article, qui soulève les points suivants :

  • Un facteur externe au moins semble avoir contribué au retard : l'incertitude persistante entourant le programme spatial américain. Qu'on le veuille ou non, à tort ou à raison, le gouvernement adopte une attitude attentiste face à l'évolution de la situation aux États-Unis.

  • La NASA est à la dérive, sans administrateur agréé depuis l'élection du gouvernement Trump en novembre 2016. Et maintenant, l'administratrice par intérim Lightfoot prend sa retraite à la fin du mois. Certes, un nouveau Conseil spatial est en place, dirigé par le vice-président Pence, mais la dynamique entre la Maison Blanche, le Conseil et le Congrès est enlisée dans des tractations de coulisses, sans stratégie cohérente à l'horizon.

  • Le Canada doit-il attendre que la situation aux États-Unis s'améliore avant d'élaborer des plans ? Sommes-nous si dépendants de leur stratégie ?

  • Je me pose la même question. L'astronomie canadienne a grandement bénéficié de notre participation à des missions phares de plusieurs milliards de dollars, dans lesquelles nous pouvons jouer un rôle relativement modeste, mais très important. Je crois personnellement que nous devons contribuer de manière significative aux missions phares internationales à l'avenir. (Notre participation au télescope spatial James Webb est un excellent exemple de la synergie entre le milieu universitaire canadien et l'industrie à ce titre, tout comme nos contributions modestes, mais importantes, au succès des missions Herschel et Planck.) Mais, à mon avis, tirer parti des possibilités offertes par les missions phares internationales ne devrait être qu'une composante d'un écosystème canadien plus vaste de l'astronomie spatiale. Nous pouvons (et devons) aspirer à une plus grande indépendance et à un plus grand leadership dans le cadre de missions de moindre envergure et à fort impact (la mission CASTOR proposée en est un bon exemple).


    Se préparer pour le prochain LRP

    Voici mon opinion, mais quelle est la vôtre ? Les visites de la Coalition à Ottawa sont des exercices d'entrée-sortie. En termes de résultats, nous décrivons les activités de notre communauté, fournissons des rapports d'étape et expliquons nos besoins en ressources supplémentaires. En termes de commentaires, nous profitons de l'occasion pour écouter attentivement ce que disent le ministère et nos élus. L'un des messages les plus clairs qui nous a été transmis est que l'une des principales forces de notre communauté est sa cohésion. Cette cohésion se manifeste par notre Plan à long terme, qui constitue un axe central et solide pour les activités de notre communauté. Dans moins d'un an, nous lancerons la planification du PLT 2020, et les sujets mentionnés ci-dessus feront sans aucun doute l'objet de nombreuses discussions. Votre opinion compte. Le moment venu, n'hésitez pas à participer pleinement au processus du PLT en discutant avec vos collègues, en contribuant à un livre blanc et en participant aux assemblées publiques, tant au niveau local qu'à l'assemblée générale annuelle de la CASCA.


    JWST

    Bien que notre communauté soit très préoccupée par l'avenir à long terme de l'astronomie spatiale canadienne, cela ne doit pas nous faire oublier que l'avenir à très court terme s'annonce plutôt prometteur. La date limite de soumission des propositions pour le cycle 1 du télescope spatial James Webb est le 6 avril ! Après avoir participé à ce projet pendant plus d'une décennie, j'ai du mal à croire que le jour où nous pourrons soumettre une demande pour utiliser cette installation spectaculaire soit presque arrivé. L'Agence spatiale canadienne, en partenariat avec les astronomes dirigés par René Doyon de l'Université de Montréal, a vraiment fourni la marchandise à la génération actuelle d'astronomes, et ils méritent nos remerciements. J'ai hâte de voir ce qui sera découvert. Si, comme moi, vous vous sentez un peu dépassé par le processus de proposition, je vous recommande de vous préparer une tasse de thé et de vous asseoir devant YouTube pour regarder les enregistrements vidéo des webinaires de préparation de la communauté du JWST de l'Université de Montréal .

    TMT

    Michael Balogh (président du CATAC, le Comité consultatif canadien sur les TMT) a préparé un excellent résumé des progrès du projet TMT dans ce numéro de Cassiopeia. N'hésitez pas à y jeter un coup d'œil, car un instrument clé, le spectromètre optique à champ large (WFOS), est en cours de refonte. C'est une excellente occasion pour vous de faire part à l'équipe de l'instrument de vos commentaires sur les spécifications de l'instrument qui permettraient le mieux vos recherches.


    Diversité et inclusion

    Le Comité Diversité et Inclusion (présidé par Brenda Matthews) prépare une synthèse des résultats de la récente enquête sur le climat professionnel. Il a également reçu un projet de déclaration de valeurs de la CASCA pour réflexion. Je m'attends à ce que ces deux points soient abordés lors de la prochaine assemblée générale annuelle de la CASCA à Victoria.


    CASCA 2018 et 2019

    Comme vous le savez sans doute, la 49e assemblée générale annuelle de la CASCA se tiendra au Centre de conférences de Victoria, en Colombie-Britannique, du 22 au 26 mai 2018. L'assemblée est organisée conjointement par l'Université de Victoria, le CNRC-Herzberg et le Centre de recherche en astronomie. L'assemblée générale annuelle de la CASCA promet d'être spectaculaire ! Vous pouvez consulter le programme sur le site web de la CASCA 2018 ici .

    CASCA 2019 sera organisé par l’Université McGill à Montréal, ce qui est une excellente nouvelle, car Montréal est une ville incroyablement amusante (ma préférée, de loin).


    Déconnexion

    La présidence de la CASCA est d'une durée de deux ans, et mon mandat en tant que président tire à sa fin. Le prochain message du président paraîtra dans le numéro d'été de Cassiopée et sera rédigé par mon successeur (Rob Thacker, de l'Université St. Mary's). Ce fut un privilège de vous servir ces deux dernières années, et je vous remercie de m'avoir supporté (sans parler de ces messages du président trop longs – si vous pensez que c'est mauvais pour vous, pensez aux pauvres Joanne Rosvick et Magdalene Normandeau, qui ont dû les corriger malgré leurs retards constants). Diriger la CASCA pendant un certain temps m'a donné de nombreuses occasions de discuter avec vous tous et de partager vos aventures, ce qui m'a permis de constater à quel point il est formidable d'être astronome au Canada. Nous faisons partie d'une communauté vouée à l'excellence scientifique et à l'amélioration de notre profession. Nous sommes unis par de nombreux facteurs, notamment notre passion commune d'en apprendre davantage sur l'Univers et de partager ses merveilles.


    Roberto Abraham

    Université de Toronto

    #CASCA

Questions ALMA

ALMA Logo
ALMA Logo

De Gerald Schieven (Cassiopée – Printemps 2018)


Appel à propositions du cycle 6

L'appel à propositions pour le cycle 6 d'ALMA (d'octobre 2018 à septembre 2019) a été lancé le 20 mars. La date limite de soumission des propositions est fixée au jeudi 19 avril à 15 h TU. Parmi les nouvelles fonctionnalités, citons la polarisation circulaire, des projets autonomes utilisant le réseau compact Norita ALMA (ACA) dans les bandes 3 à 8, et davantage de temps disponible pour la recherche. Consultez le Guide du proposant sur le portail scientifique d'ALMA pour obtenir la liste complète des fonctionnalités du cycle 6. Le Groupe d'astronomie millimétrique du CNRC Herzberg, qui fait office de nœud canadien du Centre régional nord-américain, est disponible pour vous aider à soumettre des propositions et à réduire les données. Contactez Gerald Schieven pour plus d'informations.


Mise à jour de la mission de la constellation BRITE


Par Gregg Wade, chercheur principal canadien pour BRITE

(Cassiopée – Printemps 2018)

BRITE Mission Patch
BRITE Mission Patch

BRITE-Constellation est une mission internationale d'astronomie spatiale composée d'une flotte de nanosatellites de 20 x 20 x 20 cm dédiés à la photométrie optique de précision des étoiles brillantes en deux couleurs photométriques. La mission poursuit ses opérations scientifiques complètes, avec 22 diffusions de données aux chercheurs cibles de BRITE et de nombreux jeux de données accessibles au public dans les archives publiques de BRITE .

La mission BRITE est une collaboration entre des astronomes et des scientifiques spatiaux canadiens, autrichiens et polonais. Les partenaires canadiens représentent l'Université de Toronto, l'Université de Montréal, l'Université Bishop's et le Collège militaire royal du Canada. La mission a été construite et les satellites canadiens exploités par le Laboratoire de vol spatial de l'Institut d'études aérospatiales de l'Université de Toronto (UTIAS-SFL). L'Agence spatiale canadienne a financé la construction des satellites canadiens. L'approbation récente par l'ASC du financement continu des opérations de BRITE-Toronto assurera la mission canadienne au moins jusqu'en janvier 2019.


Opérations

La Constellation compte cinq satellites BRITE en fonctionnement, collectant des données sur divers champs célestes dans le cadre d'un programme coordonné visant à obtenir des courbes de lumière continues à long terme (~ 6 mois) bien échantillonnées dans les bandes passantes rouge et bleue.

Au moment où ce numéro de Cassiopeia était mis sous presse, voici l'état des attributions du ciel pour les cubesats BRITE :

  • BRITE Toronto (Canada) : Toronto observe avec un filtre rouge. Elle observe actuellement le champ Carina II. Comme l'indique le chiffre « II », la campagne actuelle sur Carina représente une nouvelle observation d'un champ précédemment observé.

  • BRITE Lem (Pologne) : Lem observe avec un filtre bleu. Il observe le champ de Centaurus II.

  • BRITE Heweliusz (Pologne) : Heweliusz observe avec un filtre rouge. Ce satellite observe le champ Vela/Pictoris III.

  • BRITE Austria (Autriche) : BRITE Austria observe avec un filtre bleu. Il observe les champs Vela/Puppis IV et Centaurus II, alternant entre les deux à chaque orbite.

  • UniBRITE (Autriche) : UniBRITE observe avec un filtre rouge. Ce satellite observe également actuellement les champs Vela/Puppis IV et Centaurus II.

Le programme d'observation de la constellation BRITE de début 2017 à début 2019 a été planifié par l'équipe scientifique exécutive BRITE (BEST), et les détails sont disponibles sur la page Wiki de photométrie BRITE .

Résultats scientifiques récents

Light curves of η Car observed by BRITE in 2016 (left) and 2017 (right). The data points are solid circles (•; BTr), plus signs (+; UBr), and open diamonds (♦; BHr) with the two-frequency fit shown in red. Each panel shows 180 d of time on the abscissa, with nearly 180 d between the two panels. A typical 2 mmag error bar (2σ) are shown in the lower left part of the panels. From Richardson et al. (2018).
Light curves of η Car observed by BRITE in 2016 (left) and 2017 (right). The data points are solid circles (•; BTr), plus signs (+; UBr), and open diamonds (♦; BHr) with the two-frequency fit shown in red. Each panel shows 180 d of time on the abscissa, with nearly 180 d between the two panels. A typical 2 mmag error bar (2σ) are shown in the lower left part of the panels. From Richardson et al. (2018).

Richardson et al. 2018 ont découvert que η Car est une binaire massive et excentrique avec un riche historique d'observation. Richardson et al. rapportent les premières courbes de lumière à haute cadence et haute précision obtenues avec les nanosatellites BRITE-Constellation sur 6 mois en 2016 et 6 mois en 2017. La courbe de lumière est contaminée par plusieurs sources, dont la nébuleuse de l'Homoncule et les étoiles voisines, dont la binaire à éclipses CPD -59°2628. Cependant, ils trouvent deux oscillations cohérentes dans la courbe de lumière. Celles-ci pourraient représenter des pulsations qui ne sont pas encore comprises, mais ils postulent qu'elles sont liées aux oscillations excitées par les marées de l'étoile primaire de η Car, et seraient similaires à celles détectées dans les binaires excentriques de masse inférieure. En particulier, une fréquence avait été précédemment détectée par van Genderen et al. et Sterken et al. sur la période 1974-1995 via des mesures temporelles des maxima photométriques. Ainsi, cette fréquence semble avoir été détectée depuis près de quatre décennies, ce qui indique une stabilité de sa fréquence au cours de cette période. Ces pulsations pourraient contribuer à fournir les premières contraintes directes sur les paramètres fondamentaux de l'étoile primaire si elles sont confirmées et affinées par de futures observations.


Conférences, ressources et médias sociaux


Conférences

Les actes de la deuxième conférence scientifique BRITE – qui s’est tenue à Innsbruck, en Autriche, en 2016 – sont disponibles sous forme imprimée et en ligne.


Ressources

Les archives publiques de données BRITE, basées à Varsovie, en Pologne, au Centre astronomique Nikolaus Copernicus, sont accessibles à l'adresse brite.camk.edu.pl/pub/index.html . Le wiki de la mission (y compris les informations sur les champs passés, actuels et futurs) est accessible à l' adresse brite.craq-astro.ca/ . BRITE Constellation est désormais sur Facebook, à @briteconstellation .


L'équipe scientifique consultative internationale BRITE

L'équipe scientifique consultative internationale BRITE (BIAST), composée de chercheurs principaux scientifiques, d'autorités techniques, d'astronomes amateurs et de passionnés de la mission, conseille le directeur de mission sur les aspects scientifiques et de vulgarisation de la mission. Si vous souhaitez vous joindre à la BIAST, veuillez contacter Gregg Wade, chercheur principal canadien de BRITE : wade-g@rmc.ca .

Nouvelles du bureau canadien Gemini


Par Stéphanie Côté et Eric Steinbring (CGO, NRC Herzberg / OGC, CNRC Herzberg) (Cassiopée – Printemps 2018)


Nouveaux lasers pour Gemini GeMS et Altair

Close-up view of the propagation of the laser guide-star system from behind the secondary mirror of the Gemini-South Telescope (Credit: Gemini Observatory/AURA)
Close-up view of the propagation of the laser guide-star system from behind the secondary mirror of the Gemini-South Telescope (Credit: Gemini Observatory/AURA)

La modernisation des systèmes d'optique adaptative (AO) de l'installation Gemini, au Nord comme au Sud, permettra d'améliorer son fonctionnement. Parmi ces changements figure le remplacement des anciens systèmes laser de génération précédente. Ces systèmes de remplacement sont les mêmes modèles TOPTICA que ceux utilisés sur Keck et Subaru, et offrent des performances robustes et sans faille. La puissance restituée dans les spots laser n'en est pas la principale cause ; le véritable défi des opérations précédentes résidait dans la fiabilité du laser, qui nuisait à l'efficacité sur le ciel. L'installation améliorée d'étoiles guides laser (LGSF) du GeMS (Gemini Multiconjugate-AO System) au Sud a déjà été mise en service en octobre dernier et est désormais disponible en 2018B. Au Nord, l'installation du LGSF Altair est prévue pour avril, et elle est également disponible (avec partage des risques) au prochain semestre. D'autres améliorations sont également prévues pour GeMS : livraison prévue d'un capteur d'étoiles guides naturelles plus sensible (NGS2) et test d'un troisième miroir déformable de remplacement cette année. Les utilisateurs sont encouragés à envoyer des propositions pour Gemini-Nord ou Sud afin de profiter des performances d'observation AO améliorées grâce à ces nouveaux lasers.


Conférence scientifique Gemini : « Science et évolution de l'observatoire Gemini »

Les inscriptions anticipées pour cette réunion scientifique Gemini sont ouvertes. Inscrivez-vous dès maintenant pour bénéficier d'un tarif préférentiel.

La conférence « Science et évolution de l'observatoire Gemini » 2018 se tiendra du 22 au 26 juillet, avec le Fisherman's Wharf, un quartier historique de San Francisco, en toile de fond. Cette réunion invite la communauté Gemini à passer en revue les dernières avancées scientifiques, à identifier les besoins liés à l'évolution des capacités de Gemini et à élaborer des stratégies pour l'avenir. Inscrivez-les dès maintenant à votre agenda et venez assister à des présentations d'utilisateurs et de membres du personnel, présentant les points forts scientifiques, l'instrumentation, les modes d'observation et des discussions informelles.

Inscription anticipée : jusqu'au 31 mars 2018 Soumission des résumés : jusqu'au 15 mai 2018

On se voit à San Francisco !


Rejoignez les milliers et milliers d'abonnés de l'observatoire Gemini sur Facebook : @GeminiObservatory et Twitter : @GeminiObs


CASCA 2018 : Un nouveau siècle pour l'astrophysique canadienne

De David Bohlender (NRC Herzberg, CNRC Herzberg)

(Cassiopée – Printemps 2018)


La CASCA 2018 se tiendra au Centre de conférences Victoria, à Victoria, en Colombie-Britannique, du 22 au 26 mai 2018. Elle est organisée conjointement par l'Université de Victoria et le Centre de recherche Herzberg en astronomie et astrophysique du CNRC, avec l'aide de bénévoles de la SRAC-Victoria et des Amis de la DAO. Vous pouvez nous contacter à l'adresse casca2018@googlegroups.com .

Plaskett's "Big DIPA" Beer from Moon Underwater
Plaskett's "Big DIPA" Beer from Moon Underwater

La réunion de cette année sera axée sur les perspectives prometteuses et les nouveaux défis auxquels la communauté astronomique canadienne est confrontée alors que nous entamons notre deuxième siècle de recherche astrophysique au Canada. Des séances scientifiques présenteront les résultats de nos plus récentes installations. Un déjeuner-débat servira de point de départ aux discussions du PLT2020. Des séances du centenaire , intégrées aux séances scientifiques régulières de la CASCA, mettront en lumière les réussites scientifiques et techniques des installations et instituts canadiens au cours du premier siècle d'astrophysique canadienne, discuteront des leçons apprises qui contribuent à la qualité actuelle de l'astronomie et de l'astrophysique au Canada, et fourniront des perspectives pour nos projets futurs.


Parmi les événements spéciaux associés à la CASCA 2018, on compte un banquet au Musée royal de la Colombie-Britannique, de renommée mondiale, une visite au DAO pour célébrer le centenaire du télescope Plaskett et une conférence publique de Bob McDonald (de la CBC, célèbre pour « Quirks and Quarks »). L'atelier des étudiants diplômés comprendra des volets scientifiques et industriels, et des ateliers éducatifs seront organisés pour les enseignants du primaire et du secondaire. Les membres de la CASCA ont déjà contribué au choix du nom de notre bière spéciale du centenaire. Vous aurez hâte de déguster la « Big DIPA » de Plaskett lors de votre séjour à Victoria !

Nous vous serions reconnaissants d'utiliser le hashtag #CASCA2018 sur vos réseaux sociaux pour attirer l'attention sur la réunion. Les personnes intéressées par les événements liés au centenaire de la DAO trouveront des informations sur la page Facebook du centenaire de la DAO .


Mise à jour du CATAC sur le télescope de trente mètres


Par Michael Balogh, président du CATAC (Cassiopée – Printemps 2018)


Le spectrographe optique à grand champ (WFOS), instrument de première lumière du TMT, devrait être un instrument performant qui plaira à un large public canadien. Sa conception s'est avérée complexe, et trois modèles différents feront l'objet d'un examen technique et financier au cours des prochaines semaines. Le CATAC s'efforce de comprendre ces modèles et de recueillir des commentaires afin de présenter des conseils qui répondent aux besoins des astronomes canadiens.

Trois projets convaincants sont actuellement à l’étude :

  1. Fibre-WFOS : un spectrographe à fibre optique capable d'atteindre une multiplicité d'environ 700 cibles avec un R de 5 000 et une couverture complète des longueurs d'onde, sur un champ de vision de 79 minutes d'arc carrées. Le défi consiste à atteindre la précision nécessaire en soustraction du ciel et en étalonnage, notamment pour les objets faibles à des longueurs d'onde vers le rouge d'environ 0,7 micron. Il n'existe pas de mode d'imagerie directe, et la résolution spectrale et l'échantillonnage angulaire de chaque fibre sont fixes. Cependant, les fibres peuvent être regroupées pour former plusieurs IFU déployables. Le débit du système peut être compromis dans le proche UV et à des longueurs d'onde supérieures à environ 0,9 micron.

  2. Slicer-WFOS : Ce spectrographe d'imagerie utilise des slicers d'image pour réduire la largeur de la fente physique et atteindre un R = 5 000, tout en conservant une couverture spectrale complète de 310 nm à 1 000 nm, mais avec une multiplicité inférieure à 33 sur un champ de vision de 25 minutes d'arc carrées. La conception théorique de cette option n'inclut pas l'imagerie, bien qu'elle puisse probablement être ajoutée. Le déploiement des modules slicers a été identifié comme un problème opérationnel complexe.

  3. Xchange-WFOS : Il s'agit d'un spectrographe imageur avec une multiplicité d'objets d'environ 100 à une résolution de R = 5 000, sur un champ de vision de 25 minutes d'arc carrées. La couverture simultanée de toute la gamme de longueurs d'onde est impossible, mais l'utilisation de plusieurs réseaux offre une certaine flexibilité pour obtenir différentes résolutions. En termes d'utilisation opérationnelle, cette conception est très similaire à celle des spectrographes multi-objets tels que GMOS. Les objets sont placés sur des fentes, à l'aide de masques conçus et découpés pour chaque champ. Xchange-WFOS dispose d'une fonction d'imagerie. Comme GMOS, il est également possible d'ajouter un mode d'emploi.

Ces trois modèles présentent des avantages considérables et constituent des concepts prometteurs ; des compromis techniques et scientifiques doivent également être pris en compte. Les risques techniques associés à chaque modèle sont actuellement évalués par un comité qui conseillera le Comité consultatif scientifique (CCS) au cours des prochaines semaines. Le CCS se réunira les 9 et 10 avril 2018 et aura probablement pour mission de recommander la mise en œuvre d'un ou plusieurs de ces trois modèles.

D'un point de vue scientifique, on pourrait considérer que la fibre WFOS est particulièrement adaptée à la « science des relevés », où de grands échantillons de cibles à forte densité dans le ciel sont collectés sur de vastes zones. En revanche, les modèles slicer et Xchange WFOS pourraient être plus adaptés à la spectroscopie diagnostique : des échantillons plus petits de spectroscopie de précision. Mais même cette description est trop réductrice.

Le CATAC a besoin de votre avis pour vous fournir des conseils appropriés. Voici quelques questions spécifiques :

  • Comment imaginez-vous (ou vos descendants immédiats !) utiliser le WFOS en 2028 ? Les tailles d'échantillon, les densités cibles et les exigences de rapport signal/bruit ou de résolution sont-elles plus faciles à atteindre avec une conception plutôt qu'une autre ? Existe-t-il des programmes scientifiques pour lesquels vous pensez que le MOS à fentes serait avantageux par rapport aux fibres ?

  • De quelle(s) résolution(s) spectrale(s) avez-vous besoin pour vos travaux scientifiques ? Si vous ne pouviez choisir qu'une seule résolution, laquelle choisiriez-vous ? Serait-il acceptable de troquer la résolution contre la couverture spectrale si la première était sélectionnable par l'utilisateur ?

  • Quelle couverture de longueur d'onde est la plus importante pour votre science ? Une couverture avec un débit maximal compris entre 0,3 et 0,4 micron, ou des longueurs d'onde supérieures à 0,9 micron, est-elle nécessaire ? Une couverture simultanée présente-t-elle un avantage, ou est-il suffisant d'utiliser plusieurs réglages ?

  • Existe-t-il un besoin scientifique d’imagerie à vision limitée (peut-être assistée par GLAO) dans les longueurs d’onde visibles et proches de l’infrarouge ?

Pour répondre à ces questions, nous organiserons une réunion publique Webex en amont de la réunion du SAC d'avril. Des documents complémentaires décrivant les trois concepts de l'instrument seront mis à disposition, dès que possible, sur notre site web dans les prochains jours. Nous espérons que vous serez nombreux à y assister et/ou à nous faire part de vos commentaires par courriel.

Par ailleurs, nous attendons la décision concernant le choix du site. Malheureusement, le permis d'implantation pour le site de l'ORM aux îles Canaries n'a pas encore été accordé. Aucun obstacle majeur ne semble s'opposer à ce permis ; il prend simplement plus de temps que prévu. À Hawaï, la situation politique continue d'évoluer favorablement à la construction du TMT. Deux recours sont encore en instance devant la Cour suprême d'Hawaï. L'un d'eux est actuellement examiné et les décisions sur les deux sont attendues plus tard cette année. La bonne nouvelle est que le projet continue d'avancer en termes de construction et de conception, avec environ 15 % de la construction des composants achevée.

Avis Colibri


De Jeremy Heyl (UBC) (Cassiopée – Printemps 2018)


Colibri : télescope canadien à rayons X à haute résolution temporelle et à haute résolution énergétique


Nous proposons de développer un concept de télescope à rayons X à haute résolution temporelle et énergétique, utilisant des capteurs à bord de transition (TES) pour les détecteurs de rayons X et l'optique collectrice afin de diriger les rayons X vers le plan focal et d'obtenir une grande surface effective dans un petit satellite. L'objectif scientifique principal de l'instrument serait d'étudier les étoiles à neutrons et les trous noirs en accrétion. Notre étude de concept fournira un chiffrage préliminaire de la mission, incluant la définition des exigences scientifiques et leur influence sur les choix de conception tels que la forme de l'optique et du plan focal, la surface effective totale, la complexité des miroirs, le choix de l'orbite, la durée de la mission et les exigences de télémétrie.

Veuillez contacter Jeremy Heyl si vous souhaitez participer à cette étude et aider à l'appel d'offres CSA prévu le 19 avril.


Rapport de Discover the Universe


Par Julie Bolduc-Duval (Cassiopée – Printemps 2018)


Discover the Universe logo (English)
Discover the Universe logo (English)

Discover the Universe continue de proposer des formations en ligne gratuites aux enseignants et aux éducateurs de tout le pays et du monde entier. Nos derniers ateliers ont réuni plusieurs enseignants d'Europe et d'Afrique.

Nos ateliers couvrent une variété de sujets comme le montrent les titres suivants :

  • Webinaire : Actualités astronomiques et aperçu 2018 (proposé en janvier 2018)

  • Atelier de 3 semaines pour les enseignants (offert en février 2018)

  • Webinaire : Mesurez la Terre avec vos élèves – Expérience d'Ératosthène (proposé en mars 2018 en collaboration avec l'initiative internationale Expérience d'Ératosthène , voir la version française ci-dessus pour la figure)

  • Webinaire : Lumière – Messager cosmique (à venir en avril)

  • Webinaire : À la recherche d'autres mondes (à venir en mai, avec le conférencier invité Dr Jason Rowe de l'Université Bishop's)

  • Atelier de 3 semaines pour les éducateurs informels (à venir en juin)

Discover the Universe logo (French)
Discover the Universe logo (French)

Visitez notre site Web pour découvrir nos ateliers et ressources gratuits.

De plus, nous travaillons actuellement sur les ateliers qui seront offerts sur place lors de la réunion de la CASCA à Victoria. Pour la première fois, deux ateliers seront proposés : un pour les enseignants du primaire le mercredi 23 mai et un pour les enseignants du secondaire le jeudi 24 mai. C’est toujours un plaisir de présenter ces ateliers et de mettre en valeur l’expertise canadienne en astronomie !

Example of a Discover the Universe webinar.
Example of a Discover the Universe webinar.

Si vous connaissez des enseignants du primaire et du secondaire qui pourraient bénéficier de nos ressources et ateliers gratuits, n'hésitez pas à leur parler du programme À la découverte de l'Univers. Nous tenons à remercier la CASCA pour son soutien constant depuis le lancement de notre programme en 2011. Le programme À la découverte de l'Univers est également offert par l'Institut Dunlap de Toronto et le Centre de recherche en astrophysique du Québec.


Rapport du LRPIC


De John Hutchings (Cassiopée – Printemps 2018)


Le LRPIC continue de se réunir régulièrement et de suivre les nouveaux développements. Certains d'entre eux sont présentés séparément dans ce numéro. Concernant le budget fédéral, nous avons noté avec intérêt l'augmentation du financement de la recherche axée sur la découverte, un élément important de notre PLR et particulièrement encourageant. Cependant, comme beaucoup, nous sommes déçus par l'absence de mention de l'ASC et de son absence de budget viable pour les sciences spatiales. Nous avons adressé une note au Conseil consultatif spatial pour l'exhorter à poursuivre ses efforts sur cette question. Nous prenons également note de l' article du Globe and Mail qui reflète bien cette situation.


La question de l’avenir de WFIRST et de la participation éventuelle du Canada reste en suspens, et nous travaillons pour veiller à ce que les meilleurs intérêts des astronomes canadiens soient servis.


Mise à jour du Maunakea Spectroscopic Explorer (MSE)


Par Patrick Hall, président du groupe de gestion MSE

(Cassiopée – Printemps 2018)

Maunakea Spectroscopic Explorer logo.
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Examen de la conception conceptuelle des systèmes réussis

Le projet Maunakea Spectroscopic Explorer a réalisé avec succès une revue de conception des systèmes en janvier 2018. Un comité d'évaluation externe présidé par Michael Strauss (Princeton) a remis un rapport qui indiquait notamment : « En résumé, ce projet est en très bonne forme et atteint un niveau de maturité approprié pour la fin de la phase de conception. Nous avons été très impressionnés par le niveau de sophistication apporté par l'équipe du projet MSE et par l'énorme travail accompli jusqu'à présent. Ce niveau de professionnalisme est de bon augure pour le projet qui entre dans sa phase de conception préliminaire. » Pour plus de détails, consultez ce lien .


Dans la phase de conception préliminaire

Afin de faire connaître la prochaine phase de conception préliminaire du MSE aux partenaires existants et potentiels, le bureau de projet a produit une brochure MSE de quatre pages et un prospectus MSE de vingt pages . Des exemplaires papier sont disponibles auprès de Mary Beth Laychak .

Un cahier de projet MSE de 100 pages, décrivant en détail le développement technique de l'observatoire MSE, est également en cours d'élaboration. Ce cahier de projet accompagne le prospectus et fournit des informations techniques sur MSE à ceux qui souhaitent en savoir plus sur les contributions potentielles en ingénierie. Le groupe de direction discute activement de la répartition des lots de travaux de la phase de conception préliminaire entre les partenaires existants et potentiels pour la période 2019-2020.


Afin de porter les opportunités MSE à l'attention de nouveaux partenaires potentiels, des réunions liées à la spectroscopie à grand champ et à la planification de l'enquête décennale américaine sont suivies par le personnel du bureau de projet, notamment Kei Szeto (chef de projet) et Alan McConnachie (scientifique du projet), ainsi que par le président du MG, Pat Hall.

En particulier, de nombreux membres de la communauté américaine présents à la conférence SnowPAC qui vient de s'achever « Big Questions, Big Surveys, Big Data: Astronomy & Cosmology in the 2020s » ont exprimé un grand intérêt pour la science que le projet MSE permettra d'ici la fin des années 2020. Six conférences sur divers aspects de l'état actuel du projet MSE ont été présentées à SnowPAC ; elles peuvent être consultées au format PDF via le bouton Contributed Talks sur le site Web de SnowPAC .

Le personnel du bureau du projet se rendra également en Chine en mai et sera fortement présent à la réunion SPIE sur les télescopes astronomiques et l'instrumentation à Austin en juin.

Alors que la phase de conception préliminaire s'accélère, Kei Szeto succède à Rick Murowinski au poste de chef de projet, ce qui lui permet de se concentrer sur les travaux d'ingénierie du bureau de projet. La collaboration MSE remercie Rick pour sa précieuse contribution lors de la phase de conception.


Composition de l'équipe scientifique pour l'enquête de référence de conception

Comme vous l'avez peut-être constaté sur l'e-mail de la CASCA, une phase majeure de développement scientifique pour la MSE aura lieu en 2018. L'équipe scientifique internationale de la MSE développera la première phase de l'enquête de référence de conception (DRS) de la MSE. Cette DRS est prévue comme une campagne d'observation de deux ans qui démontrera l'impact scientifique de la MSE dans un large éventail de domaines scientifiques et fournira un excellent ensemble de données pour la science communautaire. Elle décrira et simulera un plan d'enquête exécutable qui aborde les aspects scientifiques clés décrits dans le cas scientifique détaillé. La DRS connaîtra naturellement plusieurs itérations d'ici la première version de la MSE : cette première phase (surnommée DRS1) posera les bases de son développement futur.

Le DRS1 bénéficiera du soutien du Bureau de projet et utilisera divers outils de simulation, notamment des calculateurs de temps d'intégration, un logiciel d'affectation de fibres et un planificateur de télescopes. Une future version du DRS devrait devenir le premier programme d'observation sur MSE dès les premières lueurs de l'installation. Le DRS sera désormais utilisé par le Bureau de projet pour comprendre les conséquences scientifiques de toutes les décisions relatives à l'ingénierie et au développement opérationnel de MSE.

Pour rejoindre l'équipe scientifique, veuillez contacter vos représentants du groupe consultatif scientifique MSE, Kim Venn ou Sarah Gallagher . De plus amples informations sur le développement du DRS et les modalités de participation seront communiquées aux membres de l'équipe scientifique MSE en avril/mai 2018.


CASCA 2018

Une rencontre informelle en présentiel sur la MSE aura lieu à la CASCA, à Victoria, en mai ; les détails suivront. Au plaisir de vous y voir !

Le site web de la MSE est le suivant : mse.cfht.hawaii.edu . Pour toute question ou commentaire concernant la gouvernance de la MSE, veuillez contacter Greg Fahlman et Pat Hall , membres du comité de direction de la MSE. Pour toute question ou commentaire scientifique, veuillez contacter Sarah Gallagher et Kim Venn , membres du comité consultatif scientifique de la MSE .


Cher OMM, c'est à ton tour…


Par Sylvie Beaulieu et Olivier Hernandez (Cassiopée – Printemps 2018)


En 2018, l'Observatoire du Mont-Mégantic (OMM) célèbre son 40e anniversaire. C'est le 27 avril 1978, à 21 h 30 précises, que les premiers photons ont officiellement atteint la surface du miroir primaire de 1,6 m du télescope Ritchey-Chrétien de Mégantic. Le moment a été immortalisé par une bouteille magnum « Cordon Rouge », toujours exposée au Pavillon des astronomes. C'est probablement avec émotion que les pionniers de l'astrophysique au Québec – professeurs des Universités de Montréal et de Laval, ainsi que le personnel technique et l'ingénieur astronomique – ont pu contempler le résultat de leurs travaux à travers l'oculaire du télescope.

Au cours des 40 dernières années, l'OMM est devenu bien plus qu'un simple télescope. Géré conjointement par l'Université de Montréal et l'Université Laval, il est principalement axé sur la recherche fondamentale en astrophysique. Il constitue également une infrastructure regroupant les laboratoires d'astrophysique expérimentale des deux universités, ainsi que le télescope situé au sommet du mont Mégantic, dans la réserve de ciel étoilé établie en Estrie en 2007, la première du genre au monde en milieu urbain.

Observatoire du Mont-Mégantic as photographed by Remi Boucher.
Observatoire du Mont-Mégantic as photographed by Remi Boucher.

Outre ses missions de recherche et de conception d'instruments, l'OMM a également une vocation éducative. Il accueille de nombreux étudiants aux cycles supérieurs et forme du personnel hautement qualifié dans les secteurs de la recherche industrielle, universitaire et gouvernementale, ainsi que des enseignants et des spécialistes en communication. Enfin, l'OMM est également très impliqué dans des initiatives d'éducation et de vulgarisation scientifique. Avec l'ASTROLab du parc national du Mont-Mégantic, il attire chaque année plus de 20 000 visiteurs dans cette région du Québec. Les retombées économiques (secteur des loisirs et du tourisme, entre autres) sont estimées à plusieurs millions de dollars chaque année. Au cours des 40 dernières années, Mégantic a accueilli près d'un million de visiteurs.


L'équipe de l'OMM se consacre spécifiquement à la valorisation du télescope et à la conception d'instruments astronomiques de pointe pour son propre télescope, mais aussi pour les grands observatoires nationaux et internationaux, terrestres et spatiaux. Ces projets sont menés en étroite collaboration avec des entreprises de haute technologie situées au Québec (ABB Bomem, INO, nüvü Camēras…) et au Canada (COM DEV), l'Agence spatiale canadienne, le Conseil national de recherches du Canada, des universités canadiennes et divers partenaires internationaux, tels que la NASA, l'Agence spatiale européenne et plusieurs établissements universitaires aux États-Unis et en Europe. Les chercheurs de l'OMM mènent d'importants projets de recherche fondamentale et instrumentale à l'échelle internationale. Parmi les exemples, on peut citer la première photographie d'un système planétaire extrasolaire en 2008, une avancée scientifique majeure issue du développement d'instruments mené à l'OMM. Le développement de l'astronomie infrarouge, dont l'OMM a été le pionnier, a également largement contribué à la participation canadienne au projet de télescope spatial James Webb.

Il serait impossible de citer tous les hommes et toutes les femmes qui ont rendu possible le succès de l'OMM. À vous tous, votre compétence, votre expertise, vos recherches, votre dévouement et votre passion pour l'OMM ont été et restent inestimables, et l'OMM vous en sera éternellement reconnaissant. Il convient également de mentionner les nombreux passionnés d'astronomie qui ont littéralement sauvé l'OMM de la disparition en 2012 en exprimant leur mécontentement face à sa fermeture forcée faute de financement. Il est clair que l'astronomie occupe une place particulière dans le cœur de la population. Grâce à ce soutien, entre autres, l'OMM peut poursuivre sa mission d'enseignement, de formation, de communication et de recherche.

Au cours des prochaines semaines, la liste des activités du 40e anniversaire – conférences, expositions, visites, etc. – sera disponible sur le site Internet de l'OMM .

Tout le monde, levons notre verre et chantons « Mon cher OMM, c'est à ton tour, de te laisser parler d'amour !

Mise à jour du réseau de kilomètres carrés (SKA)


Par Bryan Gaensler, directeur scientifique canadien du SKA

(Cassiopée – Printemps 2018)


Pour plus d'informations sur le SKA, abonnez-vous à la liste de diffusion canadienne du SKA en envoyant un e-mail vide à all+subscribe@skacanada.groups.io et visitez le site Web canadien du SKA .


Mise à jour internationale du SKA

Le Canada est l'un des dix pays membres de l'organisation SKA et est représenté au conseil d'administration par Greg Fahlman (NRC) et Bryan Gaensler (Université de Toronto). Le conseil d'administration du SKA s'est réuni pour la dernière fois en octobre 2017 par visioconférence, puis en novembre 2017 à Bologne. Le comité exécutif du conseil d'administration du SKA (dont Bryan Gaensler est membre) se réunit mensuellement.

Parmi les résultats notables de ces réunions, on peut citer :

  • Nomination du Dr Catherine Cesarky (ancienne directrice générale de l'ESO) comme nouvelle présidente du conseil d'administration du SKA.

  • Évaluation du « référentiel de déploiement » pour SKA1, qui correspond aux télescopes actuellement livrables avec un financement de 674 millions d'euros (euros de 2016). Le conseil d'administration du SKA s'est déclaré confiant quant à la capacité du référentiel de déploiement actuel à fournir des capacités scientifiques transformatrices. De plus, le rétablissement des capacités manquantes, jusqu'au rétablissement complet du référentiel de conception, est prévu, pendant ou après la phase de construction, si des fonds supplémentaires sont disponibles. Un suivi continu des coûts sera assuré dans le cadre des activités régulières du bureau du SKA. Le conseil d'administration compte désormais sur la communauté scientifique, et en particulier sur le Comité consultatif scientifique et technique (CCS) du SKA, pour examiner régulièrement le référentiel de déploiement et confirmer sa capacité à fournir des données scientifiques transformatrices. La professeure Kristine Spekkens, du Collège militaire royal du Canada, est membre du CCS.

  • Examen de la prochaine série d’examens critiques de conception (CDR) et des clôtures ultérieures des CDR, qui auront lieu d’avril 2018 à mars 2019.

  • Rapports sur l'activité des sites en Afrique du Sud et en Australie. En Afrique du Sud, une étape importante a été franchie avec l'acquisition finale des terres dans le cœur de SKA, dans le Karoo. Le projet MeerKAT est en bonne voie pour disposer d'un réseau de 64 antennes prêt à démarrer un vaste projet de relevés scientifiques début avril 2018. En Australie, l'accord patrimonial avec les propriétaires traditionnels Wajarri Yamatji, qui permettra la réalisation de relevés fonciers et d'activités à faible impact, devrait être signé prochainement. La centrale solaire/batterie de l'observatoire de radioastronomie de Murchison est désormais opérationnelle.

  • Discussion sur la planification des centres de traitement scientifique et des archives scientifiques du SKA.

  • L'émission d'une « demande d'informations » (RfI) non contraignante, distribuée aux parties intéressées à participer à l'approvisionnement de SKA.

  • Planification de la transition de l'organisation SKA vers une organisation intergouvernementale (OIG), notamment la création d'un comité de surveillance de la transition, chargé de coordonner les activités de transition entre le conseil d'administration et le groupe de travail préparatoire à la Convention (CPTF). Le CPTF sera officiellement créé après la signature de la Convention relative à l'observatoire du réseau de kilomètres carrés et représentera les intérêts de l'OIG jusqu'à la constitution du conseil de l'observatoire SKA. La signature de la Convention est actuellement prévue pour septembre 2018.

  • Discussion sur les plans de construction du SKA1.

  • Mises à jour en cours en provenance de France, d'Allemagne, du Portugal, du Japon, de Corée, d'Espagne et de Suisse sur leurs activités liées au SKA et sur leur intérêt potentiel à participer au projet SKA.

  • Discussion avec la NRAO sur la relation entre le SKA et la planification des futures installations de radioastronomie américaines.

  • Approbation d’un code d’éthique et d’une politique de dénonciation du SKA.

  • Discussion en cours sur les finances, les rapports d'ingénierie, le développement commercial, les communications, la gouvernance, les opérations et la construction du nouveau siège social de SKA à Jodrell Bank.

Les prochaines réunions du conseil d'administration du SKA auront lieu en avril 2018 (Suède), juillet 2018 (Afrique du Sud) et novembre 2018 (Royaume-Uni). Les réunions des membres du SKA (c'est-à-dire les organismes de financement ; Greg Fahlman représente actuellement le NRC) auront lieu immédiatement avant chacune de ces réunions.

Pour plus d'informations sur les activités internationales du SKA, consultez la dernière newsletter du SKA et le bulletin bimestriel de l'organisation du SKA .


Initiative canadienne pour la radioastronomie

La Fondation canadienne pour l'innovation a accordé 9,4 millions de dollars (incluant les contributions provinciales et autres) au projet « Déverrouiller le ciel radio grâce à l'astronomie de relevés de nouvelle génération », dirigé par Bryan Gaensler. Ce financement a mené à la création de l'Initiative canadienne pour l'analyse des données de radioastronomie (CIRADA), un programme visant à développer les outils et l'infrastructure nécessaires au soutien d'un centre de données SKA canadien, avec des applications directes au VLA, à CHIME et à ASKAP. Le personnel technique de la CIRADA est déjà en cours de nomination, et le projet débutera officiellement en avril 2018.


SKA Science et engagement scientifique

La réunion « Radioastronomie canadienne : étudier le présent et façonner l’avenir » a eu lieu à Montréal en septembre 2017. Voir ici pour des copies des présentations de la réunion, et ici pour un résumé de la réunion publié dans Nature Astronomy.

Les astronomes canadiens continuent de participer à presque tous les groupes de travail scientifiques du SKA. Les groupes de travail sur les phénomènes transitoires, les pulsars, la Voie lactée et le berceau de la vie sont tous présidés par des Canadiens (respectivement Michael Rupen, Ingrid Stairs, Erik Rosolowsky et Doug Johnstone). Un déjeuner du SKA aura lieu le 24 mai 2018 lors de la réunion annuelle de la CASCA à Victoria. La prochaine réunion scientifique générale et l'atelier sur les projets scientifiques clés du SKA auront lieu au nouveau siège du SKA à Jodrell Bank du 3 au 7 septembre 2018.


Le réseau Murchison Widefield Array (MWA), précurseur du SKA-Low, constitue une installation scientifique performante à part entière (voir MWA pour plus de détails). La phase 2 du MWA, qui améliore considérablement la sensibilité du réseau, est désormais opérationnelle. Le Canada, par l'intermédiaire de l'Université de Toronto, est membre à part entière du projet MWA et siège à son conseil d'administration. Les astronomes canadiens souhaitant rejoindre le consortium MWA et accéder ainsi aux données, aux outils logiciels et aux collaborations scientifiques du MWA sont invités à contacter Bryan Gaensler .

Le projet SKA gère 11 groupes de travail scientifiques internationaux et 2 groupes de réflexion . L'adhésion à ces groupes est ouverte à tous les astronomes qualifiés. Si vous souhaitez rejoindre l'un de ces groupes, veuillez contacter Bryan Gaensler .


Conseil consultatif de l'ACURA sur le SKA

L'Association universitaire canadienne de recherche en astronomie (ACURA) coordonne les activités et les discussions sur le SKA par l'intermédiaire du Conseil consultatif de l'ACURA sur le SKA (AACS) ; voir ici pour la liste des membres de l'AACS. L'AACS se réunit plusieurs fois par an, sa prochaine réunion ayant lieu le 26 avril 2018. Pour plus d'informations ou pour proposer des points à l'ordre du jour de l'AACS, veuillez contacter son président, Bryan Gaensler .


Développement technologique SKA

Le NRC Herzberg continue d'être un acteur majeur dans les efforts de pré-construction du SKA, principalement grâce au leadership du NRC au sein du consortium Central Signal Processing et de son entrepreneur MDA, ainsi qu'à la participation du NRC aux travaux de conception de DISH et de Telescope Manager.

Une nouvelle architecture de tranches de fréquence a également été développée pour le corrélateur/formateur de faisceaux moyenne fréquence (MID.CBF). Celle-ci a été officiellement acceptée comme référence pour le MID.CBF et a permis de réaliser des économies de 20 millions d'euros. La conception globale du CSP est hautement évolutive, avec un plan de modernisation technologique et d'ajout de fonctionnalités améliorées au cours des 5 à 10 premières années d'exploitation. Les documents de conception détaillés ont été soumis pour examen, et les préparatifs de la revue critique de conception du CSP sont en cours. Les cinq sous-éléments du programme CSP font actuellement l'objet de revues critiques de conception, et la revue des éléments pour l'ensemble du programme CSP aura lieu en juin 2018. Les discussions ont approuvé les plans pour l'après-CDR, notamment un plan de transition, puis la construction.

Un mot de votre éditeur


Par Joanne Rosvick (Cassiopée – Printemps 2018)

Bonjour à tous ! Je ne m'inclus généralement pas dans les articles, mais j'ai pensé le faire cette fois-ci. Je tiens à remercier Bob Abraham pour son excellent travail en tant que président de la CASCA. Les retards dans la publication du rapport du président étaient généralement dus au fait qu'il était occupé à rédiger des rapports pour plusieurs autres organisations de notre communauté astronomique. Merci Bob ! (Les articles n'étaient pas si tardifs que ça.)


J'aimerais également souhaiter la bienvenue à Rob Thacker en tant que nouveau président, et j'attends avec impatience de recevoir son premier rapport pour le numéro du solstice d'été de Cassiopeia.


Accueillir!

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