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Bulletin Cassiopée – Équinoxe de printemps 2021

Date : 21 mars 2021


Dans ce numéro :


Message du président

ALMA, une question importante

Le point sur la mission de la Constellation BRITE

Astronomie canadienne, racisme et environnement : 2e partie

Le point sur CASTOR

Le point sur le télescope de trente mètres du CATAC

Initiative canadienne pour l’analyse des données de radioastronomie (CIRADA)

Rapport du ngVLA

Rapport du SKA

Rédactrice en chef : Joanne Rosvick

Cassiopée est la newsletter trimestrielle de la CASCA, publiée aux solstices et équinoxes (21 mars, 21 juin, 21 septembre et 21 décembre) ou à proximité de ces dates.


Pour soumettre une contribution, veuillez envoyer un courriel à cassiopeia.editors@gmail.com. Toutes les contributions doivent être reçues avant la date limite (généralement deux semaines avant la publication) pour être publiées dans le prochain numéro. J'accepte les documents texte brut et Word. Veuillez noter que la mise en forme de votre document ne sera pas conservée. Veuillez joindre les images à votre courriel, sans les incorporer dans le texte. Veuillez indiquer les URL entre parenthèses à côté du mot ou de la phrase que vous souhaitez utiliser comme ancre de lien.

Message du président


Par Sara Ellison (présidente de la CASCA) (Cassiopée – Printemps 2021)


Joyeux 50e anniversaire à la CASCA ! 2021 est une année spéciale pour la CASCA, car nous célébrons notre demi-siècle d'existence. Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur l'histoire de la Société, un bref résumé des antécédents de la fondation de la CASCA et de ses premières années est disponible ici.


L'AGA est l'occasion idéale (virtuelle) de célébrer notre 50e anniversaire, et plusieurs groupes et comités de la CASCA organisent des activités commémoratives. Gordon Walker (l'un des membres fondateurs de la CASCA) prononcera une conférence lors du banquet de l'AGA pour évoquer les 50 ans de la CASCA et de l'astronomie canadienne. Les organisateurs de l'AGA invitent également tous les membres fondateurs (dont beaucoup sont toujours membres – voir ici pour la liste complète) à soumettre des vidéos de souvenirs, partageant leurs souvenirs et leurs perspectives de ces premières années. Pour les membres fondateurs qui ne sont malheureusement plus parmi nous, le Comité du patrimoine (présidé par Elizabeth Griffin) compilera de courtes biographies à la mémoire de nos collègues fondateurs. Outre cette réflexion sur le passé, nous souhaitons également nous projeter dans le prochain demi-siècle. Le Comité des étudiants diplômés (présidé par Carter Rhea) invitera les étudiants diplômés et les postdoctorants actuels à réaliser des vidéos prospectives, imaginant à quoi ressemblera l'astronomie canadienne lors de notre 100e anniversaire en 2071. Les points saillants de ces projections seront également partagés lors du banquet de l'AGA. Enfin, comme vous l'aurez constaté grâce à l'e-mail de la CASCA, un concours est actuellement ouvert pour soumettre un arrière-plan Zoom sur le thème de l'anniversaire, qui pourra être utilisé lors de notre réunion virtuelle de mai. Les candidatures doivent être soumises avant le 20 avril et peuvent être téléchargées ici.


Les célébrations de l'anniversaire ne sont qu'un aspect de notre AGA, qui aura lieu dans moins de 50 jours (du 10 au 14 mai). Dennis Crabtree et son équipe travaillent d'arrache-pied aux préparatifs d'une réunion stimulante et diversifiée, alliant science, socialisation et priorités sociétales, et promettant d'être une conférence unique en son genre ! La liste des conférenciers invités est presque complète et sera probablement publiée sur le site web de CASCA2021 au moment où vous lirez ces lignes. Parmi les points forts des conférenciers, citons une conférence publique donnée par Andrea Ghez, lauréate du prix Nobel, et une séance de sensibilisation à la culture autochtone animée par Bob Joseph (auteur de « 21 choses que vous ne saviez pas sur la Loi sur les Indiens », dont un exemplaire sera remis gratuitement à tous les participants). La date limite de soumission des résumés est maintenant passée et 147 résumés ont été reçus pour des contributions orales dans les catégories scientifique, OEP et EDI/Durabilité. La date limite pour les demandes d'aide aux personnes à charge a été prolongée jusqu'au 15 avril. Bien que la date limite d'inscription générale soit prolongée jusqu'au 3 mai, le comité organisateur encourage les personnes à s'inscrire tôt à la conférence, car certaines informations seront envoyées uniquement aux participants inscrits via la plateforme Whova.


Sur le plan du lobbying et de la mobilisation, la Coalition pour l'astronomie canadienne a été très active au cours du dernier trimestre. Il est urgent de s'engager à adhérer au SKA et à le financer (voir l'article de Kristine Spekkens au nom de l'AACS dans ce bulletin pour plus d'informations sur le SKA). Depuis l'entrée en vigueur de l'Observatoire SKA, une organisation intergouvernementale fondée sur un traité, en février, l'absence d'engagement formel du Canada (par l'adhésion et le financement) signifie que notre statut au sein du projet a été réduit à celui d'« observateur », sans aucun moyen d'apporter notre contribution scientifique, technique ou de gouvernance. De plus, si nous n'adhérons pas au SKAO d'ici juillet 2021, nous perdrons probablement le contrat de corrélateur, très convoité et précieux, provisoirement attribué au Canada. Dans ce contexte, nos efforts de sensibilisation politique et administrative se sont concentrés sur l'adhésion au SKA et son financement pendant une grande partie du quatrième trimestre 2020 et du premier trimestre 2021, en particulier auprès des ministres et des ministères des Finances et de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie.


Un engagement envers le SKA pourrait être inscrit dans le budget fédéral lui-même. À l'heure actuelle, aucune date n'a été fixée pour le budget 2021, et le Premier ministre a récemment annoncé qu'il ne serait pas présenté en mars ou début avril. Si tel est le cas, et compte tenu du calendrier de la Chambre des communes, la prochaine occasion la plus proche est la semaine du 12 avril, mais cela pourrait être encore plus tard, car le Premier ministre a déclaré le 12 mars que la date du budget serait annoncée « dans les prochaines semaines ». Quoi qu'il en soit, en supposant que ce soit dans les quatre à six semaines commençant le 12 avril, le budget pourrait ouvrir la voie à des élections fin mai ou juin. Si tous les partis laissent entendre qu'ils ne souhaitent pas d'élections, tous se préparent également : les nominations de candidats s'accélèrent, le personnel de campagne commence à être nommé et l'élaboration des plateformes est en cours. Indépendamment du calendrier du budget et d'éventuelles élections en 2021, les messages adressés aux décideurs ont insisté sur le fait que tous les partenaires du SKA, à l'exception du Canada, se sont désormais engagés, formellement ou officieusement, dans le projet et que tout manquement du Canada à cet engagement d'ici juillet compromettrait fortement notre retour sur investissement.


La publication de notre Plan à long terme 2020-2030 est venue à point nommé dans nos efforts de mobilisation et constitue un outil précieux pour orienter notre stratégie coordonnée pour la prochaine décennie. Comme vous le savez, le texte de base du Plan à long terme 2020 est disponible sur le site web de la CASCA depuis décembre 2020. La version complète, mise en page et graphisme inclus, devrait être disponible en version électronique d'ici quelques semaines. Un message sera publié sur l'Exploser de la CASCA pour informer nos membres de sa disponibilité. Des exemplaires imprimés sont attendus environ un mois après la version électronique. La Coalition organisera alors un publipostage massif auprès des ministres, députés, sénateurs et intervenants ministériels ciblés, accompagné d'une lettre de présentation de la Coalition pour l'astronomie canadienne, soulignant les principales opportunités de projets du PLT, tels que SKA et CASTOR.


Outre le besoin urgent de financement pour SKA, la mission CASTOR a également grandement besoin de notre engagement. Les 9 à 12 prochains mois sont cruciaux, car le projet vise à obtenir l'approbation du gouvernement début 2022 et à assurer le leadership canadien dans la mission. L'étude du Programme de développement des technologies spatiales (PDTS) débutera ce mois-ci ou le mois prochain, et l'appel à projets pour une étude de phase 0 est prévu pour l'été. De plus amples détails sont disponibles dans la mise à jour de CASTOR dans le bulletin actuel, et une séance publique dédiée aura lieu dans le cadre de l'assemblée générale annuelle (13 mai). Les étudiants et les postdoctorants sont particulièrement encouragés à s'impliquer dans ces efforts, car CASTOR promet d'être un fleuron de l'astronomie spatiale canadienne au cours de la prochaine décennie, avec des opportunités dans les domaines de l'astronomie, de l'aéronautique, du développement de logiciels, de la conception et de la fabrication de matériel. T4 2020 et T1 2021, avec un accent particulier sur les ministres et les ministères des Finances et de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie.

Thèmes ALMA


Par Gerald Schieven (Cassiopée – Printemps 2021)


Appel à propositions du cycle 8 2021



Les propositions sont désormais sollicitées pour le cycle 8 2021 et doivent être soumises avant le 21 avril 2021. Consultez le portail scientifique de l'ALMA pour en savoir plus sur l'ensemble des fonctionnalités offertes lors de ce cycle.


Le cycle 8 2021 bénéficiera de deux modifications au processus d'évaluation des propositions :


  • Évaluation par les pairs distribuée – Afin d'impliquer davantage la communauté dans le processus d'évaluation, l'appel à propositions principal de l'ALMA sera évalué selon un processus d'évaluation par les pairs distribuée. Des instructions détaillées, une motivation et une foire aux questions sont disponibles sur le portail scientifique de l'ALMA.

  • Immédiatement, connectez-vous au portail scientifique de l'ALMA et mettez à jour votre profil, vos données démographiques et vos domaines d'expertise dès aujourd'hui ! Pour vous assurer que des propositions correspondant à votre domaine d'expertise vous seront attribuées, vous devrez mettre à jour cette partie de la page des données démographiques avant la date limite de soumission des propositions du cycle 8 2021. (REMARQUE : vous ne pouvez plus simplement cliquer sur un onglet ; vous devez parcourir les onglets en cliquant sur le bouton « Suivant ». Pour toute question ou tout problème, veuillez contacter le service d’assistance de l’ALMA.)

  • Évaluation anonyme double – Afin de réduire les biais dans le processus d’évaluation des propositions, des justifications scientifiques doivent être préparées afin de ne pas révéler les noms des chercheurs principaux, des co-chercheurs principaux ou de tout membre de l’équipe de proposition. L’appel à propositions principal contiendra des recommandations et des suggestions sur la manière d’anonymiser correctement votre proposition.


Sessions de formation ALMA du 22 mars au 2 avril


Si vous débutez avec ALMA ou souhaitez simplement vous familiariser avec les possibilités offertes par ALMA pour faire progresser vos recherches scientifiques, le Centre scientifique nord-américain ALMA (NAASC) et les ambassadeurs ALMA organisent une série de webinaires et de sessions pratiques en ligne sur la préparation de propositions ALMA, du 22 mars au 2 avril 2021. L'objectif de ces événements est de fournir aux utilisateurs les connaissances nécessaires pour mener des recherches scientifiques de pointe grâce aux installations ALMA. Nous souhaitons particulièrement toucher de nouveaux utilisateurs ; aucune expérience en radioastronomie n'est donc requise pour participer !


Ces conférences ALMA sont animées par des postdoctorants expérimentés dans le cadre du programme des ambassadeurs ALMA. L'inscription est gratuite et chaque conférence sera donnée plusieurs fois afin de s'adapter aux contraintes d'emploi du temps de la communauté. Le programme des événements et les liens d'inscription sont disponibles en ligne.


Les utilisateurs novices sont également invités à consulter l'ALMA Primer, une introduction à l'observation avec ALMA. Ce document de 40 pages est téléchargeable ici.


Le programme des Ambassadeurs ALMA est ouvert aux chercheurs postdoctoraux travaillant aux États-Unis et au Canada qui souhaitent approfondir leur expertise ALMA/interférométrie et la partager avec leurs institutions d'origine en organisant des ateliers de préparation de propositions ALMA et en agissant comme experts ALMA locaux. Le programme offre une formation et une bourse de recherche. Les candidatures pour le programme des Ambassadeurs sont généralement ouvertes au début de l'été. Pour plus d'informations, cliquez ici.


Retour à l'état des opérations


Un peu plus d'un an après la fermeture due à la pandémie, ALMA devrait reprendre ses activités scientifiques limitées ce mois-ci (mars). Dans un premier temps, les activités scientifiques seront limitées. Au moins quarante des soixante-six antennes seront disponibles. Comme pour les activités habituelles, les projets de la file d'attente d'observation du cycle 7 seront exécutés s'ils sont adaptés à l'observation avec le nombre d'antennes disponibles. Le délai d'exécution sera allongé pour tenir compte de la sensibilité réduite du nombre réduit d'antennes afin d'atteindre la sensibilité requise par le chercheur principal. Des observations tests seront également réalisées pour évaluer les capacités des cycles futurs.


Parallèlement aux activités scientifiques, ALMA continue de restaurer les antennes afin de permettre un fonctionnement normal. Toutes les activités de l'observatoire sont menées conformément à un ensemble complet de protocoles de sécurité visant à gérer le risque posé par le virus. Comme toujours, la santé et la sécurité de tout le personnel d'ALMA sont notre priorité absolue. Pour obtenir les informations les plus récentes, veuillez consulter le portail scientifique d'ALMA.


Étude de développement de la plateforme scientifique ARCADE


Nous sommes heureux d'annoncer l'achèvement de l'étude de développement du cycle 7 d'ALMA, ARCADE : Réduction des données ALMA dans l'environnement CANFAR. Combinée à une contribution en nature du Conseil national de recherches du Canada (CNRC), cette étude a permis de financer une équipe interdisciplinaire d'astronomes et de développeurs du CNRC et de l'Université McMaster. Cette équipe a été chargée de construire un prototype de plateforme scientifique permettant la réduction des données ALMA, de tester en profondeur la convivialité et la fiabilité du système, et de déterminer les étapes nécessaires pour proposer une telle plateforme au grand public.


La plateforme scientifique ARCADE offre un environnement informatique stable et interactif permettant aux utilisateurs de traiter et d'analyser les données ALMA. ARCADE est entièrement basé sur un logiciel libre et conçu pour être évolutif afin de répondre aux besoins de stockage et de traitement de l'utilisateur. Le logiciel est robuste, facile à maintenir et portable sur une gamme d'infrastructures infonuagiques et de systèmes de stockage. ARCADE est également entièrement intégré aux progiciels à valeur ajoutée ALMA existants, CARTA et ADMIT.


Bien qu'elle ne soit pas encore prête pour la production, ARCADE a déjà fourni de précieux enseignements sur les solutions techniques, scientifiques et logistiques nécessaires à une telle plateforme. Le rapport d'étude final est disponible sur le site web de la NRAO.

Mise à jour de la mission de la constellation BRITE


Par Catherine Lovekin (au nom de l'équipe canadienne BRITE) (Cassiopée – Printemps 2021)


BRITE-Constellation est une mission internationale d'astronomie spatiale composée d'une flotte de nanosatellites de 20 x 20 x 20 cm dédiés à la photométrie optique de précision des étoiles brillantes en deux couleurs photométriques. La mission se poursuit en pleine activité scientifique, avec 38 jeux de données accessibles au public dans les archives publiques de BRITE. Depuis avril 2020, toutes les données sont rendues publiques dès que la décorrélation est terminée, sans période de propriété.


La mission BRITE est le fruit d'une collaboration entre des astronomes et des scientifiques spatiaux canadiens, autrichiens et polonais. Les partenaires canadiens représentent l'Université de Toronto, l'Université de Montréal, l'Université Mount Allison et le Collège militaire royal du Canada. La mission a été construite et les satellites canadiens exploités par le Laboratoire de vol spatial de l'Institut d'études aérospatiales de l'Université de Toronto (UTIAS-SFL). L'Agence spatiale canadienne a financé la construction des satellites canadiens et continue d'en soutenir les opérations quotidiennes.


Operations


La Constellation comprend cinq satellites BRITE, qui travaillent ensemble pour obtenir des courbes de lumière continues à long terme (environ 6 mois) bien échantillonnées, dans les bandes rouge et bleue, sur divers champs célestes.


Au moment de la mise sous presse de ce numéro de Cassiopeia, les missions des nanosats BRITE étaient les suivantes :


  • BRITE Toronto (Canada) : Ce satellite observe avec un filtre rouge. Il observe actuellement le champ Orion-Taurus pour la troisième fois.

  • BRITE Lem (Pologne) : Lem observe avec un filtre bleu, mais est actuellement inactif en raison de problèmes de stabilité non résolus.

  • BRITE Heweliusz (Pologne) : Heweliusz observe avec un filtre rouge. Il observe actuellement le champ Orion-Taurus.

  • BRITE Austria (Autriche) : BRITE Austria observe avec un filtre rouge. Il observe actuellement Orion, revisitant le champ pour la septième fois.

  • UniBRITE (Autriche) : Actuellement hors service.


Le programme d'observation de la constellation BRITE est actuellement prévu jusqu'à fin 2021. Les détails du plan d'observation seront disponibles sur la page Wiki de photométrie BRITE.


Résultats scientifiques récents


Français Les auteurs utilisent la photométrie BRITE continue et la spectroscopie optique STELLA pour étudier 12 cibles dans la constellation Auriga. La courbe de lumière rouge de Capella s'est avérée constante sur 176 jours avec une moyenne quadratique de 1 mmag, mais la courbe de lumière bleue a montré une période de 10,1 ± 0,6 j, que les auteurs interprètent comme la période de rotation de la composante G0. À partir de STELLA, nous avons obtenu une solution orbitale améliorée basée sur 9600 spectres des 12,9 années précédentes. Nous déduisons des masses précises à ≈0,3 %, mais 1 % plus petites que celles publiées précédemment. La courbe de lumière BRITE de la supergéante F0 ɛ Aur suggère 152 j comme période de pulsation principale, tandis que les vitesses radiales de STELLA révèlent une période claire de 68 j. L'entrée d'une éclipse du système binaire ζ Aur a été couverte par BRITE et un moment précis pour son début d'éclipse a été dérivé. Français Une période possible de 70 j correspond aux pulsations non radiales induites par les marées proposées pour cette supergéante ellipsoïdale K4. η Aur est identifiée comme une étoile B à pulsations lentes (SPB) avec une période principale de 1,29 j et est parmi les étoiles SPB les plus brillantes découvertes à ce jour. La période de rotation de l'étoile magnétique Ap θ Aur est détectée par photométrie et spectroscopie avec une période de 3,6189 j et 3,6177 j, respectivement, probablement la même aux erreurs près. Les vitesses radiales de cette étoile montrent une forme non sinusoïdale frappante avec une grande amplitude de 7 km s-1. Les périodes de rotation photométrique sont également confirmées pour l'étoile magnétique Ap IQ Aur de 2,463 j et pour l'étoile de type solaire κ1 Cet de 9,065 j, ainsi que pour la géante B7 HgMn β Tau de 2,74 j. Des solutions orbitales révisées sont dérivées pour la binaire à éclipses SB2 β Aur, qui remplace l'orbite initiale datant de 1948 pour la binaire à éclipses SB1 ɛ Aur de 27 ans, et pour la binaire RS CVn V711 Tau, pour laquelle une solution orbitale corrigée ponctuellement a été obtenue. Les deux étoiles ν Aur et ι Aur se révèlent être des variables RV et de luminosité à long terme et de faible amplitude, mais des éléments orbitaux provisoires basés sur une période de 20 ans et une excentricité de 0,7 n'ont pu être extraits que pour ν Aur. Les variations de ι Aur sont dues à des oscillations d'une période d'environ 4 ans.


Conférences, ressources et médias sociaux


Conférences


L’équipe BRITE ne prévoit pas d’organiser de conférences cette année.


Ressources

Les archives publiques de données BRITE, basées à Varsovie, en Pologne, au Centre astronomique Nicolas Copernic, sont accessibles ici.


Le wiki de la mission (comprenant des informations sur les missions passées, actuelles et futures) est accessible ici.


La Constellation BRITE est présente sur Facebook à l'adresse @briteconstellation.


L'équipe scientifique consultative internationale BRITE


L'équipe scientifique consultative internationale BRITE (BIAST), composée de chercheurs principaux scientifiques, d'autorités techniques, d'astronomes amateurs et de passionnés de la mission, conseille le directeur de mission sur les aspects scientifiques et de sensibilisation de la mission. Si vous souhaitez rejoindre BIAST, contactez Konstanze Zwintz, présidente de BEST.

L'astronomie canadienne, le racisme et l'environnement – ​​Partie 2


Par Martine et Pamela Freeman, avec la contribution du Comité de développement durable de la CASCA (Comité de développement durable de la CASCA, Comité d'équité et d'inclusion de la CASCA) (Cassiopée – Printemps 2021)


Le Comité de développement durable de la CASCA est un groupe d'astronomes préoccupés par la contribution de notre discipline aux dommages environnementaux. Cet article est le deuxième d'une série de deux articles publiés dans la revue Cassiopeia, qui vise à sensibiliser la communauté astronomique aux liens entre origine ethnique et environnement. Il s'inscrit également dans le cadre des efforts de notre comité pour mettre en avant des perspectives souvent négligées par les groupes environnementaux à prédominance blanche.


Partie 2 : Activités astronomiques à la maison et à l'étranger


Dans notre article précédent (1), nous avons résumé les preuves croissantes démontrant que les répercussions des changements climatiques auront un impact disproportionné sur les personnes de couleur et les populations autochtones, tant à l'échelle mondiale qu'au Canada. Les astronomes sont confrontés aux émissions excessives de carbone associées à l'astronomie professionnelle (2,3), ainsi qu'aux manifestations de racisme systémique dans notre discipline (4,5). Ces inégalités doivent être reconnues et des pratiques durables doivent être proposées, centrées sur l'équité raciale (et autres formes d'équité). Dans cet article, nous examinons brièvement comment l'histoire de l'astronomie occidentale a conduit au racisme systémique et aux pratiques eurocentristes dans ce domaine aujourd'hui. Nous abordons ensuite la manière dont les impacts environnementaux de notre discipline s'inscrivent dans des tendances mondiales plus larges, puis nous analysons l'impact environnemental et culturel combiné des observatoires situés en territoire autochtone. Nous proposons des lignes directrices générales pour nous diriger vers un avenir plus équitable et durable.


Une grande partie de l’astronomie moderne au Canada a été rendue possible par le colonialisme de peuplement (la formation d’un système de gouvernance par l’invasion d’étrangers dans le but d’assimiler ou d’effacer les peuples autochtones, 6). Parmi les exemples les plus anciens, on compte les observations célèbres lors des expéditions européennes dans les Caraïbes (7) ainsi que le rôle important joué par l’astronomie dans l’édification du Canada grâce aux mandats gouvernementaux de chronométrage et de cartographie (8,9). Comme c’est le cas pour la plupart des institutions canadiennes aujourd’hui, une grande partie de nos ressources astronomiques — comme les observatoires (10,11), les bâtiments universitaires (12,13) ​​et les fonds (14,15) — ont été facilitées par la colonisation. Les bénéfices de ces ressources ont principalement profité aux Européens et aux Eurodescendants. Dans le milieu universitaire actuel, la participation des astronomes au cadre colonial de peuplement se reflète dans la grave sous-représentation des professeurs noirs et autochtones, ainsi que dans l’exclusion et la dévalorisation des connaissances autochtones et non occidentales au sein des cercles universitaires (16). Le racisme systémique dans l’astronomie professionnelle est, en partie, un héritage des liens historiques et continus de notre profession avec le colonialisme.


Comme par le passé, l'astronomie subit aujourd'hui les dommages environnementaux, particulièrement préjudiciables aux Autochtones, aux Noirs et aux autres personnes de couleur. Bien que notre discipline ne soit pas au même niveau que les auteurs les plus flagrants de racisme environnemental (par exemple, l'industrie pétrolière et les usines chimiques), nos impacts sont non négligeables et nous avons la responsabilité de faire mieux. Nos émissions par habitant, provenant uniquement du travail, principalement du transport aérien, sont généralement bien supérieures aux émissions totales du travailleur moyen (2,3). En tant qu'institution à prédominance blanche, l'astronomie canadienne s'inscrit donc dans une tendance nord-américaine où les personnes blanches produisent un pourcentage de pollution beaucoup plus élevé que les personnes de couleur, tandis qu'un pourcentage plus élevé de personnes non blanches subissent les effets de cette pollution sur la santé (17). Nos émissions contribuent également à une tendance mondiale où le Sud global subit le poids d'une crise climatique principalement perpétrée par le Nord global (voir la partie 1 et les liens qui y figurent). De plus, bon nombre de nos observatoires sont situés sur des terres autochtones non cédées ou contestées, tant au Canada qu'à l'étranger, où ils ont un impact sur l'environnement local et contribuent à la crise climatique mondiale. Au Canada, l'Observatoire fédéral de radioastrophysique (OFRA), y compris l'Expérience canadienne de cartographie de l'intensité de l'hydrogène (CHIME), est situé sur les terres non cédées des Syilx/Okanagan (18) et des Nlaka'pamux (19). De plus, l'Observatoire radio algonquin (ORA) se trouve sur les terres non cédées du peuple Omàwinini (Algonquin), qui font partie de la plus importante revendication territoriale négociée en Ontario aujourd'hui (20,21).


De tous les observatoires affiliés au Canada, celui de Maunakea, sur l'île d'Hawaï, est l'exemple le plus médiatisé où se croisent les préoccupations environnementales et culturelles. Les opinions des Kānaka Maoli (autochtones hawaïens) sur le présent et l'avenir des observatoires du Maunakea (par exemple, le TMT) sont diverses, allant d'un soutien marqué à une forte opposition (22), avec des arguments variés (voir 23 pour un aperçu des enjeux présenté par les autochtones hawaïens). Cependant, une préoccupation souvent citée par les kia'i (protecteurs) est la dégradation environnementale de la montagne, considérée comme sacrée par de nombreuses personnes (23, 24, 25). De nombreux Hawaïens citent le concept d'aloha ‘āina lorsqu'ils parlent du Maunakea, qui se traduit par « amour de la terre » et décrit une relation profonde avec la nature (26, 27). Certains opposants au TMT s'inquiètent des impacts sur l'eau, de la destruction d'espèces rares sur la montagne et des déversements dangereux (26, 28). Bien que les plans de gestion de la montagne tentent d'atténuer ces impacts (29), ces inquiétudes découlent des dommages antérieurs causés par la présence de l'astronomie sur la montagne (23, 28). L'astronomie canadienne bénéficie également de la présence d'autres observatoires en territoire autochtone, tant au pays qu'à l'étranger. En général, l'activité accrue sur ces territoires (vols d'observation, transport fréquent par camion, déversements occasionnels de déchets, etc.) et la consommation d'électricité des télescopes contribuent à une empreinte environnementale élevée (30, 31, 32). Les impacts environnementaux s'ajoutent aux répercussions sur la culture, la santé et le bien-être des communautés autochtones (32, 33, 34).


Nous encourageons les lecteurs à réfléchir aux mesures qui permettront à notre discipline de progresser vers un avenir équitable et durable. Le Comité de durabilité travaille en partenariat avec le Comité d'équité et d'inclusion afin de répondre à certaines des préoccupations soulevées dans cet article. Bien que nous (les auteurs) ne disposions pas de l'expertise nécessaire pour formuler des recommandations directes concernant les télescopes, nous suggérons que les observatoires existants évaluent régulièrement leur impact environnemental en partenariat avec les représentants autochtones locaux et, ce faisant, privilégient les méthodes autochtones. Les recommandations formulées par les autochtones concernant la consultation des télescopes (par exemple, 23 et 35) devraient être suivies lors de l'examen de nouvelles installations et de la remise en question des installations existantes ; les améliorations environnementales ne peuvent être un simple pansement pour des observatoires établis de manière contraire à l'éthique. Des progrès sont possibles : l'ALMA, par exemple, propose des programmes permettant aux scientifiques d'apprendre, d'enseigner et de contribuer à la préservation de la culture de la communauté locale de Likan Antai (10). Parallèlement, les récents développements réalisés dans divers observatoires de l'ESO (30 et 36) et de Gemini (37) ont permis de réduire les impacts environnementaux.


Au-delà des télescopes, nous encourageons les lecteurs à considérer l'intersection entre durabilité et équité dans des sujets tels que les conférences, l'observation, les ressources informatiques, les espaces universitaires et la corrélation perçue entre succès et voyages (voir 38 pour plus de détails). En tant que domaine, les mesures que nous prenons pour réduire notre empreinte carbone devraient également privilégier l'équité raciale (et autres formes d'équité). Durabilité et équité doivent aller de pair : la durabilité peut contribuer à combler les écarts croissants de pouvoir et de richesse dans le monde, tandis que des approches équitables sont nécessaires à la réussite des efforts de durabilité.


Références


1. https://casca.ca/?p=145802. https://www.nature.com/articles/s41550-020-1202-43. https://arxiv.org/pdf/1912.05834.pdf4. https://astrobites.org/2020/06/12/blackinastro-black-representation-in-astro-physics-and-the-impact-of-discrimination/5. https://www.particlesforjustice.org/6. https://www.oxfordbibliographies.com/view/document/obo-9780190221911/obo-9780190221911-0029.xml7. https://arxiv.org/pdf/2001.00674.pdf8. http://articles.adsabs.harvard.edu//full/1938JRASC..32..381H/0000384.000.html9. https://astro-canada.ca/index-eng10. https://astrobites.org/2019/09/10/astronomical-observatories-and-indigenous-communities-in-chile/11. https://astrobites.org/2019/08/02/maunakea-western-astronomy-and-hawaii/12. https://uwaterloo.ca/arts/about-territorial-acknowledgement#Haldimand13. https://www.mcgilldaily.com/2018/09/mcgill-a-colonial-institution/14. https://www.dunlap.utoronto.ca/about/history/15. https://en.wikipedia.org/wiki/Hollinger_Mines16. https://arxiv.org/pdf/1910.02976.pdf17. https://www.sciencedaily.com/releases/2019/03/190311152735.htm18. https://www.syilx.org/about-us/19. https://native-land.ca/20. https://www.ontario.ca/page/algonquin-land-claim21. https://www.tanakiwin.com/our-treaty-negotiations/overview-of-treaty-negotiations/22. http://envisionmaunakea.org/wp-content/uploads/2018/03/Electronic-2018-03-23-March-Date-Report-of-the-Hui-Hoolohe.pdf23. https://arxiv.org/pdf/2001.00970.pdf24. https://guides.westoahu.hawaii.edu/c.php?g=977248&p=706578925. https://sacredmaunakea.wordpress.com/2015/04/25/speech-lanakila-mangauil-on-the-tmt-from-the-hawaii-independent-4252015/26. https://www.civilbeat.org/connections/solution-to-tmt-conflict-aloha-aina/27. https://www.vox.com/identities/2019/7/24/20706930/mauna-kea-hawaii28. https://www.civilbeat.org/2015/04/does-the-thirty-meter-telescope-pose-environmental-risks/#:~:text=Another%20concern%20is%20the%20telescope’s,an%20endangered%20species%20until%202011.29. http://www.malamamaunakea.org/uploads/management/plans/CMP_2009.PDF30. https://www.eso.org/public/blog/environmental-footprint/31. https://www.nature.com/articles/s41550-020-1190-432. https://doi.org/10.6084/m9.figshare.11522208.v133. http://www.afn.ca/honoring-earth/34. https://journals.sagepub.com/doi/full/10.1177/175797591983126235. https://arxiv.org/abs/1910.0366536. https://www.eso.org/public/about-eso/green/37. https://www.gemini.edu/node/1242038. https://arxiv.org/abs/1910.01272


About the authors: Martine and Pamela are both white settlers on Turtle Island (North America). Martine is a graduate student at the University of Toronto, on the traditional lands of the Huron-Wendat, the Seneca, and the Mississaugas of the Credit River. Pamela is a graduate student at the University of Calgary located on the traditional lands of the Blackfoot Confederacy, the Stoney Nakoda, and the Tsuut’ina First Nation, and the homeland of the Métis Nation of Alberta, Region 3. We acknowledge our settler and white privileges and will continue learning and working towards greater equity in astronomy.

Update on CASTOR


By Patrick Côté, John Hutchings (NRC Herzberg Astronomy & Astrophysics Research Centre)(Cassiopeia – Spring 2021)


CASTOR continues to move forward to fulfil its ranking as the top LRP2020 priority for space astronomy. The following steps have been taken in the past quarter.


  1. The substantial technical (STDP) contract is in final stages of being signed, and is expected to kick off officially by early April. The work will advance vital mission technology and retire risks in a) advancing the opto-mechanical design for the 1m off-axis wide-field telescope; b) designing and testing the large focal plane array concept with flight-like detectors; c) lab-testing the proposed fast-steering mirror for fine guiding; d) incorporating and adding detectors to the multi-slit spectrograph in design in India; and e) developing the concept for bright-star precision photometry of exoplanet transits. The work will be in close partnership with the Indian and JPL teams.

  2. Formal discussions are now under way between CSA and ISRO on a joint mission. The agreed concept is that of CASTOR, and an initial proposed split of the hardware and operation responsibilities has been agreed, subject to more detailed discussions. Along with the anticipated detector involvement by JPL, this will form the basis of a Canada-led proposal for funding from the government. ISRO will work in close step in a proposed schedule that will see CASTOR launched in late 2027.

  3. Plans are evolving for involving the Universities via ACURA, consultation with the government via the Coalition, and outreach activities within the CASTOR science team. CASTOR will have a town-hall event (on Thursday May 13) at the upcoming virtual CASCA Annual Meeting. Talks have been given by CASTOR team members at meetings in UK and India.

  4. CSA is on track to approve and begin a phase 0 study in parallel with the technical contract work, to refine costs and detail moving into a funded phase A-E sequence to take CASTOR to launch and operation.


This year will be an important one in defining the partnership and pitching the mission to government. With its wide range of science capability, it will be a major facility for the astronomy community, and those interested in joining in are encouraged. In particular, there exist numerous opportunities for student participation; for more information, students are encouraged to attend the CASCA town hall session and/or the CaTS (Canadian Telescope Seminar) talk in June, which will be dedicated to CASTOR.


More information on the mission may be found here.

CATAC Update on the Thirty Meter Telescope


By Michael Balogh (CATAC Chair)(Cassiopeia – Spring 2021)


In our last article we provided some detail and references on the state of the TMT project, the informal NSF outreach process, US ELTP activity, and other relevant processes and discussions happening on Hawaii around land use and the issue of consent. These activities continue. As detailed in that report, the next major milestone will be the release of the US Astro2020 recommendations, in mid-2021. A top ranking in this report is essential for NSF engagement (expected to be at the level of at least 25%) and the viability of the project. Should the NSF accept the ELTP proposal, NSF will conduct an in-depth Preliminary Design Review, likely in late 2021. Acceptance will also trigger a federal Environmental Impact Statement that will take about three years to complete. In the meantime we have only a few updates:


  • Following the retirement of Gary Sanders, Fengchuan Liu has been appointed Acting Project Manager. Fengchuan has been the Deputy Project Manager at TMT since 2015; prior to that he was a Project Manager at NASA’s Jet Propulsion Laboratories (JPL). He brings a lot of experience and talent to this role and is already having a positive impact.

  • At the end of 2020, the independent evaluation of the Maunakea Comprehensive Management Plan (CMP) was released. You can access the full report here. The report was prepared for the Department of Land and Natural Resources by Ku`iwalu and includes both a self-assessment by the Office of Maunakea Management (OMKM) and a public assessment based on input to the review process. This evaluation found that the OMKM has made significant progress in several areas, and in particular is, in many regards, “effectively managing the activities and uses on Mauna Kea to better protect the natural and cultural resources''. However, they also found that OMKM has not effectively implemented the CMP in three major areas: timely adoption of administrative rules; consultation with members of the Native Hawaiian community on matters related to cultural and resources issues; and engagement with the community on education and outreach efforts. On February 4, House Speaker Scott Saiki announced that he would like to see a new management structure of Mauna Kea to replace UH. UH issued a strong response, defending their commitment to improving stewardship of Maunakea. On March 4, the Hawaii State House of Representatives passed two resolutions to form a working group which will develop recommendations for the future governance of Maunakea. We expect more key developments regarding management of these lands as the year progresses.

  • The Caltech Submillimeter Observatory recently became the first telescope on Mauna Kea to submit its site decommissioning plan for approval. The draft was approved by OMKM, and the aim is for deconstruction and site restoration work to begin in summer 2022.


Finally, we remind you that the next TMT Science forum will take place June 26-29, 2022 at UBC in Vancouver.


CATAC membership:

Michael Balogh (University of Waterloo), Chair, mbalogh@uwaterloo.ca

Bob Abraham (University of Toronto; TIO SAC)

Stefi Baum (University of Manitoba)

Laura Ferrarese (NRC)

David Lafrenière (Université de Montréal)

Harvey Richer (UBC)

Kristine Spekkens (Royal Military College of Canada)

Luc Simard (Director General of NRC-HAA, non-voting, ex-officio)

Don Brooks (Executive Director of ACURA, non-voting, ex-officio)

Sara Ellison (CASCA President, non-voting, ex-officio)

Kim Venn (TIO Governing Board, non-voting, ex-officio)

Stan Metchev (TIO SAC, non-voting, ex-officio)

Tim Davidge (TIO SAC Canadian co-chair; NRC, observer)

Greg Fahlman (NRC, observer)

Canadian Initiative for Radio Astronomy Data Analysis (CIRADA)


From Bryan Gaensler (CIRADA director)(Cassiopeia – Spring 2021)


The Canadian Initiative for Radio Astronomy Data Analysis (CIRADA) is producing science-ready public data products for large surveys being conducted with three telescopes: the Very Large Array (VLA), the Australian Square Kilometer Array Pathfinder (ASKAP), and the Canadian Hydrogen Intensity Mapping Experiment (CHIME). These products (e.g., images, cubes, time series spectra, catalogues, databases, alerts, pipeline algorithms, and software tools) utilize Canadian Advanced Network for Astronomical Research (CANFAR) services and will be searchable and usable by professional astronomers and the general public, through the Canadian Astronomy Data Centre (CADC). CIRADA also serves as a pilot project for Canada’s planned Square Kilometre Array Regional Centre (SKA).


Currently our services include:


  1. A “Quicklook Catalogue” of 1.7 million radio sources from the first epoch of the VLA Sky Survey (VLASS)

  2. An Image Cutout Provider that allows astronomers to quickly visualize data from multiple surveys (VLASS Quicklook, GLEAM, FIRST, NVSS, WISE, PanSTARRS, SDSS I-II) at a given position in the sky and to download the data for further analysis

  3. The RM-Tools software package for radio polarimetry analysis, including 1D and 3D RM synthesis, RM-clean and QU fitting on polarized radio spectra


By the end of 2021 we will be making many more software and data products available through the CIRADA portal, including PINK, a self-organizing map (SOM) that can be used (i) to produce catalogues of double and multiple radio sources, (ii) to classify radio sources as either complex or simple sources, (iii) to find source orientations, and (iv) as an annotation tool. We will be using PINK to extend the existing VLASS Quicklook component catalogue, to produce a new VLASS single epoch catalogue, and to contribute toward source catalogues for the EMU continuum survey on ASKAP. In addition to the SOM, we will be releasing “Hydra”, a comparison and analysis tool that can be used to compare multiple source-finding algorithms on radio continuum data, and the initial catalogue produced by the VLASS Quicklook Transient Marshal. Users of our science-ready data products will be able to leverage the Cube Analysis and Rendering Tool for Astronomy (CARTA) for viewing images data and tabular catalogues directly through our portal.

ngVLA Update


By Erik Rosolowsky (U Alberta), Joan Wrobel (NRAO)(Cassiopeia – Spring 2021)


Did you miss the live ngVLA Town Hall in December? If so, we invite you to access the online recording of the presentations and the question-and-answer session here). The event drew 154 participants from 17 countries. The ngVLA Project recognizes and appreciates the community’s continued interest.


The ngVLA Project thanks the presenters and attendees who made January’s AAS Special Session on “New Views of Galaxy Formation and Evolution” such a success. The six oral presentations were viewed by 160+ attendees and the 20 iPoster presentations motivated healthy Slack-channel dialogs. These presentations are available online.


The 4th proposal call for the ngVLA Community Studies Program closed in January. After external and internal review, seven scientific or technical studies were approved on topics spanning imaging transiting exoplanets to SETI to microarcsecond astrometry. The Program is a funding opportunity for the community to further develop the ngVLA’s most compelling science and technical questions.


Proposals for the final design and prototype of the ngVLA 18m antenna were submitted by vendors in December. The ngVLA Project has selected the winning proposal. A formal announcement is imminent.


The ngVLA Project and NRAO will sponsor May’s virtual CASCA2021, and look forward to this opportunity to interact with the Canadian community.


Recent hires by the ngVLA Project include Dr. Eric Jimenez-Andrade, who will start in August as a Research Associate; Mr. Joseph Carilli, who started in January as a Geographic Information Systems Technician; and Mr. Thomas Kusel, who started in October as a System Engineer


All online content referenced above and more is available here.

Square Kilometer Array (SKA) Update


By Kristine Spekkens (Canadian SKA Science Director) and the AACS(Cassiopeia – Spring 2021)

There have been exciting developments in the SKA in recent months, and the project proceeds apace despite the challenges imposed by the pandemic across partner countries. LRP2020 has reaffirmed the SKA as a top priority for the Canadian astronomical community for the next decade, recommending participation in SKA1 construction and operations, in its network of regional data centres, and in the project’s governance. Up-to-date information regarding Canada and SKA science, technology, industry and societal impacts are available on the SKA Canada website.


The publication of the SKA1 Construction Proposal – describing the scientific goals, the baseline SKA1 design, and the broader societal impacts of the project – and the SKA1 Observatory Establishment and Delivery Plan – describing the first 10 years of Observatory operations, business support, global staffing and technology development – are the culmination of the decade-long SKA design phase. The SKA Observatory, the intergovernmental organisation (IGO) that will build and operate SKA1, was launched in February 2021 following the ratification of the Treaty Convention by Australia, Italy, the Netherlands, Portugal, South Africa and the United Kingdom. Canada and other design-phase participants that have not yet joined the IGO as well as potential future partners have been designated Observers of the IGO Council. In this role we are witness to Council proceedings but unable to provide direct input into the project.


Canada’s future participation in the SKA requires committing to SKA1 construction and operations. Canada’s provisional allocation of the SKA1-Mid correlator construction package, one of the largest and more desirable across the project, may be jeopardized if a commitment is not made before construction starts. The IGO is expected to secure sufficient funding from other partner countries to initiate the SKA1 construction phase at its July 2021 Council meeting. There is therefore an urgent need for Canada to commit to the IGO by July 2021 to guarantee return on investment, and NRC has prepared the requisite documentation for the government to consider a participation in the project. Raising awareness about the SKA within government and universities is an important part of the process, and work in this regard is well underway (see President’s Message in this issue) by the Coalition for Canadian Astronomy. CASCA members interested in engaging in this process or who have questions about the project are encouraged to get in touch (contact@skatelescope.ca).


As SKA1 construction ramps up, a large number of scientists, engineers, software designers, and support and administrative personnel will be hired, in the UK as well as in the host countries (South Africa and Australia). Those interested should keep an eye on this website, which includes a “job alert” tool to set up personalized emails filtered by field of expertise, location, duration and employment type (permanent, contract, secondment, etc.). Watch this space for opportunities throughout 2021.


For more information and updates on Canada and the SKA:


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