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Bulletin Cassiopée – Solstice d'hiver 2020

Date : 22 décembre 2020


Dans ce numéro :

Message du président

Questions ALMA

Atelier AstroComm 2021 Workshop Première annonce – Première annonce

Mise à jour de la mission de la constellation BRITE

Nouvelles du bureau canadien Gemini

Mise à jour sur CASTOR

Mise à jour du CATAC sur le télescope de trente mètres

Mise à jour de l'Agence spatiale canadienne (ASC)

Actualités du télescope DAO

Faits saillants des étudiants diplômés

Nouvelles du JCMT et opportunité d'observation canadienne

Mise à jour ngVLA

Plan à long terme 2020

Mise à jour du LSST Canada

Mise à jour SKA

Mise à jour SPICA


Rédactrice en chef : Joanne Rosvick


Cassiopée est la newsletter trimestrielle de la CASCA, publiée aux solstices et aux équinoxes (21 mars, 21 juin, 21 septembre et 21 décembre).


Pour soumettre une contribution, veuillez envoyer un courriel à cassiopeia.editors@gmail.com. Toutes les contributions doivent être reçues au moins une semaine à l'avance pour être publiées dans la prochaine édition. J'accepte les documents texte brut et Word. Veuillez noter que la mise en forme de votre document ne sera pas conservée. Veuillez joindre les images à votre courriel, sans les incorporer dans le texte. Veuillez indiquer les URL entre parenthèses à côté du mot ou de l'expression que vous souhaitez utiliser comme ancre de lien.

Message du président


Par Sara Ellison (présidente de la CASCA) (Cassiopeia – Hiver 2020)


Le Plan à Long Terme est disponible ! Ce rapport final est le fruit de deux années d'efforts au sein de notre communauté pour examiner l'état de nos activités et ambitions professionnelles, tant d'un point de vue scientifique que sociétal. Des centaines de personnes ont contribué de diverses manières à la création de ce produit final, en co-rédigeant des livres blancs, en participant à des assemblées publiques et à des séances dédiées aux assemblées générales annuelles, et en fournissant des commentaires au comité tout au long du processus. Nous adressons donc un large message de gratitude à toute la communauté pour son engagement et sa collaboration. En tant que Société, nous tenons à remercier chaleureusement le comité du Plan à Long Terme pour l'immense travail qu'il a accompli en menant ce processus : Pauline Barmby, Matt Dobbs, Bryan Gaensler, Jeremy Heyl, Natasha Ivanova, David Lafreniere, Brenda Matthews et Alice Shapley. La version française du Plan à Long Terme, ainsi que la version typographique avec illustrations et graphisme complets et les versions papier, sont attendues au début de l'année prochaine.


Comme évoqué dans mon dernier message présidentiel, le prochain défi du processus LRP réside dans sa mise en œuvre. Le Conseil d'administration (avec la contribution du LRPIC actuel et des coprésidents du LRP) a défini la stratégie pour cette étape. La supervision et le suivi des installations existantes et futures resteront du ressort des comités CASCA actuels : le Comité d'astronomie terrestre (GAC, actuellement présidé par Stefi Baum) et le Comité mixte d'astronomie spatiale (JCSA, actuellement présidé par Locke Spencer). Afin de mettre en œuvre les vastes recommandations communautaires du LRP, la CASCA créera un nouveau comité, le Comité de mise en œuvre des recommandations communautaires du LRP (LCRIC), dont le portefeuille englobera les aspects sociétaux du plan, notamment l'équité, les questions autochtones, la sensibilisation et la durabilité. Le LCRIC s'efforcera d'élaborer un plan de mise en œuvre concret à partir des recommandations du LRP, en collaboration avec les comités CASCA existants et en créant de nouveaux groupes de travail si nécessaire pour concrétiser ces recommandations au cours de la prochaine décennie. Nous commençons tout juste les premières étapes de la création de ce nouveau LCRIC, mais je suis ravi d'annoncer que Christine Wilson (Université McMaster) a accepté d'en être la première présidente. Compte tenu de ses attributions, le nouveau LCRIC, en partenariat avec le GAC et le JCSA, remplacera l'ancien LRPIC. Je remercie John Hutchings et son équipe pour leur sagesse et leurs efforts inlassables au cours de ces nombreuses années.


Les principales grandes installations (non financées) du PLT sont le SKA et CASTOR. Comme je l'ai mentionné dans mon message de septembre, le SKA atteint un point critique, l'OIG devant reprendre le projet sous peu. L'obtention de l'adhésion et du financement du Canada a été au cœur des préoccupations de la CASCA ces derniers mois. J'ai travaillé en étroite collaboration avec Kristine Spekkens (directrice scientifique du SKA canadien) et Gilles Joncas (président de l'AACS) pour préparer le terrain aux activités de lobbying de la Coalition. Ces activités sont maintenant bien avancées, avec une première réunion positive avec des représentants d'ISDE, et d'autres sont en cours de planification. En collaboration avec l'ACURA, l'AACS a également mobilisé ses réseaux universitaires, plusieurs séances d'information des VPR ayant déjà été réalisées à travers le pays. Je vous encourage à consulter la page web du SKA canadien , qui propose une mine d'informations sur le projet, ses ambitions scientifiques, ses liens avec l'industrie et ses impacts sociétaux. Je vous renvoie notamment à un résumé pratique de 4 pages du projet dans le contexte canadien, au cas où vous auriez l’occasion de discuter du projet dans vos réseaux plus larges.


Avec un lancement prévu pour la fin des années 2020, la planification du télescope spatial CASTOR progresse également de manière significative. Un rapport plus complet est présenté par Pat Côté dans cette édition, mais l'appel d'offres pour l'étude technique (APET) tant attendu de l'ASC a été publié (et, au moment où vous lisez ces lignes, clôturé), ce qui représente une étape importante dans le processus préparatoire. CASTOR est l'une des sept « technologies prioritaires » de cet appel, et l'étude CASTOR comprend cinq lots de travaux distincts. L'ASC a également commencé à élaborer un plan de développement de mission pour CASTOR : un résumé des échéanciers, des exigences budgétaires, des jalons et des mesures à prendre qui jalonnent la voie vers le lancement plus tard dans la décennie. CASTOR représente un élément véritablement unique et passionnant du portefeuille astronomique du Canada. Le potentiel d'un télescope spatial optique UV dirigé par le Canada apportera non seulement des résultats scientifiques formidables, mais mettra également en valeur et soutiendra notre expertise nationale dans plusieurs domaines technologiques. Il suscitera également un enthousiasme et une fierté considérables au sein du grand public, inspirant la prochaine génération de scientifiques et d'ingénieurs en herbe.


Du côté de l'infrastructure numérique, la Nouvelle organisation de l'infrastructure de recherche numérique (NOIRN) se prépare à remplacer Calcul Canada. Contrairement à Calcul Canada, la NOIRN est financée directement par ISDE, et la CASCA en est membre associé (tout comme le CCDA). La NOIRN a tenu sa première assemblée générale annuelle à la fin septembre, au cours de laquelle le premier Conseil des chercheurs (CR) a été annoncé. Erik Rosolowsky (Université de l'Alberta) était l'un des quelque 20 membres nommés au nouveau CR. Malgré ce succès, il incombe à notre communauté élargie de dialoguer avec la NOIRN et de communiquer nos besoins. Notamment, l'astronomie représente environ 5 % des utilisateurs de Calcul Canada, mais utilise environ 20 % de ses ressources. Notre succès en tant que domaine repose donc essentiellement sur une IRN efficace et appropriée. La NOIRN a décrit plusieurs étapes de son processus de consultation initial sur l'évaluation des besoins au sein de la communauté élargie. Plusieurs livres blancs sont en cours de préparation au sein de notre communauté astronomique en réponse à la première étape de cet appel. Une enquête auprès des utilisateurs est également prévue dans un avenir proche – veuillez prendre le temps de répondre à cette enquête lorsqu’elle vous parviendra !


Les préparatifs de l'AGA 2021 de la CASCA (du 10 au 14 mai) battent leur plein. Depuis la fondation de la CASCA en 1971, ce sera notre 50e anniversaire ! Le SOC et l'OOC ont élaboré un programme scientifique et social passionnant pour la CASCA 2021. Suite à la publication du PLT et aux vastes enjeux qu'il a abordés, le SOC a choisi un thème en phase avec les objectifs du PLT 2020 : « L'astronomie canadienne : passer à la vitesse supérieure ». Le SOC a sélectionné une liste de conférenciers invités, et les invitations auront été envoyées au moment où vous lirez ces lignes. Les comités organisateurs ont réussi un coup de maître en engageant la professeure Andrea Ghez, récemment lauréate du prix Nobel, pour présenter la conférence publique Helen Sawyer Hogg. Deux autres événements en soirée sont prévus. Une soirée de jeux sera organisée avec le populaire jeu « Among Us », et le banquet de la CASCA sera consacré à « CASCA a du talent », une occasion pour les membres de la CASCA de démontrer leurs compétences non liées à l'astronomie. L'OOC travaille également à intégrer les interactions sociales quotidiennes ; ce ne sera pas tout à fait comme se retrouver ensemble à Penticton, mais il semble que ce sera tout de même très amusant ! Restez à l'écoute l' année prochaine pour plus de détails et pour vous inscrire.

Questions ALMA


De Gerald Schieven (ALMA) (Cassiopée – Hiver 2020)


État de retour aux opérations



L'ALMA est fermé depuis le 18 mars 2020 en raison de la COVID-19. L'observatoire était fermé, toutes les antennes et tous les récepteurs étant hors tension, seul le maser de synchronisation principal restant alimenté par des batteries solaires et un générateur de secours. Une équipe de gardiens est restée sur place pour inspecter le site et assurer la sécurité. Les employés de Santiago étaient en télétravail.

Les bureaux de Santiago ont ouvert pour un maximum de 10 personnes essentielles le 28 septembre et avec une occupation limitée (max. 25) le 9 novembre. Une évaluation pour une occupation jusqu'à 50 personnes était prévue pour le 11 décembre.


Au Centre de soutien aux opérations (CSO), les préparatifs de réoccupation ont débuté le 1er octobre. Le premier générateur électrique a été redémarré le 6 octobre, après 199 jours d'inactivité. Le 21 octobre, un personnel restreint a réintégré la Residencia pour effectuer le nettoyage, ouvrir le centre de données, démarrer les services de cafétéria et rétablir les services publics (électricité, eau, traitement des eaux). La première réoccupation par le personnel a eu lieu fin octobre. Les travaux progressent bien et le moral du personnel reste élevé.

La première phase du retour prévu sur le site d'altitude (le site d'exploitation du réseau ou AOS) a débuté le 10 décembre. L'état des équipements critiques, hormis le maser, était inconnu au moment de la rédaction de ce rapport. L'objectif de la phase suivante est de récupérer suffisamment d'antennes (10 à 15) pour permettre le démarrage des opérations scientifiques et une vérification de base du système. Des risques techniques importants subsistent, notamment la mise sous tension du corrélateur, de l'oscillateur local central, des infrastructures telles que l'électricité et l'eau, ainsi qu'un retard dans la maintenance.


Si tout se passe bien, la majeure partie de la récupération sera achevée d'ici fin janvier. ALMA entrera alors dans sa période d'arrêt de maintenance habituelle de février (les conditions météorologiques sont trop mauvaises pour permettre des observations significatives en février), et les activités scientifiques de PI pourraient reprendre début mars 2021, après une interruption de près d'un an. Les observations du cycle 7 reprendront ensuite jusqu'à fin septembre 2021, le cycle 8 débutant le 1er octobre.


Appel à propositions du cycle 8

L'observatoire ALMA devrait publier mi-décembre son annonce préliminaire du cycle 8, qui comprendra les dates clés de l'appel à propositions (AP) du cycle 8, ainsi qu'une liste des nouvelles fonctionnalités proposées, notamment la polarisation mono-champ avec l'ACA, les balayages spectraux en réseau de 7 m, l'imagerie VLBI de cibles faibles et d'autres nouveaux modes d'observation. L'AP est prévu pour mi-mars 2021, la date limite de soumission des propositions étant fixée à mi-avril.


Adhésion à l'ASAC

Depuis plusieurs années, Christine Wilson (Université McMaster) représente le Canada au Conseil consultatif scientifique de l'ALMA (ASAC). Composé d'éminents scientifiques d'Amérique du Nord, d'Europe, d'Asie de l'Est et du Chili, l'ASAC fournit des conseils scientifiques au conseil d'administration de l'ALMA sur le fonctionnement scientifique du projet ALMA, en tant que représentants de la communauté astronomique au sens large. À la fin de l'année, Christine prendra sa retraite de l'ASAC. Erik Rosolowsky (Université de l'Alberta) la remplacera au conseil. Nous tenons à remercier Christine pour ses longs services à titre de représentante des scientifiques canadiens au sein de l'ASAC et lui souhaitons bonne chance.

Atelier AstroComm 2021 : Première annonce


par Nathalie Ouellette (Université de Montréal) (Cassiopée – Hiver 2020)


Les compétences en communication sont un atout majeur pour les astronomes. Nous devons les utiliser pour partager nos recherches avec nos pairs, défendre nos travaux scientifiques, obtenir des financements auprès d'organismes et nouer des liens avec le public et la prochaine génération de scientifiques.


Dans cet esprit, le Centre de recherche en astrophysique du Québec (CRAQ) prévoit organiser un atelier virtuel interactif en anglais sur la communication scientifique, AstroComm 2021 .


Date : 16 juin 2021 Heure : 13h00 à 17h00 (heure de l'Est) Lieu : En ligne Ouvert à tous les astronomes intéressés, des étudiants de premier cycle aux professeurs Inscription gratuite


L'atelier sera animé par Nathalie Ouellette (Université de Montréal), Julie Bolduc-Duval (Découvrir l'Univers) et d'autres instructeurs qui seront annoncés ultérieurement.


Cette première annonce vise à évaluer l'intérêt de la communauté astronomique canadienne pour cet atelier. Voici quelques sujets qui pourraient y être abordés :


  • prise de parole en public pour divers publics

  • rédaction scientifique

  • création de contenu visuel

  • entretiens avec les médias

  • réseaux sociaux

  • communication inclusive

  • activités pratiques pour les jeunes

  • … et plus encore !


Les participants devront soumettre un document de communication scientifique (article, vidéo, diaporama, etc.) avant l'atelier, afin d'aider les formateurs à mieux cibler le contenu de la formation. Il n'est pas nécessaire que les documents soumis aient été créés pour l'atelier ; ils peuvent provenir d'activités de communication scientifique antérieures.


Si vous êtes intéressé par cette activité, nous vous invitons à .


Vos réponses nous permettront d'adapter l'atelier aux besoins de la communauté. Une annonce plus détaillée sera envoyée à la liste de diffusion de la CASCA début 2021. Pour plus d'informations, consultez astrocomm-2021-workshop . Pour toute question, veuillez contacter Nathalie Ouellette .

Mise à jour de la mission de la constellation BRITE


Par Catherine Lovekin (chercheuse privée canadienne pour BRITE) (Cassiopeia – Hiver 2020)


BRITE-Constellation est une mission internationale d'astronomie spatiale composée d'une flotte de nanosatellites de 20 x 20 x 20 cm dédiés à la photométrie optique de précision des étoiles brillantes en deux couleurs photométriques. La mission se poursuit en pleine activité scientifique, avec 45 jeux de données accessibles au public dans les archives publiques BRITE . Depuis avril 2020, toutes les données sont rendues publiques dès que la décorrélation est terminée, sans période de propriété.


La mission BRITE est une collaboration entre des astronomes et des scientifiques spatiaux canadiens, autrichiens et polonais. Les partenaires canadiens représentent l'Université de Toronto, l'Université de Montréal, l'Université Mount Allison, le Collège militaire royal du Canada, l'Université de la Colombie-Britannique et l'Université Bishop's. La mission a été construite et les satellites canadiens exploités par le Laboratoire de vol spatial de l'Institut d'études aérospatiales de l'Université de Toronto (UTIAS-SFL). L'Agence spatiale canadienne a financé la construction des satellites canadiens et continue d'en soutenir les opérations quotidiennes.


Opérations


La Constellation comprend cinq satellites BRITE, qui fonctionnent ensemble pour obtenir des courbes de lumière continues à long terme (~ 6 mois) bien échantillonnées dans les bandes rouges et bleues à travers une variété de champs célestes.

Au moment où ce numéro de Cassiopeia était mis sous presse, les missions des nanosats BRITE étaient les suivantes :


  • BRITE Toronto (Canada) : Ce satellite observe avec un filtre rouge. Il observe actuellement le champ Orion/Taurus III, qu'il revisite pour la troisième fois.

  • BRITE Lem (Pologne) : Lem observe avec un filtre bleu, mais est actuellement inactif en raison de problèmes de stabilité non résolus.

  • BRITE Heweliusz (Pologne) : Heweliusz observe avec un filtre rouge. Il observe actuellement le champ Vela/Pictorus V.

  • BRITE Austria (Autriche) : BRITE Austria observe avec un filtre bleu. Il observe actuellement le champ Orion VII.

  • UniBRITE (Autriche) : Actuellement hors service.


Le programme d'observation de la constellation BRITE est actuellement prévu jusqu'en novembre 2021. Les détails du plan d'observation sont disponibles sur la page Wiki de photométrie BRITE .


Résultats scientifiques récents


Cette étude examine les propriétés pulsationnelles et du champ magnétique de β Cas, ainsi que les paramètres fondamentaux apparents et les abondances chimiques de l'étoile.

À partir de séries temporelles photométriques obtenues lors de trois missions spatiales différentes (BRITE-Constellation, SMEI et TESS), nous effectuons une analyse fréquentielle et étudions la stabilité des amplitudes de pulsation sur quatre années d'observations. Nous étudions la présence d'un champ magnétique et ses propriétés à l'aide d'observations spectropolarimétriques réalisées avec l'instrument Narval, en appliquant les techniques de déconvolution des moindres carrés et d'imagerie Zeeman-Doppler.

L'étoile β Cas ne présente que trois fréquences indépendantes en mode p, jusqu'à quelques ppm ; sa fréquence d'amplitude la plus élevée serait un mode n = 3, ℓ = 2, m = 0. La structure de son champ magnétique est assez complexe et presque certainement d'origine dynamo. L'atmosphère de β Cas est légèrement déficiente en éléments du pic de fer et légèrement surabondante en C, O et éléments plus lourds.


Contrairement à la plupart des étoiles δ Scuti, nous ne pouvons détecter que trois modes de pulsation, jusqu'à des niveaux de bruit exceptionnellement faibles pour β Cas. Cette étoile est également l'un des rares pulsateurs δ Scuti connus à ce jour à présenter un champ magnétique mesurable et la première étoile δ Scuti dotée d'un champ magnétique dynamo. Ces caractéristiques font de β Cas une cible intéressante pour de futures études des processus dynamo dans les fines enveloppes convectives des étoiles de type F, de la région de transition entre les champs fossiles et dynamo, et de l'interaction entre pulsations et champ magnétique.

Conférences, ressources et médias sociaux

Conférences


L'équipe BRITE n'a organisé aucune conférence cette année. Les actes de la conférence 2019 « Les étoiles et leur variabilité observées depuis l'espace » sont désormais publiés et tous les articles sont disponibles sur brite.camk.edu.pl/pub/index.html .

Le Wiki de la mission (y compris les informations sur les domaines passés, actuels et futurs) est accessible ici .


BRITE Constellation est sur Facebook, à @briteconstellation .


L'équipe scientifique consultative internationale BRITE


L'équipe scientifique internationale consultative BRITE (BIAST), composée de chercheurs principaux, d'autorités techniques, d'astronomes amateurs et de passionnés de la mission, conseille le directeur de la mission sur les aspects scientifiques et de sensibilisation. Si vous souhaitez rejoindre BIAST, contactez Konstanze Zwintz, présidente de BEST, à l'adresse konstanze.zwintz@uibk.ac.at .

Nouvelles du bureau canadien Gemini


Par Stéphanie Côté (CGO, CNRC Herzberg) (Cassiopée – Hiver 2020)


Réductions de données DRAGONS simplifiées


DRAGONS, Data Reduction for Astronomy from Gemini Observatory North and South, est le nouveau logiciel officiel de réduction de données basé sur Python pour les instruments Gemini. La version actuelle n'est disponible pour l'instant que pour les modes imagerie. Nos collègues de l'ONG américaine ont développé des tutoriels de réduction de données pour DRAGONS ainsi que pour les packages Gemini IRAF. Le nouveau dépôt GitHub pour DRAGONS contient des notebooks Jupyter , écrits à l'aide de l'API Python de DRAGONS, avec des exemples de réduction de données pour les modes imagerie utilisant Flamingos2, GMOS, GSAOI et NIRI. Des fichiers d'aide étendus contiennent également des instructions détaillées sur le téléchargement des notebooks, l'installation des packages Python nécessaires, le téléchargement des données brutes depuis les archives de l'observatoire Gemini et l'exécution des procédures. Le dépôt Gemini/IRAF contient des exemples de scripts de réduction de données pour la spectroscopie à fente longue GMOS avec les capteurs CCD Hamamatsu et e2v. De nouveaux notebooks seront disponibles dès que de nouveaux modes de réduction de données seront inclus dans les prochaines mises à jour du logiciel DRAGONS. Plus de détails ici .


MAROON-X a un nouveau ITC


Maroon-X est un instrument visiteur de longue durée de Gemini-Nord. Il s'agit d'un spectrographe échelle optique haute résolution (R~80 000) (500-920 nm), monté sur paillasse et alimenté par fibre optique. Il est conçu pour fournir une précision de vitesse radiale de 1 m/s pour les naines M jusqu'à V = 16 et au-delà. Il est désormais doté d'un nouvel ITC, capable de fournir des comptages et le rapport signal/bruit en fonction de la longueur d'onde pour une magnitude, un type spectral et des conditions d'observation sélectionnés. À l'avenir, il fournira également (entre autres) des estimations de précision RV ! L'ITC est actuellement basé sur les données de mise en service de décembre 2019, recalibrées avec les données plus récentes de mai et septembre 2020, et continuera de s'améliorer. Il est disponible ici .


Communiqués de presse récents du programme canadien Gemini

Le compagnon planétaire surprise d'une naine blanche


Le 14 septembre 2020, une équipe internationale d'astronomes dirigée par Andrew Vanderburg (Université du Wisconsin-Madison) et comprenant Lorne Nelson (Université Bishop's), Bjorn Benneke et Patrick Dufour (Université de Montréal) a publié un article dans Nature présentant la première détection d'une exoplanète géante en orbite proche d'une naine blanche. Normalement, toute planète en orbite proche est engloutie par son étoile hôte pendant sa phase de géante rouge, mais des planètes plus lointaines peuvent survivre à cette phase et rester en orbite autour de la naine blanche ainsi formée. Certaines naines blanches présentent des traces de matière rocheuse flottant dans leur atmosphère, dans des disques de débris chauds, qui ont été interprétés comme les débris de planètes rocheuses dispersées vers l'intérieur et perturbées par les marées. Pour la première fois, une planète de la taille de Jupiter, WD1856b, en orbite autour de la naine blanche WD1856+534, a été découverte intacte dans ou à proximité de la zone habitable des naines blanches, grâce au GNIRS de Gemini-Nord. Cela laisse entrevoir que notre système solaire pourrait survivre à la disparition de notre Soleil et devenir une naine blanche dans quelques milliards d'années. Le communiqué de presse est disponible ici et l'article de Nature ici .


Rejoignez les milliers et milliers d'abonnés de l'observatoire Gemini sur Facebook : @GeminiObservatory et Twitter : @GeminiObs

Mise à jour sur CASTOR


Par Patrick Côté, John Hutchings (Centre de recherche Herzberg en astronomie et en astrophysique du CNRC) (Cassiopée – Hiver 2020)


Depuis le message du dernier Cassiopée , nous avons les progrès suivants à signaler.

  1. L'appel d'offres pour l'étude technique de l'ASC (APTS) a subi plusieurs mois de retard en raison de la COVID-19 et des retards qui en ont résulté. Cependant, l'APTS a maintenant été publié, avec une date limite fixée au 8 décembre. Compte tenu du temps nécessaire à l'examen et à l'attribution du contrat, les travaux pourraient ne pas débuter avant mars 2021. Les travaux techniques à réaliser sont importants et la communauté se réjouit de collaborer avec les entrepreneurs.

  2. L'étude de phase 0 tant attendue (recommandée initialement dans le rapport d'étape à mi-parcours de 2015) n'a pas non plus progressé, mais nous espérons qu'elle coïncidera avec les travaux du STDP. Cette étude devrait intégrer des équipes scientifiques canadiennes et des partenaires proposés. Compte tenu de l'important travail de conception et de technique déjà consacré à CASTOR, la phase 0 pourrait se dérouler plus rapidement que d'habitude.

  3. Une date de lancement optimiste est fin 2027, sous réserve d'accords de partenariats internationaux et d'un engagement du gouvernement. À cette fin, deux brochures d'information sur CASTOR ont été produites et sont disponibles pour les activités de lobbying de la Coalition pour l'astronomie et les activités de promotion des membres de l'équipe scientifique de CASTOR. Le Conseil consultatif spatial a également été contacté et informé. Nous espérons que ces travaux pourront être considérés comme faisant partie d'une initiative de relance post-COVID dont l'industrie de haute technologie pourrait avoir besoin, en plus des capacités scientifiques prometteuses de la mission.

  4. L'ASC a adressé une lettre officielle à l'ISRO afin d'entamer des discussions sur un partenariat significatif pour la mission. Cela a incité les équipes canadienne et indienne à définir les composantes de la mission et les options de partage entre les partenaires. Les discussions entre l'ASC et l'ISRO devraient débuter dans les prochaines semaines. Notre objectif est d'assurer le leadership canadien dans la mission, tout en réalisant des économies substantielles sur le coût total pour le Canada.

Mise à jour du CATAC sur le télescope de trente mètres


Par Michael Balogh (président du CATAC) (Cassiopée – Hiver 2020)


Le Plan canadien à long terme (PLT) 2020, récemment publié, recommande, comme priorité absolue pour les grandes installations terrestres, « que le Canada participe à un très grand télescope optique (VLOT), et que cette participation soit à un niveau offrant des opportunités intéressantes pour le leadership canadien en science, technologie et instrumentation ». Le rapport souligne également que la meilleure façon de mettre en œuvre cet accès est de « continuer à participer au TMT, soit sur le site actuellement proposé de Maunakea, soit sur l'Observatoire du Roque de los Muchachos, une alternative scientifiquement acceptable. » Cela est conforme aux recommandations précédentes et réaffirme l'importance de l'accès au VLOT pour la communauté canadienne de l'astronomie optique et infrarouge au cours des prochaines décennies. Les opportunités de leadership offertes par le TMT (ou tout VLOT) dépendent dans une certaine mesure de la part finale, du modèle de gouvernance et du calendrier de construction. Le CATAC s'attend à ce que ces facteurs soient plus clairs au cours de la prochaine année, mais compte tenu des informations disponibles aujourd'hui, nous convenons que la participation au TMT (sur l'un ou l'autre site) représente la meilleure voie à suivre pour atteindre les objectifs du PLT.

Le PLT 2020 recommande également l'élaboration et l'adoption d'un ensemble complet de principes directeurs pour l'emplacement des installations astronomiques et des infrastructures connexes auxquelles le Canada participe. Ces principes devraient être axés sur le consentement des peuples autochtones et des détenteurs de titres traditionnels qui seraient touchés par tout projet astronomique. Le CATAC est conscient que de nombreux Canadiens sont très préoccupés par la conformité de la construction de TMT à Hawaï à ces principes, et que d'importantes discussions ont eu lieu au Canada à ce sujet. Le CATAC a fait part de ces préoccupations au conseil d'administration. Notre recommandation de maintenir le soutien au TMT repose en partie sur les considérations suivantes :


  • Tout d’abord, le CATAC réaffirme sa position selon laquelle la décision de construire ou non le TMT à Hawaï devrait être entièrement entre les mains de la communauté hawaïenne, et qu’elle est la seule à devoir définir ce que signifie le consentement au sein de sa propre circonscription.

  • Le CATAC attend le développement complet des principes directeurs recommandés par le LRP, qui, nous l’espérons, seront cohérents avec le point précédent.

  • Les récents développements ont ouvert la voie à un dialogue renouvelé à Hawaï, que le CATAC estime cohérent avec les points de vue exprimés dans notre LRP et les livres blancs sur les droits des autochtones soumis à ce processus. Ces discussions, menées par divers groupes, concernent non seulement les TMT, mais aussi l'ensemble de l'astronomie sur le Maunakea, ainsi que de nombreuses questions plus vastes touchant la société hawaïenne. Nous décrivons ci-dessous certaines de ces évolutions, et notons que notre récent rapport au conseil d'administration de la CASCA, disponible sur notre site web , contient plus de détails . Il est crucial d'accorder à ces discussions le temps et l'espace nécessaires. Elles sont liées à des préoccupations bien plus vastes que les TMT ou l'astronomie.

Site du télescope, calendrier de partenariat et de construction

Le 13 août, en réponse à la proposition initiale de planification du programme américain du télescope extrêmement grand (ELTP), la National Science Foundation (NSF) a annoncé le lancement d'un processus informel de sensibilisation afin de mobiliser les personnes et les groupes intéressés par le projet de télescope de trente mètres (TMT). Le président de la Chambre des représentants d'Hawaï, Saiki Saiki, a publié un communiqué de presse à ce sujet le 18 août. Cette sensibilisation préfigure la décision de la NSF d'accepter ou non la proposition ELTP et de rejoindre officiellement le projet.

Cet engagement de la NSF est salué par les partenaires de l'Observatoire international TMT (TIO) et offre une nouvelle opportunité de consultation hawaïenne et d'examen formel, menés par un organisme hautement respecté. Il établit également un calendrier des événements qui se dérouleront au cours des 12 à 18 prochains mois, chacun apportant une meilleure visibilité sur la viabilité future du TMT :

  • Le processus américain Astro2020 devrait publier son rapport public mi-2021. Une place de choix dans ce rapport est essentielle pour l'engagement de la NSF et la viabilité du projet. Ce rapport pourrait également formuler d'autres recommandations pertinentes pour les TMT.

  • Si la NSF accepte la proposition du projet ELTP, une étude d'impact environnemental (EIE) fédérale sera réalisée, dont la réalisation prendra environ trois ans. Cet examen inclura l'important processus de l' article 106 de la Loi sur la protection historique nationale . Cela aurait pour effet significatif de créer un document reconnu au niveau fédéral sur l'importance du Maunakea pour les Hawaïens. Les informations issues de la phase de consultation publique de ce processus apporteront un éclairage supplémentaire sur la situation au fur et à mesure de l'avancement de l'examen. Nous notons qu'une EIE fédérale pourrait également être requise à La Palma si la NSF est partenaire.

  • Une fois la proposition acceptée, la NSF procédera également à un examen approfondi de la conception préliminaire, probablement fin 2021. Il s'agit d'un examen complet de tous les aspects du projet, y compris les opérations et un calcul détaillé des coûts.

En supposant que la construction du TMT ne puisse commencer avant la fin de l'EIS (ce qui pourrait ne pas être le cas), la construction pourrait ne pas débuter avant 2023. Une estimation de sept ans de construction et de trois ans de mise en service signifierait que les premières données scientifiques seraient disponibles en 2033 ou plus tard. Le principal concurrent pour le TMT est le projet Extremely Large Telescope (ELT) de l'ESO. L'ELT est actuellement en construction et la planification actuelle prévoit une première lumière technique (TFL) d'ici fin 2025, bien que la pandémie de COVID-19 puisse ajouter un certain retard. Il est prévu que les quatre instruments de première lumière soient mis en service dans les deux à trois ans suivant la TFL. En supposant que ce projet ne subisse aucun retard, le délai entre la mise en service du TMT et les données scientifiques pourrait être de six ans. Cependant, à ce stade, l'incertitude quant au calendrier des deux projets est telle que le délai pourrait être plus ou moins important.

Parallèlement à ces consultations menées par la NSF, plusieurs autres discussions et activités importantes sont en cours à Hawaï. Parmi celles-ci :


  • En mai 2020, le Département des Terres et des Ressources Naturelles (DLNR) a lancé une évaluation indépendante de la gestion de Maunakea par l'Université d'Hawaï (UH) dans le cadre du renouvellement du bail principal. Le groupe consultatif hawaïen indépendant Ku`iwalu a été chargé d'évaluer l'efficacité de l'UH et de l'OMKM dans la mise en œuvre du Plan de gestion globale (PGG). Des informations sur le processus en cours sont disponibles sur leur site web . Au moment du lancement, l'évaluation devait se terminer fin 2020, mais elle pourrait être retardée.

  • Un élément important de la stratégie proposée par le gouverneur Ige pour le TMT sur le Maunakea est le démantèlement du plus grand nombre possible de télescopes. Ce processus est en cours, via l'OMKM. Le démantèlement est un processus long, car il implique une évaluation environnementale et un permis du DLNR avant le retrait physique de l'installation et la restauration complète du site. Le démantèlement du télescope d'enseignement Hoku Kea de l'UH-Hilo devrait être achevé en 2023. Le démantèlement de l'observatoire submillimétrique de Caltech devrait être achevé en 2022.

  • À Hawaï, plusieurs groupes se réunissent pour discuter de questions générales telles que le logement, l'éducation et la propriété foncière, y compris le rôle de l'astronomie. Parmi ces groupes figurent le Hawai'i Executive Collaborative et l'Aina Aloha Economic Futures . Parmi les participants à ces réunions figurent des opposants au TMT. Les Canadiens associés au TMT ont également été invités à participer à certaines de ces discussions, bien que les restrictions de voyage liées à la pandémie aient considérablement affecté ces efforts.


Mise à jour de l'instrumentation


Le comité de la feuille de route des exoplanètes du TMT étudie actuellement la priorisation des capacités exoplanétaires souhaitées pour les instruments TMT de deuxième génération prévus : PSI, MICHI et HROS. Cette priorisation dépendrait des différents modes d'instrumentation (imagerie, spectroscopie, polarimétrie) et de leur mise en œuvre (résolution, IFU, choix des longueurs d'onde/bandes). Les contributions de la communauté canadienne sont les bienvenues, avant la mi-janvier. Un bref résumé des capacités proposées, ainsi qu'un modèle Excel pour commentaires, sont disponibles sur la page web du CATAC .


Mise à jour du bureau de projet


Le Dr Gary Sanders, qui a dirigé le projet TMT en tant que chef de projet avec distinction depuis sa création, prendra sa retraite au début de 2021. Le chef de projet adjoint Fengchuan Liu, qui a travaillé en étroite collaboration avec Gary et codirigé le projet au cours des cinq dernières années, assumera le poste de chef de projet (par intérim) pendant que TMT recherche un chef de projet permanent.

Mise à jour de l'Agence spatiale canadienne (ASC)


Par Denis Laurin (Scientifique principal de programme, Astronomie spatiale, Développement de l'exploration spatiale, Agence spatiale canadienne)


Ma dernière contribution à Cassiopée remonte à avant la COVID-19. Depuis, la quasi-totalité des employés de l'ASC sont en télétravail, nous avons continué, en présentiel, à atteindre nos objectifs, à soutenir la communauté scientifique et l'industrie dans le cadre de projets et de missions en cours, et à planifier les perspectives d'avenir des sciences spatiales. Vous trouverez ci-dessous un résumé des développements récents en astronomie spatiale.


Nouvelle direction


En septembre 2020, l'ASC a accueilli sa nouvelle présidente, Mme Lisa Campbell, après le mandat de cinq ans de son prédécesseur, M. Laporte. Auparavant, Mme Campbell était sous-ministre déléguée à Anciens Combattants Canada et, avant cela, sous-ministre adjointe à l'Approvisionnement en matière de défense et de marine, dirigeant l'organisme chargé de l'acquisition de l'équipement militaire et maritime du Canada. Une courte biographie est disponible sur le site web de l'ASC .


Missions en cours


JWST

Le lancement du JWST est désormais prévu pour le 31 octobre 2021. L'ASC poursuit les préparatifs des opérations et soutiendra la communauté scientifique, espérant obtenir en moyenne 5 % du temps d'observation tout au long de la mission. L'AO du cycle 1 a récemment été clôturé et les résultats des candidatures sont disponibles (avec une bonne réponse des Canadiens). L'ASC accordera une subvention aux chercheurs principaux canadiens sélectionnés, ainsi qu'aux propositions scientifiques préliminaires. Le protocole d'entente avec le CNRC pour soutenir les opérations scientifiques, ainsi que le soutien à l'Université de Montréal, seront étendus au lancement et à la mise en service.


ASTROSAT

L'ISRO et l'équipe Astrosat ont récemment célébré leurs cinq ans d'activité. De nombreux astronomes canadiens ont bénéficié de cet observatoire multi-longueurs d'onde unique et ont obtenu des résultats. Le détecteur NUV d'UVIT n'est toujours pas disponible, mais les canaux FUV et VIS fonctionnent toujours bien. Contactez Joe Postma , de l'Université de Calgary, pour obtenir des détails sur les problèmes de traitement et d'analyse des données UVIT ou pour obtenir de l'aide pour la préparation de propositions. Les chercheurs canadiens qui ont obtenu du temps d'observation lors des cycles précédents ont reçu une subvention de l'ASC (la personne-ressource pour le programme de subventions ASTROSAT à l'ASC est Jean Dupuis ). Nous encourageons les bénéficiaires de subventions Astrosat à informer l'ASC de leurs publications ou de leurs publications à venir, ainsi que de tout communiqué de presse connexe.

Le soutien apporté à Astrosat par l'ASC fait actuellement l'objet d'un examen de prolongation de mission afin d'évaluer l'intérêt de poursuivre le soutien à la réduction des données et les subventions scientifiques pour deux années supplémentaires. Le JCSA a recommandé la poursuite du soutien de l'ASC. Une décision sera prise en janvier.


Programme d'observateurs invités NEOSSat

NEOSSat est le télescope spatial canadien : un télescope de 15 cm doté d'un déflecteur haute performance, capable d'observer à de faibles angles solaires. Lancé en 2013 pour la découverte d'astéroïdes géocroiseurs, le télescope est à la disposition des chercheurs pour la photométrie et le suivi des astéroïdes. L'ASC a publié des avis d'appel d'offres pour un programme d'observateurs invités, le cycle 1 en septembre 2019 et le cycle 2 en juillet 2020, le cycle 3 étant prévu pour début 2021. Nous avons apprécié les services du CanTAC pour l'évaluation des propositions du cycle 2. Aucune subvention n'est associée aux avis d'appel d'offres et les données sont publiques (sur le FTP de l'ASC et le CCDA). Une annonce sera envoyée aux membres de la CASCA lorsque le cycle 3 sera ouvert. Des informations sur le cycle précédent sont disponibles ici, y compris la liste des observateurs invités approuvés.


XRISME

Le télescope à rayons X XRISM de la JAXA, dont le lancement est prévu en 2022, fait suite à la mission Hitomi, qui s'est terminée prématurément en 2016. L'ASC a contribué au soutien des essais de l'instrument Resolve. Grâce à une subvention de l'ASC, le Dr Luigi Gallo (SWG) de l'Université St-Mary's et le Dr Brian McNamara (Resolve) de l'Université de Waterloo font partie des équipes. Une fois le télescope opérationnel, et possiblement pour la phase photovoltaïque, les membres de la communauté astronomique canadienne pourront concourir pour obtenir du temps d'observation en tant qu'observateur invité.


BRITE

L'ASC soutient les opérations du nanosat canadien (« BRITE-Toronto ») au Laboratoire de vol spatial de l'Université de Toronto depuis son lancement en 2013. Au moment de la rédaction du présent document, BRITE fait l'objet d'un examen de prolongation de mission de l'ASC. Le JCSA a recommandé la poursuite du soutien de l'ASC. Une décision sera prise en janvier.


Investir dans l'avenir


Le plan à long terme

L'ASC se réjouit de la publication du document final du Plan à long terme (PLT) 2020 par la CASCA. Ce document présente un ensemble complet de priorités de la communauté, fruit de vastes consultations et analyses menées dans plusieurs pays. Nous tenons à féliciter les coprésidents du PLT et le comité d'experts pour cet effort considérable. Comme par le passé, le PLT constitue la principale référence de l'ASC pour orienter les investissements en astronomie spatiale.


Programme de développement des technologies spatiales (PDTS)

Dans la dernière mise à jour de Cassiopeia, j'ai brièvement décrit les études réalisées (2017-2019) ciblant les opportunités futures : CASTOR, LiteBIRD, Colibri et deux concepts de micromissions exoplanétaires : PEOP et EPPE. Ces études ont permis d'établir des feuilles de route technologiques pour améliorer la faisabilité de ces concepts. À cette fin, le STDP a sélectionné les technologies prioritaires liées à la charge utile de CASTOR et aux deux concepts d'exoplanètes dans le cadre de l'appel d'offres actuellement ouvert sur le site web d'appels d'offres du gouvernement de SPAC.


Les précédents contrats STDP ciblaient des éléments de charge utile pour les missions SPICA et LiteBIRD. Ces contrats sont en cours jusqu'à cet été. Il convient toutefois de noter que, l'ESA ayant annulé le projet SPICA dans le cadre du programme Cosmic Vision (M5), la technologie ciblée par SPICA continuera néanmoins de bénéficier d'avancées technologiques plus génériques pour l'instrumentation cryogénique FTS ; cela permettra de maintenir la compétitivité industrielle pour les opportunités futures.


CASTOR

Identifié comme la priorité absolue du Plan à long terme 2020 pour une mission d'astronomie spatiale de très grande envergure, CASTOR poursuit ses investissements à court terme avec un important développement technologique prévu sur deux ans. Ce projet fait suite à une étude scientifique approfondie réalisée en 2019, qui a permis d'affiner les objectifs scientifiques et de définir les exigences des instruments. Dans le cadre de l'appel d'offres actuellement publié, jusqu'à 2,25 millions de dollars sont disponibles pour les avancées technologiques des éléments de charge utile de CASTOR.

Une étude de phase 0 devrait suivre, qui fournira une conception de base détaillée de la mission, incluant une estimation complète des coûts et un plan de développement. Une mission d'une telle ampleur nécessitera une demande budgétaire spéciale du gouvernement, car elle ne relève pas du budget opérationnel de l'ASC. Un soutien continu et largement exprimé de la communauté sera essentiel à la réalisation de ces objectifs.

L'ASC étudie les intérêts de partenaires potentiels et, en étroite collaboration avec le CNRC HAA, définit un plan d'action. (Voir également la contribution de John Hutchings dans ce numéro.)


LiteBIRD

La JAXA a choisi LiteBIRD comme prochaine mission de grande envergure et les premiers développements sont en cours avec des partenaires internationaux. Le Canada a été accueilli comme contributeur potentiel il y a plusieurs années pour fournir l'électronique de lecture chaude du large éventail de bolomètres cryogéniques nécessaires à cette mission CMB Pol. L'ASC a investi dans le développement technologique pendant plusieurs années, notamment dans un projet STDP en cours avec l'Université McGill jusqu'en novembre 2021 pour faire progresser cette technologie unique. Ces investissements sont conformes aux priorités du LRP qui ont fait de la contribution de LiteBIRD la priorité absolue pour une contribution à grande échelle au cours de cette décennie. L'ASC discute des progrès avec la JAXA et d'autres partenaires de la mission. Une préoccupation reste à résoudre suite au retrait de la contribution américaine qui aurait fourni les détecteurs.

Subventions de cochercheur (Co-I) – Soutenir les chercheurs canadiens en mission internationale


Le programme Co-I a été décrit dans le numéro de septembre 2019 de Cassiopeia. La CSA prévoit d'en faire un AO annuel régulier, le prochain numéro devant paraître début 2021. L'AO Co-I de janvier 2019 est toujours consultable sur le site Web de la CSA pour des informations générales.


Subventions FAST AO

L'AO FAST 2019 a attribué un total de 36 subventions. La CSA prévoit de lancer la prochaine opportunité FAST à l'été 2021. Veuillez noter que le budget total et les catégories de subventions peuvent varier d'une année à l'autre.

La liste complète des bourses FAST 2019 est disponible ici .

Voici les prix 2019 liés à l'astronomie spatiale :

Dans la catégorie 300 000 $ :

  • Université Laval, Québec, Québec, « HiCIBaS II – Système de ballon d'imagerie à haut contraste – Optique adaptative à haute altitude » (Dr Simon Thibault)

  • Université de Victoria, Victoria, Colombie-Britannique, « Vols pour l'étalonnage de précision de l'énergie noire, de l'astronomie micro-ondes et de la physique atmosphérique » (Dr Justin Albert)

  • Université de Toronto, Toronto, Ontario, « Un vol en ballon à superpression du télescope SuperBIT » (Dr Barth Netterfield)

Dans la catégorie 100 000 $ :

  • Université du Manitoba, Winnipeg, Manitoba « Spectroscopie de rayons X à haut débit et haute résolution » (Dre Samar Safi-Harb)

  • Université Western, London, Ontario, « Sélection des analogues extrasolaires de la Terre les plus susceptibles d'être caractérisés atmosphériquement » (Dr Stanimir Metchev)


Consultations


Le comité de consultation du JCSA

Les membres actuels comprennent :

  • Locke Spencer, Université de Lethbridge (coprésident)

  • Denis Laurin, CSA (coprésident)

  • Jason Rowe, Bishop U.

  • Renée Hlozek, Université de Toronto

  • Chris Willott, CNRC Herzberg

  • Daryl Haggard, Université McGill

  • Jeremy Heyl, UBC


La dernière réunion d'été s'est tenue virtuellement les 4 et 5 juin 2020, habituellement au siège de la CASCA. La réunion d'hiver s'est conclue les 10 et 11 décembre 2020. Les comités de l'ASC sont présentés sur la page web de l'ASC et seront prochainement mis à jour avec des informations supplémentaires, car les termes de référence sont en cours de mise à jour. Deux membres quitteront leurs fonctions à la fin de leur mandat ; les chercheurs expérimentés en astronomie spatiale intéressés par cette adhésion peuvent exprimer leur intérêt auprès des membres du JCSA ou des coprésidents.


—————Je souhaite à tous un bon hiver et un printemps bien meilleur ! Denis Laurin

Actualités du télescope DAO


Par David Bohlender (Centre de recherche en astronomie et astrophysique Herzberg du CNRC) (Cassiopée – Hiver 2020)


Contrairement à de nombreux télescopes dans le monde, les télescopes DAO de 1,2 m et 1,8 m ont fonctionné sans interruption pendant la pandémie de COVID-19. Nous avons pu poursuivre nos observations grâce à la mise en œuvre, fin 2019, d'un pilotage robotisé du vénérable télescope Plaskett de 1,8 m, configuré pour l'imagerie directe. Le pilotage robotisé du télescope de 1,2 m et du spectrographe McKellar est disponible depuis plus de 15 ans. Comme cela fait plusieurs années que nous n'avons pas rappelé aux lecteurs de Cassiopeia les capacités des télescopes DAO, il semble opportun de le faire maintenant.


Les deux télescopes sont programmés sur une base trimestrielle relativement souple, les dates limites de soumission des propositions étant fixées au 1er décembre, mars, juin et septembre, soit environ un mois avant le début de chaque trimestre. Ils sont particulièrement adaptés aux programmes de surveillance et aux relevés nécessitant des observations à différentes échelles de temps, notamment de longues campagnes d'observation individuelles, ou des programmes programmés mensuellement, trimestriellement ou annuellement. Les projets étudiants sont particulièrement encouragés.


Le télescope Plaskett de 1,8 m offre des capacités d'imagerie, de spectroscopie et de spectropolarimétrie. La caméra d'imagerie offre un champ de vision de 7,32 m x 3,33 m avec un binning normal de 2 pixels du capteur CCD E2V-1 2K x 4K, offrant une échelle de 0,62 pouce, adaptée au seeing de 5,16 cm (2 pouces) typique du site. Le fonctionnement robotisé du télescope (actuellement disponible uniquement pour les observations d'imagerie) est contrôlé par un fichier texte contenant la séquence d'observations souhaitée pour une nuit, fourni par l'observateur au personnel du télescope.


Le spectrographe Cassegrain est doté de réseaux interchangeables offrant des dispersions spectrales (résolutions) allant de 120 Å/mm (R = 1 250) à 10 Å/mm (R = 15 000). La couverture en longueur d'onde est actuellement limitée par la longueur de 26 mm du CCD SITe-2. Un module polarimétrique, dimaPol, installé à la place de la fente d'entrée habituelle du spectrographe, permet une spectropolarimétrie Stokes I+V avec une résolution de 15 000 pour une région spectrale centrée sur la raie H. Actuellement, les programmes de spectroscopie et de spectropolarimétrie ne peuvent être suivis qu'en présentiel. Les candidats potentiels doivent toutefois noter que l'évolution des restrictions liées à la COVID-19 pourrait limiter ces opérations au cours des prochains trimestres. Un soutien très modeste en matière d'observation pourrait être proposé en fonction des engagements du personnel.

Le télescope de 1,2 m et les deux spectrographes Coudé permettent des observations spectroscopiques avec des dispersions (résolutions) allant de 40,9 Å/mm (R = 2 500) à 2,4 Å/mm (R = 45 000). Là encore, la couverture en longueur d'onde est limitée par la longueur du détecteur de 61,4 mm, qui est ici le CCD SITe-4. L'un des trois jeux de miroirs Coudé peut être sélectionné en fonction de la région spectrale d'intérêt. Depuis plusieurs années, environ 70 % des observations programmées sur le télescope de 1,2 m sont réalisées en mode robotisé sans surveillance. Par beau temps et avec de bonnes conditions de visibilité, des objets aussi faibles que V = 10 peuvent être observés. Les données peuvent être traitées rapidement pour les utilisateurs, si nécessaire.


Les données acquises sur les deux télescopes DAO sont accessibles en quelques minutes via l' interface de recherche avancée du CADC . Plus de 700 000 jeux de données numériques remontant à 2001 sont actuellement disponibles dans les archives, et des données plus anciennes sont ajoutées à la collection dès que le temps le permet. Si des données spectroscopiques numériques d'archives présentent un intérêt pour les utilisateurs, nous pouvons facilement traiter les spectres à 1,2 m et 1,8 m. Les archives comprennent également un catalogue de plaques photographiques obtenues avec les deux télescopes, remontant à la première plaque obtenue avec le télescope Plaskett le 6 mai 1918.

L'équipe de HAA conçoit actuellement une nouvelle caméra d'imagerie pour le télescope Plaskett. Cet instrument sera équipé d'un capteur CCD à balayage de dérive 6K x 6K comme détecteur et multipliera le champ de vision par environ 4,5. Cette nouvelle caméra sera également utile aux activités de sensibilisation du public à l'Observatoire, car les visiteurs pourront observer en temps réel les étoiles, les nébuleuses et les galaxies traversant le champ de vision du télescope, au lieu des images statiques habituelles.


Au cours de la dernière année, le CNRC a évalué l'état actuel de toutes ses installations de laboratoire. Dans le cadre de ce processus, un comité externe a examiné les installations des deux télescopes DAO en septembre. Nous espérons que ces évaluations nous permettront d'améliorer les capacités et le fonctionnement des deux télescopes DAO en obtenant un financement modeste pour moderniser leurs spectrographes, permettre l'exploitation robotisée du télescope Plaskett pour l'imagerie et la spectroscopie, mettre en œuvre des services d'observation en file d'attente et peut-être même envisager de rejoindre le réseau mondial de télescopes de l'observatoire de Las Cumbres si un tel accès intéresse la communauté canadienne.

Nous serions ravis de connaître votre avis sur les futures améliorations possibles des télescopes DAO. En attendant, toute personne souhaitant postuler pour un stage sur les télescopes DAO peut me contacter à l' adresse david.bohlender@nrc-cnrc.gc.ca pour obtenir des renseignements supplémentaires et un modèle LaTeX pour sa proposition.

Faits saillants des étudiants diplômés


Par Carter Rhea (président du comité des étudiants diplômés de la CASCA) (Cassiopeia – hiver 2020)


Chaque mois, le GSC met en lumière le travail d'un étudiant diplômé canadien exceptionnel en partageant ses travaux avec nos membres. Depuis son lancement en février 2020, nous avons mis en lumière plusieurs étudiants de partout au pays. Dans ce numéro, nous partageons les moments forts des nouveaux étudiants depuis le dernier numéro de Cassiopeia.

Suivez-nous sur Twitter, Instagram et Facebook sous le pseudo casca_gsc.


Mainak Singha — Université du Manitoba

Les recherches de Mainak étudient comment les « noyaux galactiques actifs » (AGN) faiblement accrétés peuvent stimuler les processus d'évolution des galaxies. La plupart des modèles d'évolution galactique les plus performants exigent que les AGN déclenchent des flux d'air à l'échelle galactique pour stimuler les processus d'évolution galactique. Afin de suivre les signes de ces flux, il utilise les données spectroscopiques (spectres) du SDSS (Sloan Digital Sky Survey). Les raies d'émission de ces spectres mettent en évidence les signes d'ionisation causés par les photons des disques d'accrétion des AGN ou par les chocs de ces derniers. Toute asymétrie dans les profils des raies d'émission indique que le gaz se rapproche ou s'éloigne de nous, ce qui constitue les signatures des flux d'air.


Figure 1
Figure 1


La figure 1 est un diagramme BPT standard du SDSS DR7. La radiogalaxie J142041+025930 se situe dans la région LINER (Low Ionization Nuclear Emission Line Region), suggérant qu'il s'agit d'une radiogalaxie à faible excitation (LERG).


Vivian Tan — Université York

Les recherches de Vivian portent sur les galaxies situées au sein d'amas massifs à des décalages vers le rouge de 0,25 < z < 0,6, dans les champs frontières de Hubble. Les amas sont des environnements dynamiques où les galaxies interagissent et s'éteignent, ce qui signifie qu'elles passent de la formation d'étoiles à la quiescence. Ces processus d'extinction modifient la morphologie des galaxies, que nous souhaitons mesurer non seulement grâce à leurs profils de lumière, mais aussi grâce à la distribution de leur masse stellaire. Cartographier la masse stellaire dans une galaxie est généralement difficile à z > 0, mais les champs frontières bénéficient d'une photométrie Hubble multibande profonde. Cela signifie que des cartes de masse stellaire résolues sont possibles même pour des galaxies aussi petites que 108 masses solaires. Les galaxies avec des masses stellaires aussi faibles n'ont pas été étudiées de manière résolue à z > 0. Comme nous pouvons analyser la morphologie avec des cartes de masse stellaire résolues, nous avons constaté que les galaxies quiescentes dont la masse est inférieure à 109,5 masses solaires sont plus susceptibles d'être dominées par le disque (indice Sersic ~ 1 à 2), mais que les galaxies quiescentes sont dominées par le bulbe au-dessus de cette limite de masse (indice Sersic de 4 ou plus). Ce phénomène n'a été observé que dans les amas, mais pas dans les environnements de « champ » moins denses. Cela signifie que différents processus d'extinction ont dû se produire pour transformer ces galaxies, et ces processus d'extinction dépendent à la fois de la masse de la galaxie et de son environnement.


Figure 2


La figure 2 illustre le processus de création des cartes de masse stellaire résolues grâce à un procédé appelé ajustement SED. La galaxie est divisée en compartiments spatiaux, et un SED est ajusté au flux photométrique de plusieurs bandes dans chacun de ces compartiments. Le SED ajusté peut révéler la masse stellaire de cette région de la galaxie, et l'ensemble de ces données produit une carte de masse stellaire résolue. Les mesures de l'indice sersique de la masse stellaire sont obtenues par ajustement paramétrique d'un profil sersique 2D directement sur la carte de masse stellaire à l'aide de GALFIT.


Jessica Campbell — Université de Toronto

Les recherches de Jessica portent sur la nature multiphasée du champ magnétique de notre Galaxie et sur la façon dont il relie les différentes phases du milieu interstellaire (MIS). Qu'il s'agisse du milieu ionisé chaud turbulent (MII) qui remplit une grande partie de la Galaxie ou du milieu neutre froid (MNC), souvent présent sous forme de feuillets et de filaments, ce MIS complexe est imprégné de rayons cosmiques et de champs magnétiques de haute énergie. Accélérés par le champ magnétique, ces rayons cosmiques émettent un rayonnement synchrotron fortement polarisé linéairement. Lorsque cette émission polarisée traverse le MIS au premier plan, les électrons thermiques et les champs magnétiques du MIS font tourner le plan de polarisation, un effet appelé rotation de Faraday. Ces rayons cosmiques peuvent également pénétrer et ioniser les régions les plus denses du MIS, ce qui provoque le couplage du milieu majoritairement neutre au champ magnétique via des structures HI linéaires de 21 cm appelées « fibres HI ». Malgré la richesse des informations sur le champ magnétique du MIS et du MNC, on sait très peu de choses sur leurs relations mutuelles. Les milieux diffus ionisés et les milieux froids agglomérés partagent-ils un champ magnétique commun ? Si oui, à quelle fréquence et dans quelles circonstances cela se produit-il ? Telles sont les questions qui motivent les recherches de Jessica.


Figure 3


La figure 3 montre l'émission de poussière de Planck à 353 GHz. L'image colorée représente l'intensité totale (non polarisée) et les lignes texturées indiquent l'orientation du champ magnétique. L'émission de poussière présente clairement les mêmes morphologies de coude et de fourche, et l'orientation globale du champ est approximativement parallèle aux filaments polarisés F1 et F3.


Robert Bickley — Université de Victoria

Les recherches de Robert portent sur l'intersection entre l'astronomie observationnelle et l'apprentissage automatique, et plus particulièrement sur l'utilisation de techniques de vision artificielle pour identifier les galaxies ayant récemment fusionné avec une autre galaxie. Ces fusions laissent souvent une signature visuelle distincte, donnant naissance à des morphologies inhabituelles et laissant des flux d'étoiles déplacés. Pour identifier les fusions grâce à la vision artificielle, il entraîne des réseaux de neurones convolutifs (CNN) sur des exemples de fusions et de non-fusions issus d'une simulation (IllustrisTNG) et modifiés pour reproduire des observations réelles. Il peut ensuite utiliser les données de simulation pour identifier les points forts et les points faibles des CNN.


Figure 4


La figure 4 montre la qualité de l'identification des fusions et des non-fusions par un réseau neuronal conjoncturel (CNN) en fonction de l'environnement. Si une galaxie a un voisin très proche, sa valeur r_1 sera faible. En l'absence de voisins proches, r_1 sera très élevé. Le panneau supérieur indique le nombre total de galaxies post-fusion et de galaxies témoins (histogrammes bleu et orange, respectivement), classés en correctement et incorrectement classés (fp, marron : galaxies témoins classées comme post-fusion ; tn, violet : galaxies témoins correctement classées ; fn, rouge : galaxies post-fusion classées comme témoins ; tp, vert : galaxies post-fusion correctement classées). Le panneau inférieur indique la fraction d'images de galaxies post-fusion et témoins correctement identifiées par le modèle.


La figure montre que le modèle conserve une grande partie de sa capacité à distinguer les fusions et les non-fusions avec un voisin proche jusqu'à 10 kiloparsecs, en dessous desquels la dégénérescence visuelle devient prohibitive. Cependant, ces voisins proches sont rares, tant dans la simulation que dans l'Univers réel, et ne constituent donc pas une source significative de contamination.

Nouvelles du JCMT et opportunité d'observation canadienne


Par Chris Wilson (Université McMaster, membre du conseil d'administration du JCMT pour le Canada) (Cassiopeia – Hiver 2020)


Les propositions de PI canadiennes reviennent pour 2021


Cinq universités canadiennes (McMaster, Alberta, Queen's, Manitoba et Montréal) contribuent financièrement aux opérations du JCMT en 2021. L'ACURA a également contribué financièrement et HAA a un contrat distinct pour l'achat de temps d'observation en 2021. Par conséquent, les chercheurs de toutes les universités canadiennes sont à nouveau admissibles à postuler en tant que chercheurs principaux pour l'observation au JCMT.

L'appel spécial 2021A de l'automne a enregistré un taux de sursouscription élevé. L'appel à propositions 2021B sera lancé en février et les propositions devront être soumises en mars 2021. La catégorie météorologique 5 reste sous-soumise et est considérée comme « libre » dans le processus d'attribution de temps. J'encourage donc particulièrement les propositions qui peuvent utiliser cette catégorie météorologique.


Le récepteur de remplacement à 230 GHz, appelé Namakanui, est disponible pour les observations à risques partagés depuis le semestre 2020B. Prêté par l'ASIAA (Taïwan), il constitue le récepteur de réserve du télescope du Groenland. Il s'agit d'un récepteur tri-bande ; la cartouche à 230 GHz est appelée U'u.


Veuillez noter que je m'attends à ce que le semestre 2021B soit la dernière période pendant laquelle les Canadiens pourront postuler comme chercheurs principaux pour des propositions d'observation régulières. Après cette période, les Canadiens pourront accéder au temps de chercheur principal en collaborant avec nos collègues du Royaume-Uni ou des régions partenaires de l'EAO (Chine, Japon, Corée et Taïwan) pour voir s'ils seraient intéressés à collaborer à une proposition. La météo de la bande 5 reste sous-soumise et est considérée comme « gratuite » dans le processus d'attribution du temps.


Le fait que le CADC continue d'héberger les archives de données du JCMT nous permet de maintenir l'accès aux grands programmes du JCMT. Plusieurs nouveaux grands programmes ont été approuvés et ont commencé à collecter des données en 2020. Leur description est disponible ici .


Observation


Le JCMT a été fermé pendant un peu plus de deux mois, de mi-mars à fin mai, en raison de la COVID-19. Depuis, l'observatoire a repris un fonctionnement plus ou moins normal. Ce retour à la normale est facilité par le fait que le JCMT observe entièrement à distance (depuis une salle de contrôle à Hilo) depuis novembre 2019. Je pense que les observateurs et les étudiants seront à nouveau les bienvenus pour observer depuis Hilo et visiter le télescope au sommet une fois la pandémie maîtrisée.


Science


Ces derniers mois, les programmes de PI ont publié plusieurs résultats très médiatisés sur le JCMT. Le résultat le plus médiatisé a probablement été la publication de preuves de la présence de phosphine dans l'atmosphère de Vénus (Greaves et al. 2020, Nature Astronomy). Les observations initiales ont été réalisées avec le JCMT et ont été suivies avec ALMA. L'important est que la phosphine, dans ce cas précis, fournit des indices de vie dans l'atmosphère de Vénus ; cependant, des articles ultérieurs analysant les données d'ALMA ont remis en question cette détection. Le JCMT pourrait-il poursuivre cette étude avec le nouveau récepteur U'u, plus sensible, dans un avenir proche ?


Un deuxième résultat très intéressant de l'équipe du télescope Event Horizon montre que l'ombre du trou noir de M87, Powehi, semble osciller sur une échelle de temps de dix ans (Wielgus et al. 2020, ApJ). La forme en croissant, observée en 2017, semble persistante, ce qui suggère qu'il s'agit d'un effet réel causé par la courbure de la lumière émise par le trou noir. Cette oscillation nous renseigne sur la circulation du gaz autour du trou noir.


Enfin, les observations JCMT de l'étoile Bételgeuse ont révélé que sa récente diminution de luminosité sans précédent n'était probablement pas due au passage d'un nuage de poussière, mais au développement de taches stellaires importantes qui ont affecté sa luminosité (Dharmawardena et al., 2020, ApJL). Cette étoile proéminente de la constellation d'Orion a commencé à perdre de sa luminosité en octobre 2019, pour finalement devenir environ trois fois (1 magnitude) plus faible que la normale, avant de retrouver sa luminosité initiale. Les images JCMT ont montré que Bételgeuse est devenue 20 % plus faible aux longueurs d'onde submillimétriques, ce qui est incompatible avec un nuage de poussière au premier plan, mais cohérent avec des taches stellaires à plus basse température couvrant 50 à 70 % de sa surface.


Pas de succès avec CFI pour la nouvelle caméra 850 microns


Une équipe d'universités canadiennes, dirigée par McMaster, a soumis une proposition au concours du Fonds d'innovation de la FCI 2020 afin de contribuer au financement de la construction d'une nouvelle caméra de 850 microns pour le JCMT. Malheureusement, cette proposition n'a pas été retenue. Cependant, l'observatoire poursuit le développement de cette nouvelle caméra, qui devrait offrir une vitesse de cartographie 20 fois supérieure à celle de SCUBA-2 grâce à sa double polarisation.

Mise à jour ngVLA


Par Erik Rosolowsky (Université de l'Alberta), Joan Wrobel (NRAO) (Cassiopeia – Hiver 2020)


Le projet de très grand réseau de nouvelle génération (ngVLA) a été ravi d'apprendre qu'il figurait parmi les deux nouveaux projets prioritaires du PLT 2020 pour les investissements canadiens dans de futures installations. Le PLT 2020 recommandait que le Canada s'engage auprès du ngVLA afin de garantir une part d'environ 6 % du temps d'observation. Avec cet article, nous inaugurons une rubrique régulière destinée à tenir les parties prenantes canadiennes informées des progrès du ngVLA. Pour recevoir plus d'informations sur le projet ngVLA, inscrivez-vous à la liste de diffusion ngVLA-Canada en envoyant un message à James DiFrancesco .


En attendant les résultats de l'évaluation décennale américaine, le bureau du projet ngVLA a réalisé plusieurs avancées. Pour l'exercice 2021, la National Science Foundation (NSF) américaine continue de soutenir les efforts de conception et de développement en finançant l'accord de coopération ngVLA. Environ 10 millions de dollars américains ont été débloqués pour poursuivre les travaux sur les sous-systèmes clés du ngVLA, notamment les antennes, l'électronique et l'informatique, doublant ainsi presque les dépenses annuelles des trois années précédentes. En étroite collaboration avec la NSF, le bureau du projet ngVLA élabore des plans pour les trois prochaines années de conception et de développement, en vue d'un projet prêt à démarrer au milieu des années 2020.


En collaboration avec le Conseil national de recherches du Canada et d'autres partenaires internationaux et industriels, le projet ngVLA a mené cinq études de conception pour l'antenne ngVLA de 18 m. Ces études ont abouti à quatre concepts alternatifs répondant aux exigences clés tout en faisant appel à des solutions techniques innovantes.


Dans le cadre de la sélection du projet, le projet a lancé un appel à propositions pour la conception finale et le prototype de l'antenne de 18 m. Les propositions ont été soumises début décembre, et une décision est attendue début 2021. Elles seront évaluées selon la méthode du meilleur rapport qualité-prix, en tenant compte des performances estimées et modélisées du concept d'antenne par rapport aux exigences scientifiques et opérationnelles du projet, des coûts de conception et de prototypage, ainsi que des coûts totaux prévus du cycle de vie du projet ngVLA.


Le bureau du projet a également publié un programme d'observation d'enveloppe théorique, prédisant l'utilisation que la communauté pourrait faire de l'installation au cours d'une année type d'observations scientifiques complètes. Ce programme adopte des valeurs de disponibilité du temps scientifique et des antennes supérieures aux objectifs du projet. Il représente ainsi une limite supérieure à ce qui pourrait être réellement demandé à l'installation. Il servira à orienter les études sur les charges de calcul et les options de conception.

Plan à long terme 2020


De Pauline Barmby, Bryan Gaensler (coprésidents du LRP2020 et du PLT2020) (Cassiopée – Hiver)


Au nom de Matt Dobbs, Jeremy Heyl, Natasha Ivanova, David Lafrenière, Brenda Matthews et Alice Shapley, nous avons le plaisir de vous présenter le rapport final du Plan à long terme pour l'astronomie canadienne 2020 (PLT2020) de la CASCA. La version non formatée du rapport est maintenant disponible sur le site web de la CASCA . Une version professionnelle et une traduction française sont en cours de préparation et devraient être disponibles début 2021.


Nous remercions tous ceux qui ont contribué au processus LRP en rédigeant un livre blanc, en participant à une assemblée publique, en participant à des consultations ou en répondant à nos nombreuses demandes d'information. Nous tenons tout particulièrement à saluer le travail acharné des membres du panel LRP2020 au cours des vingt derniers mois. Nous sommes également reconnaissants aux organismes dont le soutien financier a permis le processus LRP2020, ainsi qu'au conseil d'administration de la CASCA pour nous avoir confié la direction de cet exercice.


Ceci sera notre dernière mise à jour sur Cassiopeia. La section LRP2020 du site web de la CASCA contient des liens vers tous les livres blancs et rapports soumis, ainsi qu'un résumé du processus. Les versions rédigées et traduites du rapport y seront disponibles une fois finalisées.


Mise à jour du LSST Canada


Par JJ Kavelaars (collaboration LSST Canada) (Cassiopée – Hiver 2020)


LSST Canada rend compte de nos efforts continus pour obtenir l’adhésion du Canada au niveau national dans le cadre de l’étude Legacy of Space and Time sur l’observatoire Vera C. Rubin.


Comme certains d'entre vous l'ont sans doute entendu, la proposition de plateforme scientifique avancée canadienne LSST (CLASP) présentée à la FCI n'a pas été retenue. Cette proposition visait à développer l'infrastructure logicielle et matérielle nécessaire aux astronomes canadiens (et étrangers) souhaitant exporter des liens croisés entre les observations d'alerte LSST et les jeux de données d'archives disponibles. La proposition CLASP a reçu d'excellentes critiques, mais, comme toujours, l'accès aux fonds de la FCI est très concurrentiel et notre projet n'a pas été retenu.


Bien que la proposition CLASP de la FCI, combinée à une archive publique financée par le CNRC, aurait pleinement permis de concrétiser les contributions en nature proposées par le Canada pour l'adhésion au LSST, le financement de la FCI n'était pas la seule approche de financement de LSST Canada. Le projet continue de bénéficier d'une forte demande au sein de la communauté et est soutenu par le LRP2020 en tant qu'installation terrestre recommandée. Les possibilités de contributions en nature continuent d'être explorées, notamment le soutien direct de partenaires institutionnels canadiens (dont l'Université de Toronto/Institut Dunlap et l'Université de Waterloo) et la création d'archives publiques pour le LSST financées par le CNRC et gérées par le Centre canadien de données astronomiques.


Nous continuerons de tenir la communauté informée de nos progrès vers l'adhésion à la LSST. Les astronomes canadiens souhaitant recevoir des mises à jour ou devenir membres de la LSST Canada sont invités à s'abonner à la liste de diffusion canadienne de la LSST en envoyant un courriel à all+subscribe@lsst.groups.io .


De plus, tous les astronomes intéressés par le LSST sont encouragés à rejoindre le forum de la communauté LSST .

Mise à jour du réseau de kilomètres carrés (SKA)


Par Kristine Spekkens (directrice scientifique canadienne du SKA) (Cassiopée – hiver 2020)



Composite image of the SKA at night. Credit: SKA Organisation.
Composite image of the SKA at night. Credit: SKA Organisation.

Le SKA a connu des développements passionnants ces derniers mois, et le projet progresse à un rythme soutenu malgré les défis posés par la pandémie dans les pays partenaires. Le LRP2020 a réaffirmé que le SKA était une priorité absolue pour la communauté astronomique canadienne pour la prochaine décennie, recommandant la participation à la construction et à l'exploitation de SKA1, à son réseau de centres de données régionaux et à la gouvernance du projet. Des informations actualisées sur les impacts scientifiques, technologiques, industriels et sociétaux du Canada et du SKA sont disponibles sur le site web de SKA Canada .

Suite à l'achèvement du CDR du système SKA1 à la fin de l'année dernière, plusieurs évaluations externes du projet ont confirmé son état de préparation pour la phase de construction. Combinées aux importantes activités de clôture post-CDR menées par le bureau de projet, ces démarches ont abouti à l'approbation de la proposition de construction de SKA1 et de la proposition d'établissement et de livraison (c'est-à-dire d'exploitation) de l'observatoire par le conseil d'administration de l'organisation SKA en septembre 2020. Cette approbation représente l'aboutissement de dix années de travaux de développement et une étape majeure pour le projet. SKA1 est prêt pour la construction, dont le début est prévu en juillet 2021.


La construction du SKA1 devant débuter dans quelques mois, la gouvernance du projet passera bientôt de l'organisation SKA (phase de conception) à l'Observatoire SKA, l'organisation intergouvernementale (OIG) qui supervisera la construction et l'exploitation. L'OIG devrait entrer en vigueur début 2021 et prendre en charge le projet quelques mois plus tard. Le Canada sera observateur au conseil de l'OIG, mais tant qu'un engagement envers les phases de construction et d'exploitation ne sera pas pris, aucun mécanisme ne nous permettra de donner notre avis. De plus, l'attribution provisoire au Canada du corrélateur SKA1-Mid, l'un des lots de construction les plus importants et les plus intéressants du projet et une source importante de retour sur investissement, sera compromise si un engagement n'est pas pris avant le début des travaux. Il est donc urgent que le Canada s'engage envers le SKA d'ici le milieu de 2021, et le CNRC prépare la documentation nécessaire pour que le gouvernement puisse prendre sa décision à cet égard. La sensibilisation au SKA au sein du gouvernement et des universités est une partie importante du processus, et les travaux à cet égard sont bien avancés au sein de l’ACURA et de la Coalition pour l’astronomie canadienne.


La prochaine réunion scientifique du SKA, intitulée « Une vision préliminaire du ciel du SKA », se tiendra du 15 au 19 mars 2021. Elle se déroulera entièrement en ligne, avec une série de conférences préenregistrées et visionnables en tout temps, ainsi que des activités synchrones sur différents fuseaux horaires. Ce format virtuel offre aux Canadiens une excellente occasion de présenter leurs recherches à un public mondial, de se renseigner sur la science du SKA, de se tenir au courant des dernières actualités des projets et d'échanger avec des chercheurs du monde entier. Les modalités d'inscription seront diffusées à la communauté via l'exploseur CASCA dès qu'elles seront disponibles.


Avec l'accélération de la construction de SKA1, de nombreux scientifiques, ingénieurs, concepteurs de logiciels et personnels administratifs et de soutien seront recrutés, au Royaume-Uni comme dans les pays hôtes (Afrique du Sud et Australie). Les personnes intéressées sont invitées à consulter régulièrement cet espace , qui comprend un outil d'alerte emploi permettant de configurer des e-mails personnalisés filtrés par domaine d'expertise, lieu, durée et type d'emploi (CDI, CDD, détachement, etc.). Consultez cet espace pour découvrir les opportunités tout au long de l'année 2021.


Pour plus d'informations et de mises à jour sur le SKA :


Mise à jour SPICA


De David Naylor, SPICA Canadian HoN et Co-I, Université de Lethbridge et Doug Johnstone, SPICA Science Team, CNRC-Herzberg (Cassiopeia – Hiver 2020)


Comme la plupart des astronomes le savent déjà, le projet SPICA a pris fin brutalement en octobre. Pour expliquer la situation, nous avons envoyé la lettre suivante aux sympathisants canadiens du projet SPICA le 7 octobre.


Nous avons le regret d'annoncer aujourd'hui que nous avons reçu l'information officielle selon laquelle l'ESA et la JAXA ont conclu que la mission SPICA n'était plus viable, car, avec un peu de retard, elle a été jugée comme dépassant leurs enveloppes budgétaires. Par conséquent, la mission SPICA a été officiellement retirée du concours M5. Ce résultat est d'autant plus surprenant que SPICA a récemment passé avec succès son examen de consolidation de mission (MCR) et devait être soumise à l'examen de sélection de mission au printemps 2021. Cette nouvelle est une immense déception. En 2008, le Canada, sous la direction de David Naylor (Lethbridge) et avec le soutien de l'Agence spatiale canadienne (ASC), est devenu membre fondateur du consortium SPICA/SAFARI et a joué un rôle clé dans le développement du spectromètre haute résolution pour cet instrument, un spectromètre à transformée de Fourier (FTS), essentiel pour une part importante du domaine scientifique de l'infrarouge lointain. Depuis 2015, Doug Johnstone (CNRC-Herzberg) participe activement au développement de programmes scientifiques, et plus de 30 astronomes de partout au Canada ont exprimé leur soutien à la mission SPICA dans le cadre du récent processus du Plan à long terme 2020. Le FTS est largement considéré comme une technologie emblématique canadienne, bénéficiant d'atouts tant dans les secteurs industriel qu'universitaire. De plus, les résultats obtenus grâce au prototype de FTS cryogénique, développé par ABB, ont été bien accueillis par le consortium SAFARI, démontrant la capacité du Canada à livrer avec succès ce composant essentiel de l'instrument. Malgré ce revers important, l'avenir de l'astronomie spatiale infrarouge est bien compris et nécessitera soit un télescope froid à grande ouverture, soit un concept interférométrique. Le télescope spatial Origins, présenté au comité du rapport décennal américain comme l'une des cinq missions phares possibles de la NASA, est un exemple du premier cas. Un concept d'interféromètre est actuellement envisagé pour le prochain concours de grandes missions de l'ESA, mais la situation pourrait bien changer compte tenu de l'abandon de la mission SPICA. Chacun de ces concepts de mission nécessitera un FTS cryogénique et l'investissement du Canada au nom de l'instrument SAFARI fera assurément de nous le partenaire de choix pour fournir un tel instrument à la prochaine mission d'astronomie spatiale dans l'infrarouge lointain. Nous remercions l'ASC pour ses 12 années de soutien à SPICA, la communauté canadienne pour son désir continu et croissant d'accéder à l'univers de l'infrarouge lointain, et le groupe d'experts LRP 2020 pour avoir priorisé l'importance du Canada en tant que partenaire contributeur aux missions spatiales dans l'infrarouge lointain. Au cours des 12 dernières années, le Canada a noué des liens étroits avec la communauté internationale de l'astronomie spatiale dans l'infrarouge lointain et quitte le projet SPICA en tant que partenaire très respecté.

Au cours des deux mois qui ont suivi cette nouvelle dévastatrice, de nombreuses actions ont été menées au sein des communautés astronomiques canadiennes et internationales pour garantir que la promesse de SPICA perdure.


Au Canada, les discussions avec l'Agence spatiale canadienne et le Comité mixte sur l'astronomie spatiale ont porté sur l'atteinte des objectifs des activités de développement technologique en cours, liées à un spectromètre cryogénique à haute résolution pour un télescope spatial dans l'infrarouge lointain. Cet engagement reconnaît la nécessité d'un successeur à SPICA pour combler le fossé infrarouge qui existe entre le JWST et l'ALMA. En poursuivant ces travaux de développement d'instruments, le Canada est bien placé pour participer à ces efforts.


Nous tenons également à remercier les rédacteurs du Plan à long terme 2020 qui ont pu modifier, dans un délai très court, le texte du document afin de garantir que les objectifs de SPICA, plutôt que la mission spécifique, demeurent fortement soutenus par la communauté canadienne. Ainsi, la version finale du Plan à long terme fait référence à la nécessité d'une participation canadienne à un futur télescope spatial infrarouge refroidi.


Sur la scène internationale, le projet de télescope spatial Origins à plus grande ouverture, soumis au rapport décennal américain, dont la publication est prévue à la mi-2021, revêt une importance bien plus grande. L'instrumentation proposée pour Origins bénéficierait grandement de la technologie canadienne développée pour l'instrument SPICA/Safari. Des discussions sont en cours au sein de la communauté européenne sur une mission de remplacement.


La manière dont la mission SPICA a été annulée a suscité de vives inquiétudes au sein de la communauté astronomique. Fait rare, Nature a accepté de publier une lettre exprimant les inquiétudes de la communauté quant au manque de transparence du processus décisionnel. La version abrégée de la lettre est disponible ici ; la lettre complète ici . Elle a désormais recueilli plus de 500 signatures de scientifiques de renom du monde entier.


Nombre d'entre nous seront heureux de voir 2020 désormais derrière nous. Alors que nous nous tournons vers la prochaine décennie, ceux d'entre nous qui défendent SPICA au Canada entendent poursuivre leur collaboration avec leurs collègues internationaux pour faire du télescope spatial infrarouge refroidi une réalité, le Canada jouant un rôle de chef de file en matière d'instrumentation et d'orientation scientifique.

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