Bulletin Cassiopée – Solstice d'été 2019
- angabela
- 11 sept. 2025
- 26 min de lecture

DATE : 21 juin 2019
Dans ce numéro :
Message du président
Questions ALMA
Mise à jour de la mission de la constellation BRITE
Mise à jour du CATAC sur le télescope de trente mètres
Nouvelles du bureau canadien Gemini
Nouvelles du JCMT
Plan à long terme 2020
Mise à jour MSE
Mise à jour du réseau de kilomètres carrés (SKA)
Rédactrice en chef : Joanne Rosvick
Cassiopée est la newsletter trimestrielle de la CASCA, publiée aux solstices et aux équinoxes (21 mars, 21 juin, 21 septembre et 21 décembre).
Pour soumettre une contribution, veuillez envoyer un courriel à cassiopeia.editors@gmail.com . Toutes les contributions doivent être reçues avant la date limite (généralement deux semaines avant la publication) pour être publiées dans la prochaine édition. J'accepte les documents texte brut et Word. Veuillez noter que la mise en forme de votre document ne sera pas conservée. Veuillez joindre les images à votre courriel, sans les incorporer dans le texte. Veuillez indiquer les URL entre parenthèses à côté du mot ou de la phrase que vous souhaitez utiliser comme ancre de lien.
Rapport du président
Par Rob Thacker (président de la CASCA) (Cassiopeia – Été 2019)
Chers membres de la CASCA,
L'été est à nos portes et, lorsque vous lirez ces lignes, l'Assemblée générale annuelle de Montréal sera terminée. Je pense donc qu'il convient de commencer ce message du président par un immense merci aux organisateurs de McGill, à commencer par les coprésidents Nicolas Cowan et Daryl Haggard, ainsi qu'aux membres du comité organisateur local : Carolina Cruz-Vinaccia, Emmanuel Fonseca, Louise Decelles, Émilie Parent et Taylor Bell, et aux membres du comité organisateur scientifique : Vicky Kaspi, Andrew Cumming, Tracy Webb, Jonathan Sievers et Kelly Lepo. Je tiens également à remercier Sara Ellison, vice-présidente de la CASCA, pour son rôle de contact au sein du conseil d'administration. Le programme de la conférence regorge de sujets scientifiques de grande qualité, et le thème « Les domaines émergents en astrophysique » est particulièrement pertinent à l'approche du LRP2020.
LRP2020
Le processus LRP bat son plein, et je tiens à remercier les coprésidents Pauline Barmby et Bryan Gaensler, ainsi que les intervenants Matt Dobbs, Jeremy Heyl, Natasha Ivanova, David Lafrenière, Brenda Matthews et Alice Shapley, pour leur engagement dans cet immense projet. Lorsque vous lirez ces lignes, nous aurons tenu les premières séances de discussion à la CASCA, et j'ai hâte de voir les contributions que nous recevrons. Bien que je ne puisse pas dire qu'il y ait un moment propice pour rédiger un plan à long terme, la recherche étant en constante évolution, il semble qu'un nombre considérable de projets soient en cours de démarrage. Dans le cadre du LRP2010, nous avons examiné plus de 50 expériences/installations/projets différents, mais il est clair que le LRP2020 va les éclipser !
La réponse à la manifestation d'intérêt pour les livres blancs a été vraiment exceptionnelle. Avec plus de 80 titres, et un nombre en constante augmentation, le panel aura fort à faire pour tout examiner. J'encourage également toute la communauté à collaborer autant que possible. Nous ne sommes pas particulièrement nombreux et il y a beaucoup à gagner à travailler ensemble plutôt qu'à dupliquer les efforts.
Activités de la coalition
Certains d'entre vous se souviendront peut-être qu'après la visite de la Coalition en février, la députée Hélène Laverdière nous a contactés pour organiser une réception sur la Colline du Parlement en l'honneur de l'astronomie canadienne. Un grand merci à Nathalie Ouellette et René Doyon pour leur collaboration avec le bureau de Madame Laverdière, ainsi qu'à Kristina Proulx et Duncan Rayner de Temple Scott and Associates, qui ont également contribué à l'organisation de la réception. Ce genre d'événement vise avant tout à sensibiliser le public. Il est important de se rappeler que de nombreux groupes d'intérêt exercent des pressions sur le gouvernement ; nous devons donc nous mobiliser et faire entendre notre voix !
La réception a eu lieu le 27 mai et plusieurs projets du PLR y ont été présentés, dont des démonstrations en réalité virtuelle qui ont connu un franc succès ! Un grand merci à Stéphane Courteau, Matt Dobbs, Maria Drout, Kristine Spekkens et Maclean Rouble pour leur temps et leurs talents ! J'ai eu le temps de prononcer un bref discours soulignant les nombreuses premières mondiales réalisées par l'astronomie canadienne et, plus important encore pour le gouvernement, la profonde innovation que nous apportons grâce à nos collaborations avec l'industrie. Plus de 40 personnes étaient présentes à la réception, ce qui témoigne de son efficacité : nous avons pu discuter avec davantage de députés que nous ne le faisons habituellement en deux jours de réunions.
En plus de la réception, Nathalie, René et moi avons également effectué des visites régulières aux bureaux des députés. Nous poursuivons nos efforts pour que notre message soit entendu dans le plus grand nombre d'endroits et de contextes possible. Nous avons particulièrement insisté sur le fait que, même si les récents investissements dans l'ASC étaient les bienvenus, nous avons toujours besoin d'une stratégie spatiale offrant des pistes de financement et des opportunités claires pour l'astronomie spatiale canadienne.
À l'approche des élections fédérales du 21 octobre, nous nous trouvons dans une période intéressante pour le lobbying. C'est une bonne chose, car ceux qui aspirent à se faire élire ont des raisons d'écouter, mais c'est aussi une mauvaise chose, car l'accent est mis sur les votes électoraux plutôt que sur les stratégies. Cependant, la Coalition envisage quelques campagnes de sensibilisation qui pourraient exploiter cette situation à son avantage. Restez connectés !
Société et conseil d'administration
Le conseil d'administration est sur le point de connaître un changement important dans sa composition. Tout d'abord, je tiens à adresser mes plus sincères remerciements, au nom de tous les membres de la société, à James Di Francesco (secrétaire) et à Nicole St-Louis (trésorière) pour leur travail à ces postes pendant six ans ! La CASCA poursuit sa croissance en tant qu'organisation, et James et Nicole ont tous deux joué un rôle crucial dans ce changement. Plus nous créons de comités et plus nous décrochons de prix, plus ces deux rôles deviennent exigeants.
Outre James et Nicole, nous annonçons le départ d'Erik Rosolowsky, Samar Safi-Harb et Kristine Spekkens. Un grand merci à chacun d'entre vous pour tous vos efforts au service de la Société et pour avoir fait avancer plusieurs dossiers clés.
Je tiens également à saluer le travail remarquable accompli par les différents comités de la CASCA. Vos rapports et conseils sont essentiels à la réalisation du mandat de notre société, et je sais que vous travaillez tous plus fort que jamais, car le nombre de pages des rapports des comités est passé de 34 en 2015 à 92 cette année ! Le conseil d'administration a beaucoup de documents à examiner lors de sa prochaine réunion.
Je terminerai par un dernier merci à tous les autres membres qui contribuent bénévolement au fonctionnement de la CASCA et au succès de l'astronomie canadienne, ainsi qu'à Susan Di Francesco, administratrice de notre société, et à Jennifer West, notre consultante en informatique. Nous ne pourrions tout simplement pas fonctionner sans vous.
Joyeux solstice d'été !
Voler
Questions ALMA
De Gerald Schieven (ALMA) (Cassiopée – Été 2019)
Appel supplémentaire et évaluation par les pairs distribuée du cycle 7

Lors du cycle 7, ALMA proposera un appel à propositions supplémentaire autonome pour l'ACA (réseau de 7 m plus puissance totale). Cet appel devrait être lancé le 3 septembre 2019 et la date limite de soumission des propositions fixée au 1er octobre 2019. Cet appel supplémentaire, qui suivra l'appel principal de cinq mois, optimisera la production scientifique de l'ACA en permettant de proposer des travaux scientifiques plus rapidement. Les observations des propositions acceptées lors de cet appel supplémentaire seront programmées entre janvier et septembre 2020.
Cet appel constituera également le premier test du processus d'évaluation par les pairs distribuée (DPR), que l'observatoire prévoit d'utiliser pour l'appel principal du cycle 9. Les propositions soumises dans le cadre de l'appel supplémentaire seront évaluées par les pairs à l'aide d'un système distribué dans lequel chaque équipe de proposition désigne un évaluateur désigné pour participer au processus d'évaluation. L'évaluateur désigné peut être le chercheur principal de la proposition ou l'un des co-chercheurs.
Chaque évaluateur désigné sera chargé d'examiner dix propositions soumises dans le cadre de l'appel supplémentaire. Chaque proposition soumise sera classée par dix évaluateurs, et la liste finale des propositions sera déterminée par la moyenne de leurs classements. Si un évaluateur désigné ne soumet pas ses évaluations et son classement avant la date limite d'évaluation, la proposition pour laquelle il a été désigné sera rejetée.
Pour plus d'informations sur l'appel supplémentaire et le processus DPR, y compris une liste de questions fréquemment posées, consultez l'article dans leportail scientifique de l'ALMA sous l'onglet Proposition.
Statistiques des propositions du cycle 7
La date limite de l'appel à propositions principal pour le cycle 7 était le 17 avril. 1 785 propositions ont été soumises, demandant 19 338 heures de temps de réseau de 12 m et 9 019 heures de temps de réseau de 7 m. Ce chiffre est en légère baisse par rapport au cycle 6, où 1 839 propositions demandaient respectivement 19 705 et 13 614 heures. Le rapport complet sur les statistiques de soumission du cycle 7 est disponible sur leportail scientifique de l'ALMA . Les chercheurs principaux d'établissements canadiens ont soumis 43 propositions demandant respectivement 6 174 heures et 3 067 heures de temps de réseau de 12 m et 7 m. Ce chiffre est également en légère baisse par rapport au cycle 6, mais il en résulte toujours un taux de sursouscription (temps de chercheur principal demandé par rapport à la fraction canadienne « nominale » du temps nord-américain disponible) de 5,4 pour le réseau de 12 m et de 2,9 pour le réseau de 7 m.
Conférence « Nouveaux horizons dans les systèmes planétaires »
La conférence scientifique 2019 de la NAASC s'est tenue à Victoria, en Colombie-Britannique, du 13 au 17 mai. Intitulée « Nouveaux horizons dans les systèmes planétaires », elle a réuni des chercheurs travaillant sur les disques protoplanétaires, les disques de débris, les exoplanètes et la science du système solaire externe pour une semaine de présentations et de discussions sur les contraintes de la formation et de l'évolution planétaires dans tous ces domaines. Au total, 140 chercheurs ont assisté à la réunion (voir figure 1). Les commentaires ont été uniformément positifs, les participants de tous les domaines ayant indiqué avoir trouvé les présentations intéressantes, au-delà de leurs propres domaines d'expertise. Les travaux d'ALMA et de la mission New Horizons vers MU69 ont été fortement mis en avant, et la mission New Horizons a fait l'objet d'une conférence publique associée à la réunion, donnée par Kelsi Singer, scientifique adjointe du projet.

Dans l'actualité
Les lecteurs de cette newsletter auraient dû hiberner s'ils avaient manqué la publication, le 10 avril, de la toute première image de l'horizon des événements d'un trou noir. L'Event Horizon Telescope est un consortium mondial d'astronomes et d'observatoires, dont ALMA, qui a joué un rôle essentiel dans ces observations. L'image (figure 2) révèle l'ombre de l'horizon des événements d'un trou noir supermassif. Les résultats de cette campagne ont été publiés dans une série d'articles dans le volume 875 de l'Astrophysical Journal. Le communiqué de presse est disponible ici .

Produits de données ADMIT
Les utilisateurs récents de données ALMA auront remarqué la présence de fichiers supplémentaires avec leurs données UV calibrées. Il s'agit de produits de données générés avec ADMIT, la boîte à outils d'exploration de données ALMA, qui fournissent l'identification des raies spectrales, des cartes de moments, etc. Outre les produits de pipeline, les utilisateurs peuvent utiliser ADMIT pour effectuer une série de tâches d'analyse spectrale. Pour plus d'informations sur ADMIT, cliquez ici .
ALMA2019 : Résultats scientifiques et synergies inter-établissements
La conférence ALMA 2019, intitulée « Science Results and Cross-Facility Synergies », se tiendra du 14 au 18 octobre à Cagliari, en Sardaigne. Elle abordera l'ensemble des activités scientifiques d'ALMA, en mettant l'accent sur les résultats des premières séries de grands programmes ALMA, les longues lignes de base et les capacités haute fréquence, les nouveaux modes solaire et VLBI, ainsi que la synergie entre ALMA et d'autres observatoires. Bien que la date limite d'inscription ne soit pas avant le 31 juillet, les inscriptions à la conférence sont déjà complètes et une liste d'attente est présente.
Mise à jour de la mission de la constellation BRITE
Par Gregg Wade (chercheur privé canadien pour BRITE) (Cassiopeia – Été 2019)

BRITE-Constellation est une mission internationale d'astronomie spatiale composée d'une flotte de nanosatellites de 20 x 20 x 20 cm dédiés à la photométrie optique de précision des étoiles brillantes en deux couleurs photométriques. La mission poursuit ses opérations scientifiques complètes, avec 25 diffusions de données aux chercheurs cibles de BRITE et de nombreux jeux de données accessibles au public dans les archives publiques de BRITE .
La mission BRITE est une collaboration entre des astronomes et des scientifiques spatiaux canadiens, autrichiens et polonais. Les partenaires canadiens représentent l'Université de Toronto, l'Université de Montréal, l'Université Bishop's et le Collège militaire royal du Canada. La mission a été construite et les satellites canadiens exploités par le Laboratoire de vol spatial de l'Institut d'études aérospatiales de l'Université de Toronto (UTIAS-SFL). L'Agence spatiale canadienne a financé la construction des satellites canadiens et continue d'en soutenir les opérations quotidiennes.
Opérations
La Constellation compte cinq satellites BRITE en fonctionnement, collectant des données sur divers champs célestes dans le cadre d'un programme coordonné visant à obtenir des courbes de lumière continues à long terme (~ 6 mois) bien échantillonnées dans les bandes passantes rouge et bleue.
Au moment où ce numéro de Cassiopeia était mis sous presse, voici l'état des affectations célestes pour les nanosats BRITE :
BRITE Toronto (Canada) : Toronto observe avec un filtre rouge. Elle observe actuellement le champ Car III. Comme l'indique le chiffre « III », la campagne actuelle sur ce champ représente une nouvelle observation d'un champ précédemment observé. Des tentatives ont également été lancées pour commencer à observer le champ CygLyr III comme champ de commutation.
BRITE Lem (Pologne) : Lem observe avec un filtre bleu. Il observe le champ Sco II.
BRITE Heweliusz (Pologne) : Heweliusz observe avec un filtre rouge. Ce satellite observe également le champ Sco II.
BRITE Austria (Autriche) : BRITE Austria observe avec un filtre bleu. Il observe le champ Sag V après avoir récemment complété le champ Vel/Pup V.
UniBRITE (Autriche) : UniBRITE observe avec un filtre rouge. Ce satellite observe également le champ Sag V après avoir récemment complété le champ Vel/Pup V.
Le programme d'observation de la constellation BRITE, qui s'étendra jusqu'à la mi-2020, a été planifié par l'équipe scientifique exécutive BRITE (BEST), et les détails sont disponibles sur la page Wiki de photométrie BRITE .
Résultats scientifiques récents
« Revisiting the pulsational characteristics of the exoplanet host star beta Pictoris », par K. Zwintz et al. (A&A, sous presse) . Zwintz et al. revisitent les propriétés pulsationnelles de beta Pic – hôte d'une planète géante gazeuse – et identifient ses modes de pulsation à partir d'amplitudes normalisées dans cinq bandes passantes différentes. Ils ont réalisé une analyse fréquentielle en utilisant trois saisons d'observations de la Constellation BRITE dans les filtres bleu et rouge BRITE, en plus d'une longue courbe de lumière bRing et de près de 8 ans de mesures photométriques de la mission SMEI. À l'aide de modèles rotatifs 2D, ils ont ajusté les amplitudes et fréquences normalisées par le biais de chaînes de Markov de Monte-Carlo, identifiant 15 fréquences de pulsation dans la plage de 34 à 55 c/d, dont deux présentent une nette variabilité d'amplitude. En utilisant les amplitudes normalisées dans un maximum de cinq bandes passantes, ils ont identifié les modes associés comme trois modes l = 1, six modes l = 2 et six modes l = 3. Plusieurs ajustements aux fréquences et aux amplitudes normalisées sont obtenus, dont un avec une inclinaison proche de l'équateur pour beta Pic, ce qui correspond aux attentes basées sur l'inclinaison orbitale de beta Pic b et l'orientation du disque circumstellaire. Cette solution conduit à une vitesse de rotation de 27 % de la vitesse de désintégration képlérienne, un rayon de 1,497 ± 0,025 R Sun et une masse de 1,797 ± 0,035 M Sun. Les erreurs d'environ 2 % sur le rayon et la masse ne tiennent pas compte des incertitudes des modèles et d'une identification de mode potentiellement erronée.

Conférences, ressources et médias sociaux
Conférences
L'équipe BRITE dirige l'organisation d'une conférence intitulée « Les étoiles et leur variabilité, observées depuis l'espace », qui se tiendra à Vienne, en Autriche, du 19 au 23 août 2019. La préinscription est disponible sur le site Web de la conférence .
Ressources
Les archives publiques de données BRITE, basées à Varsovie, en Pologne, au Centre astronomique Nikolaus Copernicus, sont accessibles à l'adresse brite.camk.edu.pl/pub/index.html .
Le wiki de la mission (y compris les informations sur les domaines passés, actuels et futurs) est accessible à l'adresse brite.craq-astro.ca/ .
BRITE Constellation est sur Facebook, à @briteconstellation .
L'équipe scientifique consultative internationale BRITE
L'équipe scientifique consultative internationale BRITE (BIAST), composée de chercheurs principaux scientifiques, d'autorités techniques, d'astronomes amateurs et de passionnés de la mission, conseille le directeur de mission sur les aspects scientifiques et de vulgarisation de la mission. Si vous souhaitez vous joindre à la BIAST, veuillez contacter Gregg Wade, chercheur principal canadien de BRITE : wade-g@rmc.ca .
Mise à jour du CATAC sur le télescope de trente mètres
Par Michael Balogh (président du CATAC) (Cassiopée – Été 2019)
Le CATAC a soumis un rapport de comité au comité LRP2020. Ce rapport résume l'historique récent de la participation du Canada au projet TMT, y compris les questions liées à la construction et au financement. Il offre un aperçu utile de notre position dans cet important projet et est disponible dans le répertoire des rapports du comité LRP et sur notre site web .
Bien que l'Observatoire international TMT (TIO) soit désormais légalement autorisé à commencer les travaux de construction sur le Maunakea, des travaux préparatoires restent à accomplir. Il s'agit notamment de déposer les demandes de permis, qui ont expiré, et, surtout, de coordonner les efforts avec les parties prenantes, notamment les autres directeurs d'observatoire, la police locale, les élus et les résidents. La reprise des travaux est prévue pour cet été, dans l'hémisphère nord.
En avril, le CATAC a publié une version révisée de ses recommandations sur l'instrumentation des TMT après l'aube. Celle-ci a été présentée lors du déjeuner-causerie de l'ACURA, le mercredi 19 juin, lors de la réunion annuelle de la CASCA à McGill. Une discussion a été amorcée lors de cette séance, mais il n'est pas trop tard pour nous faire part de vos commentaires. Le CATAC a besoin de connaître vos idées et vos ambitions afin de contribuer à une bonne représentation des intérêts canadiens au sein du conseil d'administration et du comité consultatif scientifique.
Le prochain Forum scientifique TMT se tiendra du 4 au 6 novembre 2019 à Xiamen, en Chine. N'hésitez pas à y assister ! L'ACURA offrira une fois de plus une aide financière aux chercheurs universitaires pour leur permettre de participer à cette réunion. Les demandes peuvent être adressées à mbalogh@uwaterloo.ca .
Adhésion au CATAC :
Michael Balogh (Université de Waterloo), président, mbalogh@uwaterloo.ca
Bob Abraham (Université de Toronto; TIO SAC)
Stefi Baum (Université du Manitoba)
Laura Ferrarese (NRC)
David Lafrenière (Université de Montréal)
Harvey Richer (UBC)
Kristine Spekkens (Collège militaire royal du Canada)
Luc Simard (directeur général du CNRC-HAA, sans droit de vote, membre d'office)
Don Brooks (directeur exécutif de l'ACURA, sans droit de vote, membre d'office)
Rob Thacker (président de la CASCA, sans droit de vote, membre d'office)
Kim Venn (gouverneur scientifique pour le Canada au conseil d'administration de TIO, sans droit de vote, membre d'office)
Stan Metchev (TIO SAC, sans droit de vote, membre d'office)
Tim Davidge (coprésident canadien du TIO SAC; NRC, observateur)
Greg Fahlman (NRC, observateur)
Nouvelles du bureau canadien Gemini
Par Stéphanie Côté (CGO, CNRC Herzberg) (Cassiopée – Été 2019)
Un fantôme à HAA
Un fantôme est apparu à HAA. Le spectrographe optique haute résolution Gemini est le prochain instrument de l'installation Gemini. Il est construit par une équipe dirigée par l'Observatoire astronomique australien, avec la participation du CNRC HAA pour la construction du spectrographe, et de l'Université nationale australienne (ANU) pour le système de contrôle de l'instrument et le logiciel de réduction des données. La phase de construction vient de s'achever avec succès à Victoria et les travaux d'intégration complète commencent. La mise en service est prévue pour février 2020.
GHOST sera un instrument performant offrant une large couverture simultanée de longueurs d'onde avec une grande efficacité d'observation, permettant aux astronomes d'étudier un large éventail de domaines scientifiques, de la composition des premières étoiles à la caractérisation des systèmes exoplanétaires, en passant par les études d'abondance des amas globulaires extragalactiques. Un pipeline de réduction des données sera fourni avec l'instrument. GHOST offrira une couverture simultanée de longueurs d'onde de 363 nm à 950 nm, avec deux modes de résolution spectrale sélectionnables : le mode résolution standard avec R > 50 000 et le mode haute résolution avec R > 75 000. GHOST échantillonnera spatialement chaque objet cible sur un champ de 1,2 seconde d'arc. En mode résolution standard, GHOST pourra observer deux cibles simultanément sur un champ de 7,5 minutes d'arc de diamètre avec une précision de vitesse radiale de 600 m/s sur toute la longueur d'onde. En mode haute résolution, il offrira une précision de vitesse radiale de 10 m/s sur la gamme de longueurs d'onde de 430 nm à 750 nm.
GHOST se compose de trois éléments principaux : l'unité Cassegrain montée sur le télescope, le spectrographe de table situé dans le laboratoire du pilier, et un câble à fibre optique reliant les deux. L'unité Cassegrain contient le système de bras de positionnement, les IFU des fibres objet et ciel, ainsi que les mini-CAN. Le spectrographe de table sera isolé dans le laboratoire du pilier du télescope Gemini-Sud pour garantir la stabilité de l'image et de la longueur d'onde.

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Veuillez noter que le PIT (outil Phase 1) calculera automatiquement le temps requis pour les étalonnages de base et l'ajoutera à la demande de temps. Il suffit de saisir pour chaque cible le temps d'exposition à la source nécessaire, ainsi que les temps de surcharge (temps d'acquisition, temps de lecture, etc.), et le PIT calculera le temps total nécessaire pour la cible. Notez que le calculateur de temps d'intégration (ITC) fournit désormais ces estimations de temps de surcharge. Il les répertorie toutes avec une ventilation du temps nécessaire pour chacune et donne le temps de surcharge total. En résumé, calculez le temps d'intégration requis, ajoutez les suppléments indiqués par l'ITC, saisissez ce total dans le PIT. Ce dernier fournira le temps total en ajoutant également le temps d'étalonnage de base. Pour les instruments Visitor, cependant, tout cela ne sera pas automatique. Les PI d'Alopeke et de Zorro doivent inclure dans le PIT le temps du programme pour les étalons PSF s'ils en ont besoin, et les PI de TEXES doivent inclure le temps pour les étalons telluriques dans leurs propositions.
Détendez-vous s'il vous plaît !
Environ 25 % du temps d'attente Gemini alloué aux programmes canadiens est consacré à la bande 3. Cette bande 3 surcharge la file d'attente avec des programmes pouvant être observés dans des conditions d'observation plus souples, lorsqu'aucun programme de bande 1 ou 2 ne les utilise. Nous recevons généralement peu de propositions demandant ces conditions souples (comme IQ85 %, IQ=Any ou Couverture nuageuse inférieure à 70 %). Pourtant, de nombreux programmes ont simplement besoin d'atteindre un certain rapport signal/bruit pour réussir, sans nécessiter une bonne visibilité, et peuvent donc être complétés avec ces conditions souples en intégrant plus longtemps. Les calculateurs de temps d'intégration Gemini (ITC) vous aideront à déterminer le temps supplémentaire nécessaire pour atteindre vos objectifs. N'hésitez pas à soumettre des propositions avec ces conditions souples. L'outil Phase1 (PIT) vous permet de demander une durée pour les conditions de bande 1/2 et une durée différente pour la bande 3 avec les conditions de bande 3. N'hésitez pas à soumettre davantage de propositions, quelles qu'elles soient ! Au cours du semestre 2019B, nous n'avons reçu que 23 propositions canadiennes, soit le nombre le plus faible depuis au moins 15 ans. Les chances de réussite au CanTAC sont donc très favorables pour votre projet, et c'est une bonne occasion de donner du temps aux étudiants en fin de thèse qui souhaitent se lancer dans de nouveaux projets, ou aux astronomes plus expérimentés prêts à se lancer dans des projets plus risqués.
Communiqués de presse récents de Gemini Canada
Le 11 juin, l'équipe du GPI Exoplanet Survey (GPIES) a annoncé les résultats de son analyse des 300 premières jeunes étoiles proches observées lors du relevé. L'équipe, dirigée par Eric Nielsen de Stanford, comprend de nombreux Canadiens : René Doyon, Julien Rameau (Université de Montréal), Christian Marois, Celia Blain, Benjamin Gerard (HAA) et Stanimir Metchev (UWO) . Parmi les 300 premières étoiles, le GPIES a détecté six planètes géantes et trois naines brunes, ce qui représente le relevé d'imagerie directe le plus vaste et le plus sensible des planètes géantes publié à ce jour. L'analyse suggère que les naines brunes pourraient s'être formées différemment des planètes géantes à large séparation. La question de savoir si les naines brunes (objets dont la masse se situe entre celle d'une petite étoile et celle d'une superplanète, mais dont le noyau est dépourvu de fusion nucléaire pour brûler en étoile) naissent davantage comme des étoiles ou des planètes se pose depuis longtemps. Les étoiles se forment de haut en bas par l'effondrement gravitationnel de grands nuages primordiaux de gaz et de poussière, tandis que l'on pense que les planètes se forment de bas en haut par l'assemblage de petits corps rocheux qui se développent ensuite en de plus gros corps (accrétion de noyau/cailloux).
Cette étude révèle que, si les naines brunes les plus massives sont plus nombreuses que les naines brunes les moins massives, la tendance est inversée pour les planètes géantes : les planètes les moins massives sont plus nombreuses que les plus massives. De plus, les naines brunes ont tendance à se trouver loin de leur étoile hôte, tandis que les planètes géantes se concentrent plus près. Ces tendances opposées indiquent que les naines brunes se forment de haut en bas par instabilité gravitationnelle (comme les étoiles), et les planètes géantes de bas en haut (accrétion du noyau). Le communiqué de presse est disponible ici .
Rejoignez les milliers et milliers d'abonnés de l'observatoire Gemini sur Facebook : @GeminiObservatory et Twitter : @GeminiObs
Nouvelles du JCMT
Par Chris Wilson, Université McMaster (membre du conseil d'administration du JCMT pour le Canada) (Cassiopeia – Été 2019)
Science
Le JCMT a publié de nombreux résultats scientifiques passionnants au cours des six derniers mois. Le plus célèbre d'entre eux est sans doute l'annonce par l'équipe du télescope Event Horizon (dont le JCMT fait partie) de l'imagerie de l'ombre du trou noir de M87. Ce trou noir porte également un nom hawaïen, Powehi, en grande partie grâce aux efforts de sensibilisation de la directrice adjointe du JCMT, le Dr Jessica Dempsey.
Un autre événement marquant a été la découverte de jets à rotation rapide provenant du trou noir V404 Cygni dans notre propre galaxie, récemment publiée dans Nature (Miller-Jones et al., 2019). Des travaux antérieurs du Dr Alex Tatarenko et de ses collaborateurs du JCMT et du SMA avaient démontré la nature évolutive rapide de ce jet et jeté les bases des observations VLBA récemment publiées.
Les résultats continuent d'affluer des grands programmes du JCMT, y compris le deuxième article de l'enquête sur les galaxies proches JINGLE par le Dr Matt Smith et al., qui décrit en détail les méthodes de réduction des données utilisées pour traiter les observations SCUBA-2 de cibles faibles mais quelque peu étendues.
Observations et propositions
La météo s'est nettement améliorée au cours du semestre 19A, mettant fin à une période de très mauvais temps qui avait duré plus d'un an.
Le prochain appel à propositions (pour le volet 20A) sera lancé en août et la date limite de soumission sera le 15 septembre 2019. Cet appel concernera les programmes de recherche et les grands programmes. Les détails concernant l'appel à propositions pour les grands programmes sont disponibles ici .
Je prévois que les Canadiens pourront demander du temps de chercheur principal (PI) au JCMT pour le semestre 20A. (Nous n'étions pas admissibles au semestre 19B en raison de la réduction des contributions opérationnelles due à la fin de la subvention d'exploitation et de maintenance du CRSNG.) La météo sur la bande 5 continue d'être sous-utilisée ; les bonnes idées pour l'utiliser sont donc fortement encouragées. D'ici le semestre 20A, nous devrions de nouveau disposer d'un récepteur opérationnel sur la bande 230 GHz au JCMT (voir section suivante).
Instrumentation nouvelle et future
Le récepteur RxA3m, fonctionnant dans la bande des 230 GHz, a été retiré du télescope en juin 2018 en raison de problèmes croissants de fuites d'hélium dans son cryostat, entre autres. Un récepteur de remplacement, appelé Namakanui, devait initialement être installé sur le télescope en mars 2019, mais, en raison de divers problèmes, il devrait être disponible au semestre 2019B. Ce récepteur est basé sur le récepteur tribande utilisé au télescope du Groenland ; la cartouche fonctionnant dans la bande des 230 GHz est appelée U'u.
L'EAO a organisé une réunion très réussie sur le thème « Submillimeter Futures » à Nanjing, du 20 au 23 mai 2019. L'un des principaux thèmes de cette réunion était le projet d'une nouvelle caméra de 850 microns destinée à remplacer SCUBA-2. Les études préliminaires suggèrent qu'une caméra dotée d'un champ de vision de 12 minutes d'arc et de détecteurs plus sensibles offrirait une vitesse de cartographie jusqu'à 20 fois supérieure à celle de SCUBA-2. Elle offrirait également d'excellentes capacités de polarisation. L'ensemble des présentations de la réunion est consultable sur le site web de la réunion .
L'EAO sollicite des livres blancs à l'appui de cette nouvelle caméra de 850 microns, avec une date limite fixée au 30 juin 2019. De plus amples informations sont disponibles sur le site Web du JCMT et sur le wiki de discussion sur les futurs projets de l'EAO .
Une équipe d’universités canadiennes dirigée par McMaster prépare une proposition pour le concours du Fonds d’innovation de la FCI 2020 afin de chercher à contribuer au financement de cette nouvelle caméra de 850 microns.
Prochaines réunions
La réunion des utilisateurs du JCMT 2019 se tiendra à Taipei, Taïwan, les 6 et 7 novembre 2019. Un atelier JCMT, couvrant la phase de proposition et d'analyse des données, se tiendra le 5 novembre, et le 8 novembre sera consacré aux réunions parallèles du programme. Pour plus d'informations, veuillez consulter le site web du programme .
Plan à long terme 2020
De Pauline Barmby, Bryan Gaensler (coprésidents du LRP2020) (Cassiopée – Été 2019)
Plan à long terme 2020
Le LRP2020 est lancé ! Au moment où vous lirez ces lignes, les premiers événements en personne auront eu lieu lors du congrès annuel 2019 de la CASCA à Montréal. Parmi ceux-ci, on compte une présentation générale des coprésidents et des présentations sur l'état du domaine par les comités permanents de la CASCA. Plus de 70 équipes ont soumis des manifestations d'intérêt pour des livres blancs, dont la date limite de dépôt est le 30 septembre 2019. Après la date limite de dépôt des livres blancs, une série d'assemblées publiques, dont une spéciale consacrée à l'astronomie spatiale, auront lieu en octobre et novembre.
Comme toujours, les dernières actualités du LRP2020 sont disponibles sur la page web et sur l' espace Slack . Vous pouvez contacter le panel à l' adresse panel@lrp2020.groups.io et les coprésidents à l' adresse chairs@lrp2020.groups.io .
Mise à jour du Maunakea Spectroscopic Explorer (MSE)
Par Patrick Hall (membre du groupe de direction de MSE) (Cassiopeia – Été 2019)
Cas scientifique détaillé mis à jour
L'étude scientifique détaillée du Maunakea Spectroscopic Explorer : édition 2019 est désormais disponible sous arXiv:1904.04907 ou sur le site web remanié de MSE . Ce document s'appuie sur les contributions de l'équipe scientifique de MSE (380 membres dans le monde, et ce chiffre ne cesse d'augmenter – rejoignez-nous dès aujourd'hui !), et notamment des responsables des huit groupes de travail scientifiques.
Les principaux piliers du programme scientifique du MSE comprennent (i) l'installation de suivi Gaia ultime pour comprendre la chimie et la dynamique de la lointaine Voie Lactée, y compris le disque externe et le faible halo stellaire à haute résolution spectrale (ii) la formation et l'évolution des galaxies à midi cosmique, via le type d'enquêtes révolutionnaires qui ont eu lieu dans l'Univers proche, mais maintenant menées au sommet de l'histoire de la formation des étoiles de l'Univers (iii) la dérivation de la masse du neutrino et des informations sur la physique inflationniste grâce à une enquête cosmologique sur le décalage vers le rouge qui sonde un grand volume de l'Univers avec une densité de galaxies élevée.
L'équipe scientifique a également répondu à une enquête sur l'équilibre entre les exigences scientifiques et les capacités de l'instrument telles que décrites dans la conception conceptuelle du MSE, en particulier en ce qui concerne la résolution HR et les capacités de la bande H du LMR. Plus tard cette année, l'équipe scientifique commencera à travailler sur une enquête de référence de conception pour démontrer quantitativement les capacités scientifiques et d'enquête du MSE au cours des deux premières années d'opérations scientifiques.
Développement des PME au Canada : Proposition de l'Énoncé d'entente, de l'ACURA et de la FCI
Le MSE a terminé sa phase de conception, et un protocole d'accord (PA) régissant la phase de conception préliminaire est prêt à être signé par les participants du MSE. Le conseil institutionnel d'ACURA votera pour devenir le signataire canadien de ce PA lors de sa réunion qui suivra la CASCA en juin. Les signataires du PA n'ont aucune obligation financière envers le MSE ; celui-ci précise simplement la valorisation des contributions des signataires par le projet MSE.
Pour assurer une part importante du Canada dans le MSE, il faudra obtenir du financement auprès de subventions évaluées par les pairs, comme la FCI. À cette fin, les travaux menés par le professeur Colin Bradley de l'Université de Victoria se poursuivent dans le cadre d'une demande importante (environ 20 millions de dollars) de la FCI auprès de partenaires universitaires et industriels pour la conception de nombreux sous-systèmes du MSE. À ce jour, des propositions internes du MSE ont été approuvées à Victoria, UBC, Waterloo et St. Mary's, et des propositions sont toujours en cours d'examen à York, McGill, Western, Manitoba et Toronto.
Soumissions de plan de partenariat, de budget, de calendrier et de planification à long terme
Le groupe de gestion MSE diffusera prochainement un projet de plan de partenariat pour les phases de construction et d'exploitation du MSE. Le MSE comprend à la fois une installation et une étude (par exemple, SDSS). 80 % du temps d'observation sera consacré à des études de type « ancienne génération » (d'une durée de plusieurs années), sollicitées et développées par la communauté des partenaires lors d'appels réguliers. 20 % du temps (plus de 10 millions d'heures de fibre optique au cours des cinq premières années) sera consacré à des programmes stratégiques de plus petite envergure. Dans le projet de plan de partenariat, les partenaires pourront participer à toutes les études de type « ancienne génération » et auront accès à toutes les données de ces études. De plus, ils auront accès à une part du temps consacré aux études stratégiques proportionnelle à leur contribution au budget global du MSE. (Si vous souhaitez participer à l'élaboration du projet de plan de partenariat MSE, veuillez contacter l'un de vos représentants du groupe MSE.)
Le coût du MSE, basé sur le plan conceptuel, s'élève à 328 millions de dollars US (coût de base + 86 millions de dollars US de risque), le télescope et les spectrographes étant les principaux contributeurs à ce budget. Un calendrier techniquement rythmé, avec le démantèlement du CFHT à la mi-2024, prévoit une mise en service scientifique du MSE à partir de 2029. Les travaux techniques et de partenariat de la phase de conception préliminaire permettront d'affiner ces chiffres, mais le MSE demeure la seule installation spectroscopique optique/proche infrarouge à grand champ de classe 8 mètres (par opposition à un instrument) en phase de conception.
À cette fin, des livres blancs et des avis d'intention relatifs à la MSE ont été soumis au LRP et aux exercices de planification à long terme d'Astro2020 par le bureau de projet et par des scientifiques intéressés par la MSE. Ces soumissions examinent les objectifs scientifiques spécifiques atteignables grâce à la MSE, ainsi que les travaux de conception et de planification en cours.
En parlant de cela, le bureau de projet MSE recrute un ingénieur système – voir l’offre d’emploi ici .
Réunions
Les présentations du MSE ont eu lieu lors de la réunion triennale des utilisateurs du CFHT, qui s'est tenue à Montréal du 20 au 22 mai. Les présentations de Doug Simons (CFHT et MSE), Alan McConnachie (aperçu du MSE), Daniel Huber (astrophysique stellaire et exoplanètes), Daryl Haggard (science du domaine temporel), Michael Balogh (formation et évolution des galaxies) et Will Percival (cosmologie) sont disponibles ici .
MSE sera également présent à la réunion CASCA à Montréal ; plus d'informations sur cette réunion dans le prochain Cassiopée.
Pour plus d'informations
Pour toute question concernant MSE, contactez vos représentants du groupe de gestion MSE – Laura Ferrarese et Patrick Hall – ou les membres de votre groupe consultatif scientifique MSE – Sarah Gallagher et Kim Venn.
Mise à jour du réseau de kilomètres carrés (SKA)
Par Kristine Spekkens (directrice scientifique canadienne du SKA) (Cassiopée – été 2019)
Pour plus d'informations et de mises à jour sur le SKA :
abonnez-vous à la liste de diffusion canadienne SKA en envoyant un e-mail vide à all+subscribe@skacanada.groups.io
visitez le site WWW canadien du SKA
Le projet SKA a connu des développements passionnants au cours des six derniers mois. Cet article résume l'évolution de la conception et de la gouvernance de SKA1 – la première phase de l'installation SKA dont la construction devrait débuter au début de la prochaine décennie – au cours des six derniers mois.
La conception de base du SKA1 est mature et, ces derniers mois, l'organisation SKA (SKAO) s'est concentrée sur la planification et l'exécution des revues de conception critiques (CDR) des consortiums d'éléments SKA1 ; voir figure 1. Sept des neuf consortiums d'éléments SKA1 ont terminé leur CDR et leur clôture et ont depuis été dissous. Le SKAO effectue des travaux importants pendant une phase de transition qui devrait durer encore un an. Le processeur de signal central (CSP), dirigé par le Canada, a notamment franchi une étape importante fin 2018 en achevant son CDR, qui a été approuvé sans suite (le seul consortium à avoir reçu cette note élevée), marquant ainsi la fin de près de six ans de travaux de développement. Le consortium LFAA (Low-Frequency Aperture Array) a passé avec succès le CDR et sa clôture est en cours. Le seul élément restant à traiter est celui du consortium Dish (DSH), prévu pour le premier trimestre 2020 afin de laisser suffisamment de temps pour intégrer les enseignements tirés du prototypage à la conception et résoudre les problèmes de propriété intellectuelle en suspens. Le CDR du système SKA1 est prévu pour le quatrième trimestre 2019, un cahier des charges ascendant, révisé en externe, est prévu pour le deuxième trimestre 2020 et le début des travaux est actuellement prévu pour le deuxième trimestre 2021.

Alors que SKA1 passe de la phase de pré-construction à la phase de construction, la gouvernance du projet passera de SKAO, une société à but non lucratif basée au Royaume-Uni, à une organisation intergouvernementale (OIG) établie par convention. Une cérémonie de signature de la convention et du procès-verbal final de l'OIG a eu lieu en mars 2019, et sept pays ont déjà signé la convention et deviennent membres fondateurs de l'OIG : l'Australie, la Chine, l'Italie, le Portugal, l'Afrique du Sud, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. L'OIG verra le jour lorsque le traité sera ratifié par cinq de ces signataires. Sa pleine capacité opérationnelle est actuellement prévue pour le quatrième trimestre 2020, date à laquelle le conseil de l'OIG devrait prendre le contrôle total du projet. Dans l'intervalle, un groupe de travail préparatoire du conseil (CPTF) représente les intérêts des signataires actuels et futurs de l'OIG et élabore, entre autres, les politiques d'adhésion, de passation de marchés et de propriété intellectuelle.
Le Canada a encore la possibilité de signer et de ratifier la Convention pour adhérer à l'OIG si l'approbation gouvernementale est obtenue, mais la nature souveraine d'un traité d'OIG rend cette option peu attrayante pour les législateurs. Il est donc fort probable que le Canada participe à SKA1 par le biais d'une forme quelconque de statut de membre associé, une position actuellement partagée avec la Nouvelle-Zélande. Les conditions de ce statut devront être négociées avec le Conseil de l'OIG, et n'entreront en vigueur qu'après la ratification de la Convention de l'OIG. Cette politique clé est actuellement élaborée par le CPTF en vue de son transfert au Conseil dès son entrée en vigueur. L'autorisation gouvernementale accordée au CNRC de participer au CPTF constituerait donc une étape importante pour clarifier les options du Canada en matière de participation à SKA1, et les négociations à ce sujet progressent bien.


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