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Bulletin Cassiopée – Solstice d'été 2017

DATE : 20 juin 2017


Dans ce numéro :


Message du président

Retour sur la réunion CASCA 2017

Mise à jour de la mission de la constellation BRITE

Actualités canadiennes Gemini

Rapport du comité consultatif TMT de CASCA/ACURA

Pour une durée limitée seulement : inscrivez-vous dès maintenant pour participer aux nouveaux grands programmes du JCMT !

Rapport du LRPIC

Mise à jour MSE

Actualités du CNRC Herzberg

Une enquête révèle…

Utilisation des données archivées dans les projets de cours : un appel à la collaboration

Quels télescopes les Canadiens utilisent-ils?



Rédacteurs : Magdalen Normandeau et Joanne Rosvick

Cassiopée est la newsletter trimestrielle de la CASCA, publiée aux solstices et aux équinoxes (21 mars, 21 juin, 21 septembre et 21 décembre).

Pour soumettre une contribution, veuillez envoyer un courriel à cassiopeia.editors@gmail.com . Toutes les contributions doivent être reçues avant la date limite (généralement deux semaines avant la publication) pour être publiées dans la prochaine édition. J'accepte les documents texte brut et Word. Veuillez noter que la mise en forme de votre document ne sera pas conservée. Veuillez joindre les images à votre courriel, sans les incorporer dans le texte. Veuillez indiquer les URL entre parenthèses à côté du mot ou de la phrase que vous souhaitez utiliser comme ancre de lien.

Message du président


Par/par Roberto Abraham, président de la CASCA (Cassiopée – Été 2017)

CASCA President Bob Abraham
CASCA President Bob Abraham

Assemblée générale annuelle de la CASCA

Plusieurs d'entre nous reviennent tout juste d'une assemblée générale annuelle de la CASCA à Edmonton, une réunion très réussie. Nous remercions nos collègues albertains de l'avoir organisée. Cette année, l'assemblée générale annuelle de la CASCA a été marquée par de formidables conférences (la superradiance de Dicke, dont je n'avais jamais entendu parler avant la réunion, s'est avérée être un sujet vraiment intéressant) et des séances de discussion passionnantes. Plusieurs de ces séances ont porté sur des sujets d'une grande importance pour notre communauté, comme le financement de l'astronomie spatiale et les progrès de la construction du télescope de trente mètres. Nous attendons tous avec impatience d'autres conférences intéressantes et des discussions stimulantes lors de l'assemblée générale annuelle 2018 de la CASCA à Victoria.


CATAC

Comme je l'ai décrit dans mon dernier message du président, l'un des principaux objectifs récents du conseil d'administration de la CASCA a été de mettre en place une structure consultative officielle pour la participation canadienne au projet du télescope de trente mètres. Je suis heureux d'annoncer que le comité consultatif CASCA-ACURA TMT (CATAC) a été mis en place au début de l'année, et que nombre d'entre vous ont pu le constater à l'œuvre lors de l'assemblée générale annuelle de la CASCA. Le CATAC est dirigé par le professeur Michael Balogh (Waterloo), et il a, à mon avis, fait un travail remarquable en gérant ce nouveau comité.

Les termes de référence spécifiques du CATAC sont soigneusement énoncés dans un document officiel , mais l’essentiel est que le CATAC a deux rôles principaux :

  1. Ce comité évalue en permanence les progrès du projet TMT, en s’assurant que le TMT répond aux objectifs scientifiques, techniques et stratégiques définis dans le plan à long terme, et il transmet ces informations au comité de mise en œuvre du LRP.

  2. Il sert de canal de consultation et d’information de la communauté sur l’état du projet TMT.

Une première activité très importante du CATAC a consisté à fournir à la CASCA et à l'ACURA une évaluation détaillée des forces et des faiblesses de la construction du TMT à La Palma, sous la forme d'un rapport détaillé . Ce rapport est, je pense, un modèle pour ce genre de choses. Il a même été publié dans Nature ! Les conclusions et les recommandations de ce rapport sont une lecture importante et je pense que vous devriez y jeter un coup d'œil. En résumé, la construction du TMT sur le Mauna Kea est clairement l'option privilégiée par notre communauté, mais la construction du TMT à La Palma donnerait tout de même naissance à un télescope très prometteur, capable de fournir des données scientifiques révolutionnaires à la communauté astronomique canadienne. Certains inconvénients de La Palma sont insurmontables (par exemple, sa faible altitude limite les performances aux longueurs d'onde plus longues de l'infrarouge moyen), mais d'autres peuvent l'être grâce à une planification rigoureuse et à un modèle de financement approprié. Les différents compromis, forces et faiblesses du projet sont décrits en détail dans le rapport ; n'hésitez pas à le consulter.

En créant le CATAC et en le dotant d'astronomes de différents domaines d'expertise, et en s'efforçant d'être inclusifs en termes de géographie institutionnelle, de genre et de stade de carrière, la CASCA et l'ACURA ont mis en place une structure crédible et représentative pour la rétroaction et les conseils communautaires. Je pense que ce comité fonctionne à plein régime (merci encore à Michael Balogh et à tous les membres du CATAC) et c'est vraiment impressionnant de le voir fonctionner. Le CATAC se réunit fréquemment (environ une fois par semaine par téléconférence, bien qu'entre-temps, de nombreuses discussions aient lieu par courriel et via le système de travail collaboratif Slack) et il a réussi à diffuser l'expertise et l'engagement en matière de TMT auprès de nombreuses institutions. À mon avis, cet aspect des activités du comité aura un impact encore plus durable que son premier rapport, car plus les Canadiens s'impliqueront dans le projet, plus ils s'y sentiront impliqués, du moins si l'on peut se fier aux sentiments de notre communauté à l'égard du TCFH. C'est pourquoi j'ai été particulièrement satisfait de la décision du CATAC d'ouvrir quatre réunions aux membres de la CASCA, via Webex. Ces réunions publiques comprenaient des présentations de personnes clés du projet TMT. Forts de ces informations, les membres de la communauté ont fourni des conseils judicieux au CATAC, qui en a longuement discuté et a synthétisé les commentaires de la communauté dans le rapport final. Cette activité a déjà porté ses fruits : la réflexion au niveau du projet se concentre désormais davantage sur le matériel (comme un miroir secondaire adaptatif) et les modèles opérationnels (comme une file d'attente adaptative), qui revêtent une importance particulière pour la communauté canadienne.


Faire avancer le plan à long terme

La longue description ci-dessus pourrait donner l'impression que le conseil d'administration de la CASCA s'est concentré uniquement sur les TMT cette année. C'est loin d'être le cas ! Nous avons été occupés par bien d'autres choses. Par exemple, le gouvernement fédéral nous a sollicités sur plusieurs sujets d'intérêt pour la communauté astronomique, et la CASCA, en partenariat avec l'ACURA et l'industrie au sein de la Coalition pour l'astronomie canadienne, a réagi de la manière suivante :

  • La Coalition a fourni des commentaires écrits au Programme d'innovation du Canada et au Groupe d'examen du soutien fédéral aux sciences. Elle a également présenté un mémoire prébudgétaire au gouvernement fédéral, soulignant l'engagement nécessaire pour concrétiser les aspirations du Plan à long terme.

  • Au nom de la Coalition, j'ai rencontré le Comité d'examen du soutien fédéral aux sciences à Calgary. Une fois de plus, l'accent a été mis sur les éléments du Plan à long terme.

  • L'automne dernier, la Coalition a envoyé à tous les députés un résumé des conclusions de l'examen de mi-mandat de la CASCA. Ce printemps, nous avons envoyé à chaque député un exemplaire imprimé de l'examen complet.

En plus de répondre aux demandes spécifiques du gouvernement, nous avons également agi de manière proactive de plusieurs manières. Par exemple :

  • Au nom de la Coalition, je me suis rendu à Ottawa pour rencontrer des représentants de l’Association de l’industrie aérospatiale du Canada afin d’examiner les moyens par lesquels la CASCA pourrait s’associer à eux sur des sujets d’intérêt mutuel.

  • Le 9 mai, les coprésidents de la coalition (Don Brooks, Guy Nelson et moi-même) se sont rendus à Ottawa et ont rencontré Geneviève Tanguay (vice-présidente, Technologies émergentes, CNRC), John Burnett (directeur des politiques, Cabinet du ministre des Sciences) et Marilyn Gladu (porte-parole du Parti conservateur en matière de sciences).

Ces dernières réunions ont été particulièrement utiles, non seulement pour informer le gouvernement de nos aspirations dans le cadre du PLT, mais aussi pour recueillir ses commentaires sur les moyens de mieux nous aligner sur les objectifs nationaux de haut niveau (un élément important de notre réussite). Par exemple, lors de nos discussions avec le CNRC, nous avons abordé les défis liés à Calcul Canada et à la Fondation canadienne pour l'innovation (qui n'a pas bien compris le lien étroit entre les chercheurs universitaires et ceux du CNRC), et nous avons appris que le CNRC a besoin d'aide en matière de sensibilisation et de communication publique. Je pense que les membres de la CASCA devraient s'efforcer, lors de leurs activités de sensibilisation, de faire comprendre que le succès de l'astronomie canadienne repose au moins en partie sur un partenariat étroit entre le CNRC, les universités et l'industrie. J'espère que vous pourrez nous aider en abordant ce thème lorsque vous décrirez nos activités au grand public.

Au cours des prochains mois, le conseil d'administration de la CASCA et ses différents comités continueront de travailler sans relâche en votre faveur. Quelques dossiers importants sont à l'ordre du jour, et je prévois que nous consacrerons une énergie considérable à la défense des volets astronomie spatiale et radioastronomie du Plan à long terme, ainsi qu'à une enquête sur le climat professionnel préparée par le Comité pour l'équité et l'inclusion.

Permettez-moi de conclure en m'excusant encore une fois pour un message du président un peu trop long et, au nom du conseil d'administration de la CASCA, je vous adresse nos meilleurs vœux pour un été sain, heureux et productif.

Retour sur CASCA-2017



Par Erik Rosolowsky, au nom du COL (Cassiopée – Été 2017)


Le groupe d'astrophysique de l'Université de l'Alberta a eu le plaisir d'accueillir l'Assemblée générale annuelle 2017 de la Société canadienne d'astronomie. Celle-ci s'est tenue à Edmonton, en Alberta, du 29 mai au 1er juin 2017, et plus de 200 membres de la communauté astronomique canadienne y ont assisté. Tous les détails de la réunion, y compris le programme, sont disponibles sur casca2017.ca . Outre plusieurs conférences de remise de prix par les lauréats de la CASCA 2017, des conférenciers invités ont abordé des sujets allant de la sensibilisation du public aux bilans énergétiques planétaires, en passant par les instruments de nouvelle génération. Plus de 70 jeunes chercheurs ont présenté leurs recherches par affiches et communications orales, mettant en avant les prochains grands résultats de la communauté. Fiona Harrison, chercheuse principale de la mission NuSTAR, a prononcé la conférence Helen Sawyer Hogg devant les participants et le public, intitulée « Des trous noirs en rotation aux étoiles explosives : une nouvelle vision de l'Univers à haute énergie ».

Plusieurs activités supplémentaires ont eu lieu dans le cadre de la réunion de la CASCA, dont un atelier d'une journée pour les étudiants des cycles supérieurs, axé cette année sur la rédaction d'articles scientifiques. Outre les professeurs, les étudiants des cycles supérieurs ont pu entendre Leslie Sage, rédactrice en chef de Nature (et attachée de presse de la CASCA), qui a présenté le processus de publication, et Christina Hwang, des bibliothèques de l'Université de l'Alberta, qui a abordé l'accès et la gestion des données. Le Comité d'éducation et de sensibilisation du public a organisé un excellent atelier pour les enseignants locaux, élargissant et enrichissant ainsi ses efforts continus pour connecter notre communauté avec les enseignants en sciences. Deux séances spéciales ont été consacrées à la présentation d'informations sur la participation canadienne aux très grands télescopes optiques, en particulier le télescope de trente mètres. Ces séances ont donné lieu à de vastes discussions sur les circonstances entourant notre prochain grand projet de télescope. Le conseil d'administration de la CASCA, le Comité mixte sur l'astronomie spatiale et l'Association universitaire canadienne pour la recherche en astronomie ont tous tenu leurs réunions annuelles en personne.

En plus des prix pour les communications orales et les posters remis aux étudiants présents, le LOC a instauré une tradition qui, espérons-le, perdure : un prix pour le poster récompense le meilleur contributeur postdoctoral. Lors de cette réunion, le SOC/LOC a privilégié les contributions orales des jeunes scientifiques et a instauré ce prix pour encourager les scientifiques confirmés à présenter leurs recherches par poster. Le premier lauréat de cette année est Jason Rowe (Montréal/Bishop's).


Des prix ont été décernés aux étudiants :

  • Meilleure présentation orale étudiante (selon le jury) : (ex æquo) Gwendolyn Eadie (McMaster) et Anna Ordog (Calgary)

  • Meilleure présentation par affiche étudiante (selon le jury) : Megan Tannock (Western)

  • Meilleure présentation orale étudiante (selon le jugement des étudiants) : Gwendolyn Eadie (McMaster)

  • Meilleure présentation par affiche étudiante (selon le jugement des étudiants) : Farbod Jahandar (Victoria)

Nous tenons à remercier les participants de leur présence à la réunion. Votre présence est essentielle au succès de ces réunions annuelles. Nous tenons tout particulièrement à remercier les membres de la communauté qui encouragent leurs étudiants à se déplacer et à assister aux réunions de la CASCA. En nous réunissant et en débattant de questions scientifiques et politiques, nous renforçons notre communauté et faisons progresser nos objectifs scientifiques plus larges.

Mise à jour de la mission de la constellation BRITE


Par Gregg Wade, chercheur principal canadien pour BRITE (Cassiopeia – Été 2017)

BRITE Constellation patch
BRITE Constellation patch

BRITE-Constellation est une mission internationale d'astronomie spatiale composée d'une flotte de nanosatellites de 20 x 20 x 20 cm dédiés à la photométrie optique de précision des étoiles brillantes en deux couleurs photométriques. La mission poursuit ses opérations scientifiques complètes, avec 17 diffusions de données aux chercheurs cibles de BRITE et de nombreux jeux de données accessibles au public dans les archives publiques de BRITE .

L'appel à propositions le plus récent a été clôturé le 1er décembre 2016 et 15 nouvelles propositions d'observation ont été évaluées.

Plus d'informations sur la mission sont disponibles sur notre site web : www.brite-constellation.at . Pour toute demande d'information générale concernant la Constellation BRITE, veuillez contacter le président du programme BEST, Andrzej Pigulski, Université de Wroclaw, Pologne : pigulski@astro.uni.wroc.pl , ou le chercheur principal canadien Gregg Wade, CMR : wade-g@rmc.ca .


Opérations

La Constellation compte cinq satellites BRITE en fonctionnement, collectant des données sur divers champs célestes dans le cadre d'un programme coordonné visant à obtenir des courbes de lumière continues à long terme (~ 6 mois) bien échantillonnées dans les bandes passantes rouge et bleue.

Au moment où ce numéro de Cassiopeia était mis sous presse, voici l'état des attributions du ciel pour les cubesats BRITE :

  • BRITE Toronto (Canada) : Toronto observe avec un filtre rouge. L'observatoire poursuit son observation du champ Vel/Pic après une période record de 215 jours. Il observe également le champ Ara/Sco.

  • BRITE Lem (Pologne) : Lem observe avec un filtre bleu. Il observe également le champ Vel/Pic, ainsi que le champ Sagittarius III.

  • BRITE Heweliusz (Pologne) : Heweliusz observe avec un filtre rouge. Ce satellite observe le champ de la Carène.

  • UniBRITE (Autriche) : UniBRITE observe avec un filtre rouge. Il observe également le champ Sagittarius III.

  • BRITE Austria (Autriche) : BRITE Austria observe avec un filtre bleu. Il observe également le champ Sagittarius III.

Le programme d'observation de la constellation BRITE de début 2017 à début 2019 a été planifié par l'équipe scientifique exécutive BRITE (BEST), et les détails sont disponibles sur la page Wiki de photométrie BRITE .


Résultats scientifiques et articles techniques récents

« Étude de la variabilité photométrique et spectroscopique de la supergéante chaude magnétique zeta Orionis Aa » (Buysschaert et al. 2017, A&A, sous presse) : Pour comprendre plus en détail la variabilité des étoiles massives évoluées, Buysschaert et al. présentent une étude de la supergéante O9.2Ib zeta Ori Aa, la seule supergéante chaude actuellement confirmée à héberger un champ magnétique. Ils effectuent une analyse fréquentielle détaillée pour détecter et caractériser la variabilité périodique de l'étoile, en détectant deux fréquences significatives et indépendantes, leurs harmoniques supérieures et des fréquences combinées. Nous confirmons la variabilité avec P_rot/4, probablement causée par des inhomogénéités de surface, comme moteurs photosphériques possibles des composantes d'absorption discrètes. Aucune pulsation stellaire n'a été détectée dans les données.

« Système triple HD 201433 avec une composante étoile SPB observée par BRITE-Constellation : pulsation, rotation différentielle et transfert de moment angulaire » (Kallinger et al. 2017, A&A, sous presse) : L’étoile SPB HD 201433 est connue pour faire partie d’un système triple spectroscopique à une seule ligne, avec deux compagnons de faible masse orbitant avec des périodes d’environ 3,3 et 154 jours. Kallinger et al. identifient une séquence de 9 modes dipolaires séparés en rotation dans la série temporelle photométrique et établissent que HD 201433 est en principe un rotateur de corps solide avec une très longue période de rotation. L’interaction de marée avec le compagnon interne a cependant accéléré de manière significative la rotation des couches de surface d’un facteur d’environ cent. Le transfert de moment angulaire à la surface de HD201433 se reflète également par la diminution statistiquement significative de la période orbitale d’environ 0,9 s au cours des 96 dernières années. En fin de compte, les auteurs concluent que les interactions de marée entre l'étoile centrale SPB et son compagnon intérieur ont presque circularisé l'orbite mais n'ont pas encore aligné tous les spins du système et ont juste commencé à synchroniser la rotation.

Fig. 1: Final light curve of HD 201433 as obtained with the Canadian BRITE-Toronto satellite. The grey and black dots in the top panel represent the full and binned data, respectively. The bottom panels show enlargements of the full data set (red boxes in the top panel). From Kallinger et al. (2017).
Fig. 1: Final light curve of HD 201433 as obtained with the Canadian BRITE-Toronto satellite. The grey and black dots in the top panel represent the full and binned data, respectively. The bottom panels show enlargements of the full data set (red boxes in the top panel). From Kallinger et al. (2017).

« BRITE-Constellation : Traitement des données et photométrie » (Popowicz et al. 2017, A&A, sous presse) : L'objectif principal de ce troisième article technique fondamental sur les données BRITE-Constellation est la présentation des procédures utilisées pour obtenir une photométrie de haute précision à partir d'une série d'images acquises par les satellites BRITE dans deux modes d'observation, fixe et hachage. Popowicz et al. décrivent deux pipelines correspondant aux deux modes d'observation. L'évaluation des performances des deux pipelines est présentée. Elle est basée sur deux comparaisons, qui utilisent des données de six exécutions du satellite UniBRITE : (i) comparaison de la photométrie obtenue par les deux pipelines sur les mêmes données, qui étaient partiellement affectées par l'inefficacité de transfert de charge (CTI), (ii) comparaison de la diffusion réelle avec les attentes théoriques. Il est démontré que pour les observations affectées par la CTI, le pipeline de hachage fournit une photométrie bien meilleure que l'autre pipeline. Pour les autres observations, les résultats ne sont comparables que pour les données obtenues peu après le passage en mode hachage. À partir d'environ 2,5 ans en orbite, le mode d'observation par découpage offre une photométrie nettement supérieure pour les données UniBRITE par rapport au mode fixe. Cet article démontre qu'une photométrie spatiale de haute précision est réalisable avec des nanosatellites à faible coût. Les méthodes proposées, permettant d'obtenir de la photométrie à partir d'images affectées par un bruit impulsif élevé, peuvent être appliquées aux données d'autres missions spatiales, voire à celles acquises à partir d'observations au sol.

Fig. 2: Distribution of the observations from all five BRITE satellites until the end of 2016. The data obtained in the stare and chopping observing modes are shown with unfilled and filled bars, respectively. From Popowicz et al. (2017).
Fig. 2: Distribution of the observations from all five BRITE satellites until the end of 2016. The data obtained in the stare and chopping observing modes are shown with unfilled and filled bars, respectively. From Popowicz et al. (2017).

Conférences, ressources et médias sociaux

Conférences

La 3e Conférence scientifique de la Constellation BRITE se tiendra au Canada en août 2017. Intitulée « Nouvelles réalisations scientifiques et techniques avec BRITE », elle se tiendra à l'Auberge du Lac Taureau, située à 2,5 heures au nord de Montréal, du 6 au 10 août. Il est encore possible de s'inscrire plus tard en contactant brite2017@astro.umontreal.ca .


Ressources

Les archives publiques de données BRITE, basées à Varsovie, en Pologne, au Centre astronomique Nikolaus Copernicus, sont accessibles à l'adresse brite.camk.edu.pl/pub/index.html

Le wiki de la mission (y compris les informations sur les domaines passés, actuels et futurs) est accessible à l'adresse brite.craq-astro.ca/

BRITE Constellation est désormais sur Facebook, à @briteconstellation


L'équipe scientifique consultative internationale BRITE

L'équipe scientifique consultative internationale BRITE (BIAST), composée de chercheurs principaux scientifiques, d'autorités techniques, d'astronomes amateurs et de passionnés de la mission, conseille le directeur de mission sur les aspects scientifiques et de vulgarisation de la mission. Si vous souhaitez vous joindre à la BIAST, veuillez contacter Gregg Wade, chercheur principal canadien de BRITE : wade-g@rmc.ca .

Actualités canadiennes Gemini

Par Stéphanie Côté (CNRC Herzberg) (Cassiopée – Été 2017)


Laura Ferrarese Directrice par intérim de Gemini !

Markus Kissler-Patig, actuel directeur de Gemini, quittera ses fonctions en juillet pour retourner à l'ESO. Son leadership remarquable a apporté de nombreuses idées et initiatives nouvelles à Gemini au cours de son mandat de cinq ans, et il nous manquera énormément. Nous avons été heureux d'apprendre que c'est l'astronome extraordinaire Laura Ferrarese du CNRC-Herzberg qui prendra la direction de Gemini en tant que directrice par intérim pour un mandat d'un an ! Elle sera en poste à Hilo pendant la recherche internationale d'un nouveau directeur permanent. Consultez le communiqué de presse de Geminiici . Nous sommes ravis de voir Gemini entre les mains d'experts canadiens pour l'année à venir.


Nouvel instrument Next annoncé : présentation d'OCTOCAM !

Le prochain instrument à être construit comme instrument d'installation pour Gemini a été sélectionné : OCTOCAM. Son directeur principal est Antonio de Ugarte Postigo (IAA) et son codirecteur principal, Pete Roming (Southwest Research Institute). Il s'agit d'un imageur-spectrographe à 8 canaux qui observera simultanément les bandes g, r, i, z, Y, J, H et Ks dans un champ de vision carré de 3'x3' ou circulaire de 4,24' de diamètre. Il peut également effectuer une spectroscopie à longue fente (3' de long) avec une résolution de R ~ 4 000, couvrant simultanément la plage comprise entre 0,37 et 2,35 microns.

Les huit bras indépendants de l'OCTOCAM permettent d'ajuster les temps d'exposition dans chaque bande passante pour une efficacité accrue et une adaptation optimale aux conditions d'observation. Grâce à des détecteurs de pointe – transfert d'image pour l'optique et CMOS (semi-conducteur à oxyde métallique complémentaire) pour le proche infrarouge –, l'OCTOCAM offre des temps de lecture négligeables, permettant des observations à haute résolution temporelle (< 50 ms pour une fenêtre de 30 x 30 pixels). Cette résolution temporelle ouvre un nouvel espace d'observation.


Figure 1- OCTOCAM’s light path: the near-infrared optical bench (on top) will be cryogenically cooled. The visible optical bench (bottom) will be at ambient temperature. The instrument is simple and compact, with a minimum number of moving parts. Image Credit: A.de Ugarte Postigo
Figure 1- OCTOCAM’s light path: the near-infrared optical bench (on top) will be cryogenically cooled. The visible optical bench (bottom) will be at ambient temperature. The instrument is simple and compact, with a minimum number of moving parts. Image Credit: A.de Ugarte Postigo


Les étudiants de la Maunakea Dunlap Summer School bénéficient d'une visite VIP à Gemini

Afin de garantir que nos observatoires canadiens conservent leur position de chef de file et fassent rayonner la recherche canadienne dans le monde astronomique de demain, la contribution et la formation des jeunes astronomes canadiens doivent être favorisées par des interactions continues. L'École d'études supérieures Maunakea Dunlap (ÉÉSM) vise à exposer les étudiants canadiens aux cycles supérieurs en astronomie à une instrumentation de calibre mondial sur place, où ils peuvent participer aux observations, à l'acquisition et au traitement de données, se familiariser avec les instruments les plus récents et interagir avec le personnel scientifique et technique. Sept étudiants de diverses universités canadiennes ont participé à l'ÉÉSM 2017 en mai dernier, passant dix jours au siège de Gemini et du TCFH et visitant divers observatoires de Maunakea, dont l'installation de base de Hilo (HBF) de Gemini Nord et le télescope sommital de Gemini Nord. À Gemini, les étudiants ont assisté à des conférences données par les astronomes de Gemini, Laure Catala, André-Nicolas Chené, Inger Jorgensen et Meg Schwamb, qui ont présenté les points saillants de l'actualité scientifique et instrumentale de Gemini. Les étudiants ont également acquis des données grâce à la technologie GMOS (sous 0,5″ de visibilité !) et ont reçu des instructions sur la réduction des données. Des activités similaires, tout aussi réussies et enrichissantes, ont eu lieu au TCFH. En plus de visiter et d'utiliser le TCFH et Gemini, les étudiants ont pu visiter les télescopes JCMT, Keck et Subaru. Ce projet est dirigé par le professeur Stéphane Courteau de l'Université Queen's et le professeur Suresh Sivanandam de l'Institut Dunlap . Les étudiants canadiens souhaitant participer aux futurs MKDS doivent d'abord participer à l'École d'été Dunlap sur l'instrumentation astronomique.

Figure 2- Happy canadian students on their Gemini visit. Front row, left to right: Jonathan Saint-Antoine, Mie Beers, Vincent Chambouleyron, Nikhil Arora, Deborah Lockhorst, Taylor Roberton, Katie Harris. Back row, left to right: Gemini Public Information and Outreach Manager Peter Michaud, Suresh Sivanandam (Dunlap Institute), Stephane Courteau (group leader, Queen’s University), and Gemini Director Markus Kissler-Patig. Image Credit: Gemini Observatory/AURA
Figure 2- Happy canadian students on their Gemini visit. Front row, left to right: Jonathan Saint-Antoine, Mie Beers, Vincent Chambouleyron, Nikhil Arora, Deborah Lockhorst, Taylor Roberton, Katie Harris. Back row, left to right: Gemini Public Information and Outreach Manager Peter Michaud, Suresh Sivanandam (Dunlap Institute), Stephane Courteau (group leader, Queen’s University), and Gemini Director Markus Kissler-Patig. Image Credit: Gemini Observatory/AURA

Communiqués de presse récents de Gemini Canada

  • Lors de l'AAS de janvier 2017, une équipe dirigée par Shriharsh Tendulkar (McGill) et incluant Victoria Kaspi (McGill) et Paul Scholz (NRC) a présenté le premier suivi optique d'un sursaut radio rapide. Les sursauts radio rapides (FRB) sont des impulsions radio brillantes (~ Jy) et courtes (~ ms), dont 18 ont été détectées au cours des 10 dernières années, mais dont l'origine était jusqu'alors inconnue. FR121102 est le seul FRB répété pour lequel il a ensuite été possible d'obtenir une position précise (avec une précision de 100 mas) grâce au suivi VLA. Gemini a ensuite fourni le suivi rapide crucial pour produire la première imagerie optique et spectroscopie d'un FRB. Les données de Gemini ont révélé que l'hôte du FRB est une petite galaxie naine discrète à z = 0,19, avec un diamètre de < 4 kpc et environ 1 % de la masse de la Voie lactée. C'était surprenant, car on supposait jusqu'à présent que la plupart des FRB provenaient de grandes galaxies comportant davantage d'étoiles à neutrons (principales candidates pour expliquer les FRB). Cela suggère que les FRB pourraient plutôt être liés aux sursauts gamma de longue durée et aux supernovae superlumineuses, fréquentes dans les galaxies naines. L'article publié dans ApJ est disponibleici .

    Figure 3 -Gemini composite image of the field around FRB 121102 (indicated). The dwarf host galaxy was imaged, and spectroscopy performed, using GMOS on the Gemini North telescope. Image Credit: Gemini Observatory/AURA/NSF/NRC
    Figure 3 -Gemini composite image of the field around FRB 121102 (indicated). The dwarf host galaxy was imaged, and spectroscopy performed, using GMOS on the Gemini North telescope. Image Credit: Gemini Observatory/AURA/NSF/NRC
  • En avril, une équipe internationale dirigée par Wesley Fraser (Université Queen's, Belfast, Royaume-Uni) et comprenant Brett Gladman (UBC) , JJ Kavellars et Stephen Gwyn (NRC) a publié un communiqué de presse présentant les résultats du programme Gemini Large and Long « Colours of the Outer Solar System Object Survey » (Col-OSSOS). Ils ont étudié une petite population de paires de planétoïdes faiblement liées de couleur bleue, dissimulées parmi les objets classiques froids de la ceinture de Kuiper, principalement de couleur rouge. Alors que l'on pense que les CCKBO rouges se sont formés à leur emplacement actuel, au milieu de la ceinture de Kuiper, cette étude suggère que les binaires bleues se sont en réalité formées dans une région beaucoup plus proche du Soleil, puis ont été repoussées jusqu'à leur emplacement actuel. Cette recherche indique que lorsque Neptune est passé de 20 UA à sa position actuelle de 30 UA, il y a plusieurs milliards d'années, ce mouvement était très lent et calme, ce qui a permis aux binaires fragiles et faiblement liés d'être balayés sur une distance similaire à celle où ils se trouvent actuellement, sans être séparés en deux objets uniques. L'article de Nature Astronomy est disponibleici .

Rejoignez les milliers et milliers d'abonnés de l'observatoire Gemini sur Facebook https://www.facebook.com/GeminiObservatory et Twitter @GeminiObs

Rapport du comité consultatif TMT de CASCA/ACURA

Par Michael Balogh (président du CATAC) (Cassiopée – Été 2017)


Le premier rapport du CATAC à l'ACURA et à la CASCA a été rendu public en ligne . Ce rapport est le fruit d'une vaste consultation auprès de la communauté, des membres du bureau du projet TMT, d'experts en optique adaptative, en essais sur site et en dynamique des fluides numérique, ainsi que des directeurs et utilisateurs de télescopes aux îles Canaries. Il comprend une comparaison quantitative des capacités du TMT sur son site privilégié de Maunakea (MK13N), par rapport au site alternatif (Observatorio del Roque de los Muchachos, ORM) et aux autres installations de la classe des 30 m en cours de développement : ELT et GMT. En résumé, nous estimons que le TMT est le plus performant et le plus compétitif s'il peut être construit comme prévu sur MK13N. Cependant, s'il s'avère nécessaire de déménager sur ORM, le TMT continuera de fournir une science transformatrice qui répondra aux besoins de la majorité de la communauté canadienne. Nous avons formulé les recommandations spécifiques suivantes, qui méritent d'être rappelées ici :

  1. Étant donné que l'ELT sera situé dans un meilleur emplacement, avec un avantage d'ouverture substantiel, la compétitivité actuelle et future du TMT nécessitera d'exploiter au maximum l'instrumentation et les opérations. L'innovation sera d'une importance fondamentale. Un budget de développement robuste, assorti d'engagements de financement stables, est également essentiel. Les opérations doivent inclure une file d'attente adaptative et permettre une certaine flexibilité d'observation. La participation canadienne à un VLOT qui ne répondrait pas à ces exigences nationales de base en matière d'installations ne devrait pas être envisagée.



  2. TMT@MK13N offre des avantages concurrentiels significatifs par rapport à l'ELT. Il devrait notamment surpasser l'ELT dans l'UV et le MIR, tout en restant compétitif pour les observations visibles et proches de l'IR. Par conséquent, le site de MK ne doit pas être abandonné prématurément. La décision de migrer vers l'ORM ne devrait être prise que lorsqu'il sera clair que la construction de MK retardera considérablement le projet par rapport à l'ELT, ou ne permettra pas d'obtenir les financements nécessaires. Le calendrier réaliste de l'ELT et les possibilités de financement de TMT restant incertains, la prudence est de mise.



  3. La communauté canadienne dans son ensemble devrait s'engager dans un projet auquel nous consacrons autant de ressources. Nous devrions viser environ cinq Canadiens dans chaque équipe scientifique. Ils devraient être représentatifs de la géographie, de l'établissement, du sexe et du stade de carrière. Bien que tous les chercheurs canadiens soient encouragés à postuler, le CATAC (ou le LRPIC) devrait également dresser une liste de personnes à contacter pour demander l'adhésion à l'ISDT bien avant le prochain appel (janvier 2018). Le LRPIC devrait vérifier s'il existe des mécanismes au sein de l'écosystème canadien de financement pour soutenir les activités de l'ISDT, ou s'il convient de solliciter une nouvelle allocation, peut-être auprès de l'ACURA.

Nous avons présenté un résumé de nos conclusions lors de la réunion annuelle de la CASCA à Edmonton. Les discussions qui ont suivi (lors du déjeuner-causerie du CATAC et de la réunion LRPIC/CATAC le lendemain matin) nous ont permis de tirer les conclusions suivantes :

  • La communauté demeure très favorable au TMT sur le Maunakea. Un déménagement vers l'ORM serait généralement décevant. Cependant, interrogés directement, personne n'a déclaré qu'il serait impossible de réaliser des progrès scientifiques significatifs avec le TMT s'il était situé sur l'ORM. Cela confirme clairement que ce site alternatif sera acceptable pour la communauté canadienne.

  • La communauté est insatisfaite de la transparence du projet TMT concernant sa planification financière et sa viabilité globale. L'information sur la gestion du déficit financier par le Conseil est limitée, voire inexistante, et ce manque de communication a suscité un certain scepticisme au sein de la communauté quant à la capacité du projet à être achevé.

  • La communauté astronomique canadienne est consciente des conflits d'intérêts concernant le Maunakea et respecte le processus juridique en cours à Hawaï. Il existe une volonté compréhensible d'agir de manière éthique.

Le CATAC convient que le bureau et le conseil d'administration du projet TMT doivent communiquer plus ouvertement avec la communauté. Pour encourager cette transparence, nous souhaitons organiser notre prochaine réunion publique Webex sur l'état financier du projet. Nous inviterons un ou plusieurs représentants du projet à présenter une présentation et à participer aux discussions ultérieures.

Enfin, nous tenons à remercier et à féliciter ceux d'entre vous qui ont répondu à notre appel pour participer aux équipes internationales de développement scientifique. Au moment de la rédaction de ce document, 18 personnes ont répondu pour occuper 23 postes (dont cinq membres de plus d'une équipe internationale de développement scientifique). En incluant les participants actuels, nous prévoyons qu'au moins 35 postes d'équipe internationale de développement scientifique seront pourvus par 28 Canadiens. Il s'agit d'une nette amélioration et d'une meilleure représentation de l'importance de ce télescope pour notre communauté.

Le Forum scientifique TMT se tiendra à Mysore, en Inde, du 7 au 9 novembre 2017. Nous encourageons tout particulièrement les participants aux ISDT à y participer. Nous cherchons encore des sources de financement partiel, mais nous reconnaissons que cela pourrait ne pas être possible avant cette réunion. Nous espérons néanmoins que vous serez nombreux à pouvoir y assister.

Comme toujours, le CATAC est à votre disposition. Veuillez envoyer un courriel à mbalogh@uwaterloo.ca si vous avez des questions, des opinions ou des conseils pertinents à notre mandat, ou si vous souhaitez obtenir des renseignements utiles au CATAC. Notre site web est désormais hébergé sur le site de la CASCA et nous le tiendrons informé des réunions, événements et documents à venir.


Membres du CATAC :

  • Michael Balogh (Université de Waterloo), président

  • Sarah Gallagher (Université Western), vice-présidente

  • Stefi Baum (Université du Manitoba)

  • Chris Wilson (Université McMaster)

  • David Lafrenière (Université de Montréal)

  • Harvey Richer (UBC)

Observateurs :

  • Greg Fahlman (directeur général du NRC-HAA, sans droit de vote, membre d'office)

  • Don Brooks (directeur exécutif de l'ACURA, sans droit de vote, membre d'office)

  • Bob Abraham (président de la CASCA, sans droit de vote, d'office)

  • Doug Welch, (gouverneur scientifique pour le Canada au conseil d'administration de TIO, sans droit de vote, membre d'office)

  • Tim Davidge (NRC)

  • Luc Simard (CNRC)

Pour une durée limitée seulement : inscrivez-vous dès maintenant pour participer à de nouveaux grands programmes au JCMT !


De/De Chris Wilson (Cassiopée – Été 2017)

Les résultats de la deuxième phase des Grands Programmes du JCMT ont été annoncés ! Cette fois, neuf grands programmes ont obtenu du temps JCMT (vous pouvez consulter la liste avec les liens vers les pages web des programmes ici ) :

  • BISTRO-2 : une extension du programme BISTRO

  • CHIMPS2 : Résoudre la formation d'étoiles dans le plan galactique avec HARP

  • NESS : l'étude des étoiles évoluées proches

  • HASHTAG : HARP et SCUBA-2 : étude térahertz à haute résolution de la galaxie d'Andromède

  • JINGLE II : le milieu interstellaire des sursauts d'étoiles et des galaxies de la vallée verte

  • NEP : Étude extragalactique JCMT du pôle écliptique Nord

  • eS2COSMOS : Extension d'une étude EAO SCUBA-2 pour dévoiler le champ COSMOS

  • S2LXS : Grand relevé extragalactique SCUBA-2

  • ÉTUDES-SXDS : Un deuxième pointage pour le relevé EAO SCUBA-2 Ultra Deep Imaging


Pour obtenir des détails spécifiques sur chaque programme, y compris le nombre d'heures accordées par bande météo et par instrument demandé, veuillez cliquer ici .

Le JCMT ouvrira bientôt ses portes pour une période d'inscription ouverte qui se terminera le 1er août 2017. Les astronomes de tout établissement canadien intéressés par les sciences d'un ou de plusieurs grands programmes sont invités à s'inscrire pendant cette période. Consultez régulièrement le site web du JCMT pour connaître les modalités d'inscription ou n'hésitez pas à contacter Chris Wilson à McMaster pour plus d'informations.

Par ailleurs, la participation canadienne au JCMT a été prolongée de deux ans (du 1er février 2017 au 31 janvier 2019) grâce à une subvention du Programme de soutien à l'exploitation et à la maintenance des OIR du CRSNG (chercheur principal : C. Wilson) ainsi qu'aux contributions financières continues de l'Université McMaster, de l'Université de l'Alberta et de l'Université de Waterloo. La communauté canadienne continue également de bénéficier de crédits supplémentaires pour le temps d'observation dans la file d'attente des chercheurs principaux grâce à l'hébergement continu des archives du JCMT au CCDA.

Alors, pensez à rejoindre l’un des nouveaux grands programmes et perfectionnez vos connaissances scientifiques en recherche fondamentale pour le prochain appel à propositions JCMT, qui sera attendu à la mi-septembre.

Members attending the 2017 JCMT Users Meeting in Nanjing, China.
Members attending the 2017 JCMT Users Meeting in Nanjing, China.

Rapport du LRPIC


De John Hutchings (Cassiopée – Été 2017)

Le LRP est actuellement confronté à de nombreux défis, découlant de divers événements et situations. Nous continuerons à interagir avec la communauté sur ces questions au fur et à mesure de leur évolution.


TMT

Le comité consultatif du CATAC a été très actif et son rapport figure également dans ce numéro. Le LRPIC s'est davantage concentré sur les alternatives au TMT si celui-ci ne constituait plus un grand télescope viable pour le Canada. Cette question et d'autres sujets connexes font l'objet de discussions ouvertes sur la liste de diffusion LRPIC-discuss, et une discussion Webex ouverte et une séance plénière ont été organisées à la CASCA afin de donner à la communauté la possibilité de s'impliquer. La possibilité de rejoindre l'ESO a été au cœur de ces discussions, bien qu'une collaboration possible, mais non précisée, entre le TMT et le GMT soit restée en suspens. À ce stade, le LRPIC considère que l'alternative à l'ESO présente des risques en termes de financement et d'approbation gouvernementaux, ainsi qu'un changement majeur dans toutes nos opérations, potentiellement complexe. Par conséquent, tant que la construction du TMT se poursuit l'année prochaine, quel que soit le site, nous maintenons notre engagement, avec une nette préférence pour le site hawaïen, si possible. Cependant, les principales questions de financement et les solutions nécessitent des éclaircissements afin de conserver la confiance de la communauté.


SKA

Le projet a fait l'objet d'importantes économies afin de maintenir SKA1 dans les limites du budget convenu. Les préoccupations actuelles portent sur le maintien des capacités scientifiques clés, la négociation d'un partenariat canadien dans la nouvelle structure de l'OIG et l'obtention de contributions canadiennes permettant d'atteindre la part souhaitée d'environ 6 %. Un atelier visant à discuter de ces installations et d'autres installations radio futures se tiendra à McGill les 13 et 14 septembre.


MSE

Le processus de conception progresse bien et devrait être achevé d'ici la fin de l'année. Les défis à venir incluent le financement de tous les partenaires et la clarification de l'avenir de MaunaKea pour ce télescope et d'autres.


CSA

Le budget de l'ASC ne permet actuellement pas de financer les plans LRP pour WFIRST, CASTOR, SPICA, LiteBIRD et Athena, ni, bien sûr, les nouvelles opportunités qui pourraient se présenter au cours de la prochaine décennie. Cette situation résulte de l'érosion considérable du financement et des priorités des sciences spatiales ces dernières années, les ressources étant presque entièrement consacrées à l'ISS et à Radarsat. Cette situation désastreuse fait l'objet de pressions via la Coalition, de contributions au nouveau Conseil consultatif spatial et d'un livre blanc préparé par plusieurs membres de la communauté astronomique. Le LRPIC participe également à ces initiatives.


Bonnes nouvelles

Cela comprend l'achèvement prévu et la mise en service scientifique préliminaire de CHIME au DRAO cet été, le financement de l'accès au JCMT par le CRSNG et le début de la construction de CCAT-prime, avec un partenariat canadien prévu. Nous suivons l'évolution future de Gemini et les liens possibles avec Subaru, actuellement en cours d'étude.


Mise à jour du Maunakea Spectroscopic Explorer (MSE)


Par Patrick Hall, membre du groupe de gestion MSE (Cassiopeia – Été 2017)

Comme discuté lors de la réunion de la CASCA, le projet Maunakea Spectroscopic Explorer (MSE) vient de terminer une série d'examens de conception conceptuelle de sous-systèmes.

Vidéo de la conception conceptuelle de la structure du télescope

Le projet de conception de la structure du télescope MSE, conçu par l'entreprise espagnole IDOM, a été approuvé avec brio. Le MSE, d'une ouverture de 11,25 m, s'intégrera dans une structure à peine plus large que celle actuellement en place au CFHT. Des informations détaillées et une vidéo de la monture IDOM pour MSE sont disponibles à ce lien .


Plus de critiques de conception conceptuelle

De nombreux partenaires et lots de travail du MSE ont livré des conceptions conceptuelles à examiner à Waimea et ailleurs ce trimestre :

  • Enceinte (Empire Dynamic Structures), tenue à Port Coquitlam, en Colombie-Britannique.

  • Spectrographe haute résolution (NIAOT, Nanjing). Le bureau du projet a accueilli l'équipe du NIAOT, dont son directeur, pour cette revue de deux jours.

  • Systèmes de positionnement de fibres (une étude compétitive entre des équipes de l'AAO, de l'UAM et de l'USTC).

  • Système de transport de fibres (Institut Herzberg en collaboration avec Fibertech Optica, Canada).

  • Architecture logicielle en temps réel (personnel du CFHT).

  • Assemblage Haut de Gamme (INSU-DT et GEPI, France).

  • Spectrographes Basse Résolution (CRAL, France) à Lyon, France.

Une fois les revues de conception des sous-systèmes terminées, l'étape suivante consiste à entreprendre une revue de conception du système à l'échelle du projet, puis une analyse des coûts. L'équipe du bureau de projet passe désormais de la revue des conceptions à la préparation des documents d'évaluation, et prévoit de défendre la conception du système au dernier trimestre 2017.

Autres activités

Le groupe de gestion du MSE a tenu sa réunion du premier trimestre 2017 par téléconférence. Les éléments d'un accord-cadre pour la phase de conception sont en cours de discussion. Cet accord préciserait les contributions passées et prévues de chaque partenaire avant la construction, ainsi que les bénéfices scientifiques correspondants en termes d'accès aux données de l'enquête MSE en compensation de ces contributions.

Les astronomes canadiens ayant des questions ou des commentaires sur le MSE ou la gouvernance du MSE peuvent contacter leurs membres du groupe de travail MSE, Greg Fahlman et Pat Hall .

Le groupe consultatif scientifique du MSE a débuté l'année en examinant le document sur les exigences scientifiques du MSE et en priorisant les capacités scientifiques de la première lumière pour une première lumière nominale en 2026. Les résultats de cette discussion au sein du SAG éclaireront la priorisation des différents éléments du système lors de la conception conceptuelle et des analyses de coûts à venir à l'échelle du projet.

Les astronomes canadiens ayant des questions scientifiques ou des commentaires sur le MSE peuvent contacter les membres du MSE SAG, Kim Venn et Sarah Gallagher .

Actualités du CNRC Herzberg

De Dennis Crabtree (NRC-Herzberg) Avec la contribution de Chris Willott (Cassiopeia – Été 2017)


Ces rapports paraîtront dans chaque numéro d'E-Cass dans le but d'informer la communauté astronomique canadienne sur les activités du CNRC Herzberg.

Les commentaires des membres de la communauté sont les bienvenus sur la façon dont le CNRC Herzberg s’acquitte de son mandat d’« exploiter et d’administrer tout observatoire astronomique établi ou maintenu par le gouvernement du Canada » ( Loi sur le CNRC ).


Comité canadien d'attribution du temps (CanTAC)

Le CanTAC s'est réuni en mai pour discuter et classer les propositions CFHT et Gemini pour le semestre 2017B. La réunion était animée par Stanimir Metchev de Western. La superprésidente du CanTAC était Ingrid Starirs (UBC), le comité galactique était présidé par Stanimir Metchev (Western) et le comité extragalactique par Eric Steinbring (NRC Herzberg). Dennis Crabtree continue d'assurer le secrétariat technique.

La liste complète des membres du CanTAC pour la réunion de mai était la suivante :

Galactique

Extragalactique

Laurent Drissen (Laval)

Peter Capak (Caltech)

Christopher Johns-Krull (Rice)

Pat Cote (CNRC)

Stanimir Metchev (Occidental)

Julie Hlavacek-Larrondo (Montréal)

Els Peeters (Western)

Adam Muzzin (York)

Leslie Rogers (Chicago)

Eric Steinbring (NRC)

Samar Safi-Harb (Manitoba)

Ludo van Waerbake (UBC)

Pour le semestre 2017B, CanTAC a reçu 27 propositions CFHT (17 Galactiques et 10 Extragalactiques) et 36 propositions Gemini (21 Galactiques et 15 Extragalactiques). Les tarifs d'abonnement étaient de 2,41 pour CFHT, 1,91 pour Gemini Nord et 1,90 pour Gemini Sud.

Le CNRC Herzberg a commandé une étude sur la systématique des genres dans les notes du CanTAC. Les notes des propositions CFHT et Gemini sur dix cycles de propositions récents ont été analysées par un doctorant en sciences sociales de l'Université Queen's, sous la direction de Kristine Spekkens. L'analyse montre qu'à l'exception des chercheuses principales (CP) du corps professoral, les propositions soumises par des femmes CP ont été notées significativement moins bien que celles soumises par des hommes CP.

Pour remédier à ce problème, nous modifierons le format des propositions Gemini et CFHT. À l'avenir, tous les chercheurs seront classés par ordre alphabétique et le chercheur principal ne sera plus identifié.


Mise à jour du JWST

Cet été, le télescope spatial James Webb subira son dernier essai cryogénique au Centre spatial Johnson de Houston. Le télescope, y compris le module d'instruments scientifiques, sera soumis à une série de tests thermiques et optiques. Ce programme d'essais de 93 jours permettra de vérifier les modèles et les spécifications de performance afin de garantir que le télescope fonctionne comme prévu.

Parallèlement, les astronomes du monde entier se préparent à préparer les programmes scientifiques du JWST. Le programme DD-ERS (Director's Discretionary Early Release Science) consacrera environ 500 heures de temps, dès le début du cycle 1, à fournir des exemples d'utilisation scientifique de divers modes d'instrumentation. Ces données ne seront soumises à aucune période de propriété, ce qui permettra aux utilisateurs potentiels d'être bien informés des capacités de l'instrument avant l'appel à propositions du cycle 2. L'appel à propositions général pour les observateurs du cycle 1 devrait être publié en novembre prochain. Il s'agit d'une étape importante pour la communauté scientifique, qui planifie les observations proposées par le JWST.


JWST being prepared for cryo-vacuum testing in the Apollo era Chamber A at Johnson Space Center, Houston. NASA (Chris Gunn)
JWST being prepared for cryo-vacuum testing in the Apollo era Chamber A at Johnson Space Center, Houston. NASA (Chris Gunn)

Il existe de nombreuses façons de se préparer à la rédaction de propositions pour le JWST. Le Space Telescope Science Institute (STScI) dispose d'une documentation abondante et en constante évolution. Il propose également un ensemble d'outils de planification d'observation, notamment l'Astronomer's Proposal Tool (APT), le Exposure Time Calculator (ETC) et des outils de visibilité des cibles. Cet automne, l'équipe canadienne du JWST, dirigée par le chercheur principal René Doyon, organisera plusieurs événements destinés aux utilisateurs canadiens du JWST, notamment des visites d'universités et des webinaires. L'annonce récente, lors de la réunion de la CASCA à Edmonton, d'un financement de soutien scientifique pour les utilisateurs du JWST par l'Agence spatiale canadienne est très bienvenue et permettra à la communauté canadienne de tirer le meilleur parti scientifique de notre investissement national dans l'installation.


Le JWST sera lancé sur une orbite halo autour de L2 sur une fusée Ariane V en octobre 2018.

Une enquête révèle…

Par Magdalen Normandeau (co-éditrice de Cassiopeia) (Cassiopeia – Été 2017)


« Est-ce que quelqu'un va lire ça ? » C'est la question que je me suis posée en rédigeant une récente édition de Cassiopeia. La question me semblait importante à propos d'une newsletter. À sa création, l'objectif de Cassiopeia était clair : sans internet ni e-mail, la newsletter papier que les membres recevaient plusieurs fois par an était un outil essentiel pour tenir la communauté CASCA informée des observatoires, des instruments, des grands projets, etc. Aujourd'hui, cependant, avec l'e-mail et une page web en plus de la newsletter, Cassiopeia a-t-elle encore une utilité ?


Wordcloud created using the responses to the question “In your opinion, what is or should be the purpose of the Cassiopeia newsletter?” Words that appeared more often are in larger font. The colours and placement have no meaning.
Wordcloud created using the responses to the question “In your opinion, what is or should be the purpose of the Cassiopeia newsletter?” Words that appeared more often are in larger font. The colours and placement have no meaning.

Lorsqu'on leur a demandé quel était ou devrait être le but de Cassiopée, de nombreux membres de la CASCA ont fait référence à la communauté (la communauté astronomique canadienne, la communauté CASCA). Par exemple, un répondant au sondage a écrit : « Transmettre des nouvelles de la communauté à la communauté », tandis qu'un autre a contribué à « Créer un esprit de communauté pancanadien ». Un membre senior de la CASCA a écrit : « J'ai vécu les guerres qui ont précédé la CASCA. Ne laissez jamais une telle situation se reproduire. Le bulletin a été un facteur d'unification efficace. »

Français La majorité (67 %) des personnes ayant répondu au sondage d'avril 2017 ont indiqué que la CASCA devrait continuer à publier Cassiopée, tandis que seulement 11 % ont déclaré que Cassiopée devrait être abandonnée. Cependant, la plupart des membres de la CASCA n'ont pas choisi de répondre au sondage : 139 sondages ont été soumis – 119 en anglais et 20 en français. Autrement dit, environ un quart des membres de la CASCA étaient suffisamment intéressés pour y répondre. Trente et une autres personnes ont commencé le sondage, mais n'ont pas dépassé la troisième question. Parmi les personnes ayant répondu au sondage, 57 % travaillent ou étudient dans une université offrant des possibilités de diplômes en astronomie et 23 % travaillent pour une agence gouvernementale (NRC, ASC). Avec 26,5 %, les personnes en milieu de carrière représentaient la plus grande proportion de répondants issus du milieu universitaire, suivies des personnes en fin de carrière (19,7 %) et des émérites (14,5 %). Seuls 6 étudiants diplômés et 7 postdoctorants ont choisi de répondre au sondage, ce qui suggère un manque d’intérêt pour les affaires de la CASCA parmi les membres les plus jeunes.

Alors que 69 % des répondants étaient susceptibles ou très susceptibles de lire les titres du courriel d'annonce d'une nouvelle édition de Cassiopeia, seuls 57 % étaient susceptibles ou très susceptibles de consulter la newsletter en ligne. Cela correspond à environ 18 % des membres de la CASCA. Les raisons invoquées pour expliquer leur réticence à lire Cassiopeia incluent le manque de temps/le sentiment d'être dépassé (22), la disponibilité d'informations par d'autres sources (13), le manque d'intérêt (8) et des aspects liés à la présentation ou au format (8).


Types d'articles


Une liste des types d'articles récemment parus dans Cassiopeia a été soumise à examen. Rétrospectivement, lors de la conception de l'enquête, il aurait été plus utile de classer les instruments/observatoires par trois catégories plutôt que de les spécifier : 1) opérationnels, 2) en cours de développement, 3) proposés. Le recul est précieux. Quoi qu'il en soit, les résultats sont présentés dans la figure ci-dessous. Seuls les mises à jour du LRP et le message du président ont fait l'objet de plus de 50 % des répondants indiquant qu'ils étaient susceptibles ou très susceptibles de lire l'article dans son intégralité.

Responses to “How likely is it that you will at least scan or partially read the following article types?” The list of article types was drawn up based on the table of contents of recent editions of Cassiopeia.Deep red = very unlikely. Deep blue = very likely. Stars indicate those for which more than half of the respondents indicated likely or very likely. Two stars indicate those that more than half the respondents indicated they were likely or very likely to read fully.
Responses to “How likely is it that you will at least scan or partially read the following article types?” The list of article types was drawn up based on the table of contents of recent editions of Cassiopeia.Deep red = very unlikely. Deep blue = very likely. Stars indicate those for which more than half of the respondents indicated likely or very likely. Two stars indicate those that more than half the respondents indicated they were likely or very likely to read fully.

On a également demandé aux membres ce qu'ils aimeraient lire. La figure ci-dessous présente les réponses à la liste des possibilités présentées. Plus de 50 % des répondants ont exprimé leur intérêt pour des articles sur les statistiques liées à l'astronomie au Canada, des annonces de prix, des rapports du Comité d'astronomie terrestre et du Comité mixte d'astronomie spatiale, ainsi que des annonces de conférences.


Responses to the question: “How likely would you be to read these types of articles?” Deep red = very unlikely. Deep blue = very likely. Stars indicate those for which more than half the respondents chose “likely” or “very likely”.
Responses to the question: “How likely would you be to read these types of articles?” Deep red = very unlikely. Deep blue = very likely. Stars indicate those for which more than half the respondents chose “likely” or “very likely”.

Français En plus des options énumérées, plusieurs suggestions ont été faites. Celles-ci se répartissaient principalement en trois catégories : 1) les affaires de l'astronomie (astronomie et politique ; CRSNG ; politiques et mises en œuvre des subventions ; ordre du jour et principaux résultats du conseil d'administration de la CASCA), 2) la recherche (articles axés sur la recherche ; articles publiés au cours du trimestre précédent ; résumés des réalisations actuelles de la recherche canadienne en astronomie ; rapports d'étape sur les principaux efforts de recherche), 3) les personnes (nouvelles sur le nouveau personnel, nouvelles embauches de PDF ; profils d'astronomes dans l'actualité ; qu'est-il advenu de… ? ; nécrologies).


Redondance et format


Compte tenu des multiples moyens de communication dont dispose la CASCA (courriel, site web, newsletter), il a été demandé aux membres s'ils considéraient comme souhaitable une redondance entre les informations envoyées par courriel et celles de Cassiopeia. Les réponses présentées dans la figure de droite suggèrent que, si la plupart des membres de la CASCA jugent acceptable la répétition d'informations, beaucoup apprécieraient que les articles de Cassiopeia soient rédigés comme de véritables articles, et non comme de simples répétitions de courriels.

Interrogés sur l'importance des images dans les articles, seuls 19,5 % des répondants ont indiqué qu'elles n'étaient pas importantes. Quant à la question de savoir s'il fallait ou non inclure des photos des auteurs, la plupart se sont montrés indifférents.


Dans les commentaires relatifs au format, 5 personnes ont indiqué souhaiter une version PDF de la newsletter afin de pouvoir la consulter hors ligne, 4 ont indiqué préférer une publication continue plutôt qu'un article distinct lié à une table des matières, et 2 personnes ont suggéré que l'annonce par courriel de la newsletter soit présentée dans un format similaire à celui utilisé par la NRAO, c'est-à-dire que les titres de tous les articles seraient listés dans le courriel, chaque titre étant lié à l'article correspondant, et que les premières lignes de chaque article y figureraient également. Cette dernière suggestion est relativement facile à mettre en œuvre si les éditeurs envoient des courriels directement à la liste plutôt que de soumettre l'annonce via le site web de la CASCA, où il est impossible d'inclure des hyperliens.


Question about including announcements or news items into Cassiopeia.
Question about including announcements or news items into Cassiopeia.

Langue


Actuellement, les articles de Cassiopeia sont publiés dans leur langue d'origine. La plupart sont soumis uniquement en anglais, quelques-uns dans les deux langues (NRC-Herzberg, CSA, Gemini). Aucun article en français n'a été soumis ces dernières années. La traduction intégrale du bulletin poserait des problèmes logistiques : la date limite de publication devrait être fixée à quelques semaines plutôt qu'à quelques jours, et le coût s'élèverait probablement à 1 000 $ par numéro (peut-être plus : je n'ai pas compté les mots ni actualisé mes informations sur le tarif de traduction depuis un certain temps). Il est toutefois important d'en tenir compte, car la prédominance de l'anglais pourrait constituer un obstacle à la participation de certains membres de la CASCA.

Les membres ont été invités à commenter le fait que Cassiopée soit actuellement principalement en anglais. Seules deux personnes ont indiqué que le bulletin devrait être entièrement bilingue, et deux autres ont indiqué qu'une traduction serait « utile si les francophones estiment que cela limite leur participation aux communications astronomiques ». La plupart des répondants à la version anglaise du sondage ont indiqué qu'ils s'en remettraient à leurs collègues francophones sur cette question. Comme indiqué précédemment, seules 20 personnes ont répondu à la version française du sondage, et deux d'entre elles ont demandé une version entièrement bilingue de Cassiopée.

Deux personnes ont suggéré que de courts résumés dans l'autre langue seraient utiles. Deux membres ont déclaré que le message du président devrait être bilingue.


Aller de l'avant : réflexions et suggestions


Pour revenir à ma question initiale : « Est-ce que quelqu'un lira ce livre ? » La réponse peut être formulée de deux manières : soit « Très peu le liront, mais c'est important pour ceux qui le lisent », soit « C'est important pour ceux qui le lisent, mais très peu le liront. » Le taux de réponse à l'enquête a été faible, environ 25 % seulement, et tous les répondants n'estimaient pas utile de poursuivre la publication de Cassiopeia. En revanche, ceux qui étaient favorables à la poursuite de la publication de Cassiopeia ont présenté des arguments convaincants. La décision de poursuivre ou non la publication de Cassiopeia appartient au Conseil d'administration.

Si CASCA continue de publier Cassiopée, je suggérerais ce qui suit :

  • Gardez les questions non urgentes pour Cassiopée

    Dans les différentes sections de commentaires du sondage, plusieurs personnes ont mentionné la réception d'un nombre excessif de courriels via l'explorateur de courriels CASCA. Je suggère de ne pas envoyer les questions non urgentes par courriel, mais de les communiquer uniquement via Cassiopeia.

  • Ayez le message du président dans les deux langues

    Bien que seules deux personnes aient eu l'idée de proposer cette solution, elle semble raisonnable. Le président peut rédiger son article directement dans les deux langues ou le faire traduire. Il doit être soumis dans les deux langues. [Pour cette édition, le message du président a été finalisé trop tard pour permettre sa traduction.]

  • Utilisez le format de type NRAO pour l'e-mail d'annonce de publication

    Bien que seules deux personnes aient suggéré cette option dans la section « Suggestions concernant le format », des points similaires ont été mentionnés ailleurs dans le sondage. Cette fonctionnalité étant relativement simple à mettre en œuvre, elle devrait être mise en œuvre. [Terminé. Cela vous a-t-il été utile ? Si oui, n'hésitez pas à nous le faire savoir. La mise en place est un peu longue, donc cela ne vaut la peine que si cela apporte une différence positive.]

  • Ajoutez un lien vers Cassiopée sous l'onglet Actualités sur le site Web de la CASCA

    D'après certains commentaires, il était clair que certaines personnes ne savaient pas comment accéder à Cassiopeia autrement que via le lien figurant dans l'e-mail d'annonce. Bien qu'il soit possible d'accéder à Cassiopeia sur le site web, la procédure serait plus simple si Cassiopeia figurait dans l'onglet Actualités. [À la discrétion des responsables du site web de la CASCA.]

  • Les articles sur les récompenses devraient faire partie de Cassiopée

    Les membres du comité des prix devraient être encouragés à rédiger des articles sur les prix et leurs lauréats, de préférence au-delà du contenu du courriel d'annonce et en utilisant des images appropriées. [Encouragements envoyés. Aucun article reçu pour ce numéro.]

  • Les mises à jour du Comité d'astronomie terrestre et du Comité mixte d'astronomie spatiale doivent être incluses.

    Les répondants ont indiqué que ces articles pourraient les intéresser. Il convient d'encourager les membres de ces comités à soumettre des articles. [Des encouragements ont été envoyés. Aucun article n'a été reçu pour ce numéro.]

  • Les auteurs devraient penser à la communication lors de la rédaction d’articles

    • Écrivez un article, pas un e-mail

    • Écrivez pour votre public

    • Rédigez des titres et des premiers paragraphes informatifs/convaincants

    • Inclure des éléments visuels pertinents

    • (Et les auteurs ne devraient probablement pas écrire un article aussi long que celui-ci…)

Rappels


Comme il est dit dans la description de Cassiopée :

« Les membres sont invités à soumettre des lettres ou des articles d'intérêt, des nouvelles du département ou de l'observatoire, des idées ou des propositions d'instrumentation, des rapports de symposiums et de réunions, etc., pour publication dans Cassiopeia. »

Les articles peuvent être soumis en français, en anglais ou en anglais et en français.

Cassiopée est le bulletin d'information de la société, c'est ce que vous, membres de la société, en faites.

Utilisation des données archivées dans les projets de cours : un appel à la collaboration


Par Magdalen Normandeau (UNB) (Cassiopée – Été 2017)


Il existe une multitude de données archivées et de bases de données facilement accessibles qui permettent à nos étudiants de licence de découvrir des données réelles et de se familiariser avec les complexités de l' astronomie. Cependant, concevoir un bon projet prend du temps. De plus, sans être expert dans un domaine spécifique, on risque de commettre de graves erreurs en essayant d'élaborer un projet exploitable dans le cadre d'un cours.

Je propose que nous nous entraidions – et aidions nos étudiants – en collaborant à l'élaboration de projets de cours et d'activités en classe utilisant des données accessibles au public. Je propose de coordonner ces efforts en collectant les ressources et en trouvant un moyen de les diffuser. Je propose également une assistance, des conseils et des retours pédagogiques (je me préoccupe désormais de l'efficacité de l'enseignement plutôt que de l'impact des étoiles Wolf-Rayet sur l'ISM environnant).

Si vous êtes intéressé à créer un projet cet été, veuillez m'envoyer par courriel ( mnormand@unb.ca ) les informations suivantes :


  • Votre nom et les noms de toute autre personne qui vous aide dans ce projet

  • Votre(vos) institution(s)

  • La base de données que vous comptez utiliser

  • Le niveau pour lequel vous allez concevoir.

    • J'envisage une introduction à l'astronomie pour les étudiants en physique de 2e ou 3e année, mais n'hésitez pas à préciser autre chose. Compte tenu de la richesse des ressources disponibles pour l'astronomie générale, j'ai tendance à concevoir un cours destiné aux étudiants ayant une solide formation scientifique, futurs astrophysiciens potentiels.

  • La portée du projet que vous avez en tête

    • Un projet de semestre qui représente une part importante de leur note finale ? L'un des rares projets répartis tout au long du semestre ? Un devoir hebdomadaire ou bimensuel ? Une activité en classe ?

Si deux ou plusieurs personnes proposent des projets similaires, je les mettrai en contact pour éviter la duplication des efforts.

Je doute que je trouve quelqu'un qui accepte, mais ça vaut le coup d'essayer !

Quels télescopes les Canadiens utilisent-ils?

Par Dennis Crabtree (NRC Herzberg) (Cassiopée – Été 2017)

Je maintiens une base de données de publications basée sur les données obtenues auprès d'un grand nombre de télescopes. Cette base de données contient les informations de base sur les publications (journal, année, volume, page), ainsi que d'autres informations extraites du système de données de la NASA (NASA ADS). Cela inclut l'identifiant bibliographique unique (bibcode).

La nouvelle interface Bumblebee d'ADS permet une recherche dans le texte intégral d'un article, mais la fonctionnalité que j'utilise pour cette étude est la possibilité de rechercher par affiliation. En recherchant des articles incluant « Canada », je peux sélectionner les articles dont au moins un auteur est issu d'une institution canadienne, c'est-à-dire les articles canadiens.

Une fois la liste des articles canadiens, y compris leur code bibliographique, je la corrèle avec celle des articles des observatoires. Cela permet d'identifier les articles canadiens en fonction des données de chaque télescope.

La figure 1 ci-dessous montre le nombre d'articles canadiens pour chaque télescope pour la période 2011-2015, ainsi que le pourcentage d'articles canadiens. Par exemple, 268 articles canadiens ont été publiés au TCFH durant cette période, ce qui représente environ 40 % des articles du TCFH. (Un grand nombre d'articles basés sur les données du TCFH utilisent des données d'archives ; on ne s'attend donc pas à ce que le pourcentage d'articles canadiens corresponde nécessairement à notre pourcentage du TCFH.)

The number of Canadian papers based on data from various telescopes for the period 2011-2015 as well as the percentage of each telescope’s papers that are Canadian. While Canada provides direct support for ALMA, CFHT and Gemini, Canadians utilize data from many more telescopes via international collaborations.
The number of Canadian papers based on data from various telescopes for the period 2011-2015 as well as the percentage of each telescope’s papers that are Canadian. While Canada provides direct support for ALMA, CFHT and Gemini, Canadians utilize data from many more telescopes via international collaborations.

La figure 2 compare l'impact moyen par article des articles ayant au moins un auteur canadien à celui de l'ensemble des articles de chaque télescope. Pour la quasi-totalité des télescopes étudiés, l'impact des articles canadiens est supérieur à celui de l'ensemble des articles du même télescope. Ce résultat remarquable s'explique encore une fois par le fait que les Canadiens sont d'excellents collaborateurs. Le nombre moyen d'auteurs des articles canadiens est supérieur au nombre moyen d'auteurs de l'ensemble des articles de chaque télescope. Puisqu'il existe une forte corrélation entre l'impact et le nombre d'auteurs d'un article, il n'est pas surprenant que les articles canadiens aient un impact plus élevé.

Relating overall impact metrics to metrics of Canadian impact.
Relating overall impact metrics to metrics of Canadian impact.

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