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Jess Speedie

Université de Victoria

Les recherches de Jess se concentrent sur la détection des exoplanètes les plus jeunes – si jeunes qu'elles sont encore en train de naître. C'est une tâche complexe, car la formation planétaire se déroule au cœur des denses disques de gaz et de poussière entourant l'étoile hôte, et les planètes les plus jeunes sont donc invisibles à l'œil nu. Leur présence peut être révélée par une analyse minutieuse de la structure du disque lui-même, à la recherche de signes révélateurs de perturbations gravitationnelles causées par la planète en formation. Tout comme le sillage d'un bateau se déplaçant sur l'eau, une jeune planète laisse un sillage dans le disque lorsqu'elle orbite autour de son étoile.


Dans son article le plus récent, publié dans The Astrophysical Journal en mars 2022, Jess a testé la capacité du Grand Réseau Millimétrique d'Atacama (ALMA) à détecter les faibles sillages créés par les jeunes planètes lors d'observations d'émission thermique continue. Il s'agissait d'une collaboration internationale avec le Dr Richard Booth de l'Imperial College de Londres, qui a nécessité de nombreuses journées de calcul sur les grappes de GPU de Calcul Canada. La figure en surbrillance est un extrait de ces travaux.


Jess est doctorante à l'Université de Victoria au sein du groupe de formation planétaire, sous la direction du Dr Ruobing Dong. Avant d'étudier à l'Université de Victoria, Jess a obtenu son baccalauréat en sciences à l'Université McMaster dans le cadre du programme interdisciplinaire de recherche en sciences intégrées. Elle a également mené des projets de recherche en spectroscopie des exoplanètes et en dynamique orbitale à l'Institut de recherche sur les exoplanètes de Montréal et à l'Institut canadien d'astrophysique théorique de Toronto.

Simulated ALMA continuum observations of planet-driven spiral wakes. In this figure, we test what angular resolution is needed in order to detect the wakes with high signal-to-noise levels. Shown from left to right are the results using three different angular resolutions, low to high, achieved by changing the configuration of the dishes in the ALMA telescope array. The schematic on the right explains the lesson learned: a higher signal-to-noise ratio is achieved with a lower angular resolution, for a given noise level. (Figure 8, Speedie et al. 2022).
Simulated ALMA continuum observations of planet-driven spiral wakes. In this figure, we test what angular resolution is needed in order to detect the wakes with high signal-to-noise levels. Shown from left to right are the results using three different angular resolutions, low to high, achieved by changing the configuration of the dishes in the ALMA telescope array. The schematic on the right explains the lesson learned: a higher signal-to-noise ratio is achieved with a lower angular resolution, for a given noise level. (Figure 8, Speedie et al. 2022).

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