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Henri Lamarre


l'Université de Montréal

Les éruptions solaires sont des événements déclenchés par une reconnexion magnétique dans le champ magnétique qui englobe la couronne solaire et s'étend jusqu'à sa photosphère. Le champ magnétique terrestre arrête la majorité des particules émises par les éruptions solaires qui atteignent la Terre. Ainsi, ces éruptions n'affectent généralement pas directement les humains. Cependant, lors d'éruptions solaires importantes, les particules éjectées peuvent pénétrer le champ magnétique terrestre et affecter les humains et nos infrastructures terrestres. En effet, ces événements représentent un grave danger pour la sécurité de nos astronautes, causent des dommages durables à notre réseau électrique terrestre et brouillent les communications par satellite.


Par conséquent, la prédiction correcte des éruptions solaires significatives reste un domaine de recherche actif depuis plusieurs décennies. Cependant, les modèles actuels ne sont pas encore fiables. La plupart des modèles ne prédisent pas les éruptions mieux que la moyenne statique de leur fréquence. Les éruptions solaires ont beaucoup en commun avec les avalanches, car elles se caractérisent toutes deux par une accumulation d'énergie sur une période considérable, suivie d'une explosion rapide de cette énergie couvrant une vaste gamme d'échelles caractéristiques. De plus, d'autres systèmes, tels que les événements sismiques ou les incendies de forêt, partagent des caractéristiques similaires. Ainsi, les modèles de réseau se sont révélés très prometteurs pour modéliser certains types de phénomènes et prédire leur occurrence. Ces modèles calculent la torsion du champ magnétique dans les boucles coronales pour produire des reconnexions magnétiques, modélisant ainsi les éruptions solaires.


Mon projet consiste à prédire les éruptions solaires à l'aide de techniques d'assimilation de données couplées à des modèles d'avalanches. Cette méthodologie a été établie par Strugarek et al. en 2014 et a été testée à plusieurs reprises (Thibeault et al. en 2022). L'idée est donc de s'appuyer sur ce protocole existant pour créer un système opérationnel de prédiction des éruptions solaires intenses.

Co-direction: Paul Charbonneau (Université de Montréal) et Antoine Strugarek (CEA Paris-Saclay)
Co-direction: Paul Charbonneau (Université de Montréal) et Antoine Strugarek (CEA Paris-Saclay)

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