Camille Poitras
- angabela
- 11 sept. 2025
- 2 min de lecture
Université Laval

Camille Poitras est étudiante en première année de maîtrise à l'Université Laval sous la direction de Marie-Lou Gendron-Marsolais. Ses recherches portent sur les nébuleuses filamentaires associées aux galaxies les plus brillantes de l'amas (BCG), et plus particulièrement sur M87, afin de mieux comprendre la dynamique de ces structures. Parallèlement, elle finalise un projet initié lors de son stage de recherche de premier cycle, mené sous la direction principale du Pr René-Pierre Martin (U. Hawaii), en collaboration avec les Prs L. Drissen, C. Robert et H. Martel (U. Laval). Ce travail étudie la formation d'étoiles et l'enrichissement chimique dans deux galaxies bien connues impliquées dans une collision relativement récente : NGC 2207 et IC 2163.
À l'aide de cubes de données ciblant les principales raies d'émission du spectre visible, obtenus avec le spectromètre imageur à transformée de Fourier SITELLE/CFHT, Camille et ses superviseurs ont analysé les propriétés physiques de nombreux complexes de régions HII au sein de NGC 2207 / IC 2163. Leur méthode de détection optimisée a permis d'augmenter considérablement le nombre de régions HII détectées par rapport aux études précédentes. Plusieurs propriétés ont été extraites, puis, pour la première fois, les complexes ont été séparés de la région de chevauchement entre les deux galaxies selon des critères impliquant les rapports de raies d'émission et l'extinction. Cette approche a permis une analyse détaillée des galaxies, individuellement et globalement, en s'appuyant sur les diagrammes BPT, les gradients de métallicité, les fonctions de luminosité et la cinématique du système pour explorer l'influence des interactions sur ces paramètres.
Outre les observations, des simulations numériques ont été développées à l'aide de GCD+ (Galactic Chemo-Dynamics +), un algorithme combinant la modélisation à N corps et l'hydrodynamique lissée des particules. Ce modèle prend en compte la gravité intrinsèque des disques de matière noire, la formation d'étoiles, la rétroaction des supernovae, l'enrichissement en métaux, la diffusion et le refroidissement radiatif. Ces simulations visent à reproduire les principales structures morphologiques du système et à modéliser son évolution chimique tout au long de l'interaction, fournissant ainsi un aperçu de l'état actuel des observations. Un article résumant ces travaux est en cours de préparation et sera soumis au MNRAS.

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