Société canadienne d'astronomie
Comité d'examen optique-infrarouge
Membres
Chaires : Ivana Damjanov, Université Saint Mary's;
Doug Welch, Université McMaster
Membres :
Étienne Artigau (2023-2024), Université de Montréal
Ryan Cloutier (2023-2024), Université McMaster
Allison Man (2023-2024), Université de la Colombie-Britannique
John Ruan (2023-2024) Université Bishops
Simon Morris (2023-2024) [Membre externe], Université de Durham
Laura Ferrarese (2023-2024) [membre sans droit de vote], CNRC-HAA
Kim Venn (2023-2024) [Membre sans droit de vote], représentante de l'ACURA

Mandat et termes de référence
La CASCA a mis sur pied le comité d'examen du domaine optique-infrarouge (OIR) afin d'évaluer et de répondre aux besoins des chercheurs canadiens à la lumière des développements survenus depuis la publication du Plan à long terme (PLT) 2020.
Parmi les développements marquants survenus depuis la publication des recommandations du PLT, citons :
Le lancement réussi, la mise en service et le début des opérations scientifiques du télescope spatial James Webb.
Le démarrage prochain des opérations scientifiques du télescope Rubin (Large Synoptic Survey Telescope, prévu pour janvier 2025), ainsi que les lancements d'Euclid (prévu pour juillet 2023) et du télescope spatial Nancy Grace Roman (prévu pour 2026-2027).
L'instauration, en 2022, d'un moratoire sur les nouveaux baux d'observatoires, alors que la gestion du site de Maunakea passe de l'Université d'Hawaï à la *Maunakea Stewardship and Oversight Authority* (Autorité de gestion et de supervision de Maunakea) sur une période de cinq ans débutant le 1er juillet 2023. Cette situation a une incidence sur le calendrier initial du projet CFHT/MSE (Canada-France-Hawaii Telescope / Maunakea Spectroscopic Explorer), qui prévoyait un début des opérations scientifiques en 2030 (voir, par exemple, la figure 4 à la page 8 de ce document). Le lancement de la phase de construction du MSE sur le site de Maunakea dépendra de la décision concernant le renouvellement du bail du site du CFHT à la fin de la décennie actuelle. En cas d'issue favorable, les opérations scientifiques du MSE ne débuteront pas avant la fin des années 2030 ou le début des années 2040. À cette échéance, les autres spectrographes multi-objets à grand champ actuellement en construction auront probablement déjà accumulé des données depuis une dizaine d'années :
* Subaru/PFS (Prime Focus Spectrograph)
* VLT/MOONS (Multi-Object Optical and Near-IR Spectrograph)
* VISTA/4MOST (4-metre Multi-Object Spectrograph Telescope)
* Mayall/DESI (Dark Energy Spectroscopic Instrument)
La construction du MSE, quelle que soit la date à laquelle elle sera réalisée, entraînera une interruption des opérations scientifiques sur le site d'une durée d'environ huit ans.
La National Science Foundation (NSF) des États-Unis mène actuellement une évaluation environnementale du site de Maunakea en vue d'un éventuel investissement futur dans le Télescope de trente mètres (TMT), dans le cadre du programme américain de télescopes extrêmement grands (US Extremely Large Telescope Program). La NSF ne prendra aucune décision de financement tant que divers points de vue et tous les aspects du projet n'auront pas été examinés. La décision finale, initialement prévue pour la fin de 2024, a été reportée ; elle dépendra également des ressources budgétaires dont disposera la NSF à ce moment-là.
En tant que partenaire de l'Observatoire international Gemini, le Canada doit prendre une décision en vue de la prochaine étape d'évaluation de Gemini, prévue pour 2024.
Tâches
Le comité OIR est chargé d'évaluer les ressources en installations optiques et infrarouges (OIR) dont disposent actuellement (ou disposeront sous peu) les chercheurs, ou dont ils ont besoin. Cette évaluation prendra en compte la faisabilité et la capacité de la communauté scientifique canadienne à s'investir dans un ensemble d'installations approprié et à le soutenir ; elle mettra l'accent sur :
Les besoins des chercheurs canadiens en début de carrière dans le domaine OIR (ainsi que ceux d'autres chercheurs canadiens nécessitant un accès à des installations OIR) pour la période 2025-2035.
Pour cette évaluation, les recommandations du Plan à long terme (PLT) de 2020 serviront de référence quant au consensus établi au sein de la communauté à l'époque ; ces recommandations seront réexaminées à la lumière des évolutions survenues depuis lors.
L'examen OIR constituera une évaluation à mi-parcours du cycle du PLT, similaire à celle réalisée par le comité GAC pour les télescopes de très grande taille (VLOT).
Les besoins de la communauté concernant les installations de classe 4 mètres, en tenant compte du partenariat actuel du Canada avec le CFHT, mais aussi de la conclusion des grands programmes en cours durant la période visée. La recommandation n° 22 du Plan à long terme reconnaît explicitement que la situation du CFHT pourrait nécessiter une réévaluation au cours de cette période ; le comité est en mesure de réaliser cette évaluation et de proposer des scénarios possibles pour l'accès futur à des installations de classe 4 mètres.
Il s'agit d'examiner les besoins de la communauté en matière d'installations de la classe des 8 mètres, en tenant compte du partenariat du Canada au sein de l'Observatoire international Gemini, de l'instrumentation existante ainsi que des instruments qui seront disponibles dans un avenir proche. Le comité fournira des éléments pertinents pour la décision relative au point d'évaluation de Gemini (« Gemini Assessment Point »), prévue pour 2024 et devant entrer en vigueur fin 2027.
Le Canada demeure un partenaire engagé de l'Observatoire international du TMT (TMT International Observatory). Bien que les plans et engagements relatifs aux installations VLOT ne fassent pas directement l'objet de cette évaluation, il est reconnu que certaines des recommandations formulées par le comité pour répondre aux besoins autres que ceux liés au VLOT pourraient également offrir un accès potentiel au VLOT.
Le comité sera composé de chercheurs chevronnés et de chercheurs en début de carrière ; il inclura également des parties prenantes sans droit de vote ainsi que des experts du domaine issus d'organismes concernés, notamment le CNRC et l'ACURA. Il comptera en outre au moins un expert chevronné provenant de l'étranger.
Portée
Le comité consultera largement la communauté canadienne et s'appuiera également sur les éléments suivants :
1. Les plans de recherche et les aspirations des chercheurs actuels en début de carrière, qu'il s'agisse d'observateurs ou de concepteurs d'instruments.
2. Les données relatives à la demande pour les installations OIR[1] et à l'utilisation des archives.
3. Les allocations budgétaires actuelles et prévues, les coûts d'exploitation et les frais d'adhésion (le cas échéant).
4. Les données sur le rôle des installations OIR et l'utilisation des archives dans les publications récentes. L'objectif sera ici d'obtenir une vue d'ensemble, à l'échelle internationale, des installations OIR ayant un impact significatif.
Le comité s'efforcera de présenter ses recommandations d'ici le 30 juin 2024. Le rapport sera rendu public.
[1] – Le terme « installation(s) OIR » désigne à la fois les ressources actuellement à la disposition de la communauté astronomique canadienne et d'autres installations (actuellement en service ou entrant en service prochainement) susceptibles d'intéresser les astronomes canadiens, compte tenu des plans de recherche et des aspirations des chercheurs actuels en début de carrière (observateurs et concepteurs d'instruments).