ABSTRACT
Size doesn't always matter. In the case of stellar seismology (using
the high-overtone pulsations of stars to probe their global structures
and ages), we can use relatively small objects (stars) and tiny
oscillations (a few parts per million in amplitude) to address big
questions (the age of the Universe). We don't need a big telescope
if we study the oscillations photometrically, because the best stellar
targets are bright. However, atmospheric scintillation noise plus the
day/night cycles inherent to groundbased observing mean that telescope
must be in space. Even there, we don't need a big budget, if we take
advantage of proven optical and detector technology and recent advances
in microsatellite attitude control.
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RÉSUMÉ
On ne doit pas toujours se fier à la taille. Dans le cas de la
séismologie stellaire (en utilisant les pulsations à grand
ordre des étoiles afin d'étudier leur structure globale
ainsi que leur âge), nous pouvons profiter d'objets (étoiles)
relativement petits et d'oscillations faibles (avec une amplitude de quelques
parties par million) afin de chercher des réponses à d'importantes
questions comme l'âge de l'univers. Nous n'avons pas besoin d'un grand
téléscope pour étudier les oscillations photométriquement
car les meilleures cibles stellaires sont brillantes. Cependant, le bruit issu de la
scintillation atmosphérique, en plus du cycle jour/nuit inhérent à
une observation à partir du sol, nous font conclure que le téléscope
doit être dans l'espace. Malgré cela, il ne faut pas un gros budget si nous
nous servons de la technologie optique et des détecteurs qui ont déjà
fait leurs preuves, en plus des découvertes récentes dans le contrôle
du pointement des microsatellites.
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The MOST (Microvariability & Oscillations of STars) space satellite
would be Canada's first space telescope. Its size is modest -- with an
aperture of only 15 cm -- but it is designed to return unprecedented
photometric precision as low as a micromagnitude and monitor stars for
weeks at a time. This sensitivity and time coverage make it possible
to study and analyse acoustic modes in Sun-like and other stars. It
may also allow it to determine the ages of metal-poor stars in the
solar neighbourhood and set a stronger lower limit on the age of the
Universe.
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Le satellite spatial MOST (Microvariabilités & Oscillations STellaires) serait
le premier téléscope spatial canadien. Sa taille est des plus modestes avec
une ouverture de 15 cm. Il a été conçu afin de rendre une
précision photométrique sans précédent, aussi petite qu'une
micromagnitude, et afin de suivre des étoiles de façon continue pendant
quelques semaines. Cette sensibilité et ce suivi rendent possible l'étude
et l'analyse des modes acoustiques dans les étoiles semblables au Soleil et
d'autres types. Il est aussi possible qu'il puisse déterminer l'âge des
étoiles pauvres en métal (metal poor star) près du Soleil et qu'il
permette de trouver une meilleure limite inférieure à l'âge de l'Univers.
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PROBING THE CORES OF SUN-LIKE STARS
The solar five-minute oscillations
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ETUDIER LES NOYAUX DES ETOILES DE TYPE SOLAIRE
Les oscillations solaires de 5 minutes
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The interiors of stars are completely hidden from view at all
wavelengths. Until recently, the
Standard Solar Model (SSM) of the Sun's interior was
based solely on
solutions
of the fundamental equations of stellar structure
matched to known external boundary conditions of luminosity, mass, etc.
The only direct empirical tests of the SSM were measurements of
solar neutrinos which escape directly from the Sun's thermonuclear core.
It was not encouraging for our understanding of the Sun and other stars that the
measured fluxes fell short of the SSM predictions by at least a factor of two!
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L'intérieur des étoiles est complètement caché de la vue
à toutes les longueurs d'onde. Jusqu'à tout récemment, le
Modèle Solaire Standard (MSS) de l'intérieur du Soleil
était basé uniquement sur les
solutions
des équations fondamentales de structure stellaire, lesquelles
étaient en accord avec les conditions frontières de luminosité,
masse, etc...Les seuls tests empiriques du MSS consistaient en des mesures des
neutrinos solaires qui s'échappent directement du coeur
thermonucléaire. Ce n'était pas tellement encourageant pour
notre compréhension du Soleil et des autres étoiles puisque le
flux neutrinique mesuré était au moins deux fois plus faible
que les prédictions du MSS.
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Ironically, one of the first steps toward resolving this solar neutrino
paradox came in 1960, more than a decade before the paradox itself was
even recognised. In that year, a team of solar astronomers lead by
Bob Leighton (Leighton et al. 1962) began to study the dynamics of convection
in the photosphere by spectroscopy of the Sun's disk with high spectral and spatial
resolution. The resulting Doppler shifts revealed a surprising result:
the Sun was apparently vibrating with characteristic periods near 5
minutes and local amplitudes which never rose about a few hundred m/s
(Figure 1).
The nature of these incoherent solar five-minute oscillations remained
a mystery for another decade, until they were successfully explain as
the result of sound waves propagating through the solar interior
(Ulrich 1970).
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Ironiquement, une des premières étapes dans le but de résoudre
ce paradoxe des neutrinos solaires vint en 1960, plus d'une décennie avant
que le paradoxe lui-même ne soit énoncé. Cette année-là,
une équipe d'astronomes solaires, avec
Bob Leighton à la tête
(Leigthon et al., 1962), a commencé à étudier la dynamique convective
dans la photosphère en effectuant une étude spectroscopique du disque solaire
à haute résolution spatiale et spectrale. Les décalages Doppler
correspondants ont révélé un résultat plutôt surprenant:
le Soleil vibre avec des périodes d'environ 5 minutes
et des amplitudes locales qui ne dépassent pas les quelques centaines de m/s. (Figure 1)
La nature même de ces oscillations solaires de 5 min. est restée un mystère
durant une autre décennie avant d'être expliquée comme étant
des ondes sonores se propageant à l'intérieur du Soleil.
(Ulrich 1970).
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These oscillations are dubbed "p-modes" because they result from sound
waves, whose restoring force is gas pressure. The driving mechanism is
believed to be turbulence in the outer layers, which is a stochastic process,
so none of these individual modes is coherent for more than a few days to a
few weeks. Waves whose wavelengths are of the same order or smaller than the
pressure scale height in the upper photosphere will not be reflected (i.e.,
evanescent) so periods much shorter than five minutes suffer this acoustic
cutoff and do not resonate. Even so, millions of such modes are observed in
the Sun (see Figure 4), with degree as high as l ~ 2500. It is the
interference of these many modes which results in the complex beating behaviour
first detected by Leighton et al. It also means that the integrated amplitude
of the surface oscillations is only a few cm/s in radial velocity and a few
micromagnitudes in light.
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Nous disons que ces oscillations sont de mode p car elles sont le résultat
d'ondes sonores dont la force de rappel est la pression du gaz. On pense
que le mécanisme d'excitation dans ce cas est la turbulence
dans les couches externes. Ce processus étant stochastique,
aucun des modes individuels n'est cohérent plus longtemps que quelques jours
à quelques semaines. Les ondes dont la longueur d'onde est de même ordre
ou plus petite que la hauteur de l'échelle de pression
dans la partie externe de la photosphère ne seront pas réfléchies
(i.e ondes évanescentes). C'est de cette manière que les périodes
beaucoup plus petites que 5 min. sont filtrées et qu'elles ne résonnent
pas. Malgré tout, des millions de ces modes sont observés dans le Soleil
(voir Figure 4)
avec des degrés aussi elevé que l ~ 2500. Plusieurs de ces modes
interfèrent entre eux, ce qui crée le patron de battements pour le moins
complexe detecté par Leighton et al. Aussi, l'amplitude intégrée
des oscillations à la surface résulte en une vitesse radiale de quelques
cm/s et une brillance de quelques micromagnitudes.
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REACHING BEYOND THE SUN TO THE STARS
Asteroseismology
Helioseismologists have the distinct advantage of being able to resolve
the Sun into a disk. Thus, they can associate each eigenfrequency with a
nonradial mode pattern (l,m) on the surface, and are sensitive to
patterns of very high degree l. However, budding asteroseismologists
do not have that luxury with other stars. Only frequencies and their
amplitudes can be measured from the integrated light of an unresolved star
(except in some cases through
Doppler Imaging). Furthermore, any modes with degree l > ~3 - 4 will
suffer cancellation effects, lowering their net amplitudes below current
ground-based detection limits (see Figure 6).
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DU SOLEIL AUX ETOILES
Astéroséismologie
Les hélioséismologues ont l'avantage certain de pouvoir résoudre le
disque solaire. Ainsi, ils peuvent associer une fréquence propre à un patron
du mode non-radial (l,m) à la surface et ils sont capables de détecter
des patrons correspondants à un l très grand. Malheureusement, les
astéroséismologues ne peuvent se permettre un tel luxe avec les
autres étoiles. Seules les fréquences et les amplitudes peuvent
être mesurées à partir de la lumière reçue d'une étoile
non-résolue (à part pour quelques cas d'
Imagerie Doppler).
De plus, tout mode de degré l > ~3 - 4 sera
victime d'effets d'annulation, de telle sorte que l'amplitude nette sera en deça
des limites de détection à partir du sol (voir Figure 6).
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Figure 6
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A pulsation mode with... / Un mode de pulsations avec
(l,m) = (36,24);(l,m) = (36,24);
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A mode with / Un mode de pulsations avec
(l,m) = (2,1).
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Red and blue are parts of the surface varying in antiphase.
Integrating the variations of the high-degree mode on the right
across the entire disk (as happens for photometry/spectroscopy
of unresolved stars) results in a very low net amplitude.
The low-degree mode on the left will still show sizable
variations even in integrated light since the disk can be dominated by one
phase region at any given time.
Le rouge et le bleu varient en anti-phase à la surface.
En intégrant les variations du mode de grand degré
(celui de droite) sur tout le disque (comme dans le cas
d'observations photométriques et spectroscopiques
d'étoiles non-résolues), on obtient une amplitude
nette très faible.
Cependant, on pourra observer une variation appreciable dans le cas
du mode de petit degré (à la gauche), même en
intégrant la lumière sur tout le disque,
puisque celui-ci peut être dominé
par une phase à tout moment.
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The second term in this equation is small, so to first order, the p-mode
eigenspectrum will be a comb of frequencies with nearly equal spacing
such that modes of (l,n) and
(l ± 2, n ± 1) are
almost degenerate in frequency.
The fundamental frequency spacing
is equal to the time for a sound wave to traverse the diameter of the star.
This depends on the square root of the star's mean density, so is sensitive
to the stellar mass and radius.
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Le deuxième terme dans cette équation étant petit,
le spectre de fréquences propres des modes p, au premier ordre,
ressemble à un peigne de
pics de fréquences presqu' également espacés par
, de façon
telle que les modes (l, n) et
(l ± 2, n ± 1) sont presque
dégénérés.
L'espacement fondamental en fréquence
( )
est égal au temps que prend
une onde sonore pour traverser le diamètre de l'étoile.
Cette quantité dépend
de la racine carrée de la densité stellaire moyenne,
laquelle est sensible à la masse et au rayon de l'étoile.
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However, the second term in the equation is not zero, so the mode degeneracy
is broken. The magnitude of the second-order splittings,
,
depend heavily on the sound
speed gradient in the star's core. In the nearly isothermal core of a star,
that gradient depends most strongly on the composition gradient created by
fusion reactions. This gradient changes with stellar age, as the star
gradually converts its central supply of H into He. Therefore, the
second-order splittings of the eigenspectrum act as a main-sequence lifetime
clock.
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Cependant, le deuxième terme n'étant pas zéro, la
dégénérescence de mode disparaît. L'espacement de
deuxième ordre
dépend fortement du gradient de la vitesse du son au centre
de l'étoile. Près du noyau isothermal,
ce gradient dépend principalement du gradient de composition crée par les
réactions de fusion. Celui-ci varie selon l'âge de l'étoile, au fur et à
mesure que l'étoile transforme l'hydrogène en hélium. Donc, l'espacement
de deuxième ordre dans le spectre de fréquences propres agit comme une horloge
calculant le temps passé sur la séquence principale.
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We have direct confirmation of the asymptotic theory in one p-mode oscillator:
the Sun, as shown in the Fourier power spectrum of Figure 7.
Christensen-Dalsgaard
(1988) and others have used this theory to generate
grids of
calibrated in terms of stellar mass and main
sequence age; one such grid is shown in Figure 8. The solar oscillations
place the Sun at the expected place on this diagram.
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Nous avons une confirmation directe de la théorie
asymptotique d'un oscillateur
avec un mode p: le Soleil, tel que représenté
dans le spectre de puissance Fourier
de la Figure 7. Christensen-Dalsgaard
(1988) ainsi que quelques autres, ont utilisé cette
théorie afin de générer des grilles de
, calibrées
en terme de la masse de l'étoile et de l'âge sur la séquence principale.
La Figure 8 présente une telle grille. Les oscillations solaires placent le Soleil
au bon endroit dans ce diagramme!
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Figure 8
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A theoretical "asteroseismic H-R diagram" (Christensen-Dalsgaard
1988). The vertical axis represents the second-order splitting in the p-mode
eigenspectrum; the horizontal axis is the fundamental spacing.
The grid covers stellar masses from 0.7 to 2.0 solar
masses, and central hydrogen fractions from
0.73 (ZAMS) to 0.0 (end of core H burning).
At present, the Sun is the only
star which can be placed on this plot, but efforts
to find other solar-type oscillators are underway.
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Voici un "diagramme H-R astéroséismique" théorique
(Christensen-Dalsgaard 1988).
L'axe vertical représente l'espacement de deuxième ordre
dans le spectre des fréquences propres des modes p, alors que
l'axe horizontal montre l'espacement fondamental.
La grille s'étend, en masses stellaires, de 0.7 à
2.0 masses solaires, et, en fractions d'hydrogène central,
de 0.73 (Séquence Principale d'Âge Zéro) à 0.0
(lorsque tout l'hydrogène du noyau est brûlé).
Présentement, le Soleil représente la seule étoile
qu'on peut situer sur ce graphique.
Cependant, de grands efforts sont mis en oeuvre afin de trouver
d'autres oscillateurs de type solaire.
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WHY GO TO SPACE?
Unfortunately, the Sun is the only solar-type star for which there are
undeniable data to apply this technique at present. Why? Because if the
Sun were observed as a point source, then the net amplitude of its integrated
oscillations would be only a few cm/s in velocity and a few micromagnitudes
in brightness. Such levels lie well below current detection limits for
groundbased measurements, but
efforts to improve the
spectroscopic limits are underway. In fact, even the solar oscillations
in brightness have been detected only from space, by the
ACRIM bolometer
aboard the
Solar Maximum Mission, the IPHIR experiment aboard to
VIRGO irradiance instrument on the
SOHO satellite.
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POURQUOI ALLER DANS l'ESPACE?
Malheureusement, le Soleil représente la seule étoile de type
solaire pour laquelle nous avons des données incontestables permettant
d'appliquer ces techniques. Pourquoi? Parce que si le soleil était
observé d'une assez grande distance pour être considérée
comme une source ponctuelle, l'amplitude nette de ses oscillations serait seulement
de quelques cm/s en vitesse et de quelques micromagnitudes en brillance. De telles
quantités tombent en deça des limites de détection actuelle
à partir du sol. Toutefois,
beaucoup d'efforts sont
effectués afin d'améliorer les limites.
En fait, même les oscillations solaires ont été
détectées uniquement depuis l'espace, par le
bolomètre ACRIM
à bord de la
Mission Maximum Solaire,
par l'expérience IPHIR à bord de la
mission Phobos
se dirigeant vers Mars et par l'
instrument VIRGO à bord du satellite
SOHO.
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To be able to perform seismology of Sun-like stars requires both:
- very precise detections of photometric signals as low as
a few micromagnitudes; and
- long, nearly uninterrupted monitoring of each star.
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Etudier la séismologie des étoiles de type solaire
exige que les deux facteurs suivants soient rencontrés:
- une détection très précise de
signaux photométriques aussi faibles
que quelques micromagnitudes, et
- un suivi long et ininterrompu de chaque étoile.
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Neither is easy to achieve but getting both simultaneously is virtually
impossible from the surface of the Earth.
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Chacun de ces buts est difficile à atteindre mais
les réaliser simultanément
est virtuellement impossible à partir de la surface de la Terre.
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Scintillation noise
Turbulent cells of air at altitudes of about 10 km in the Earth's
atmosphere have slightly different temperatures which change their
refractive indices. As these cells are carried across the beam of
a telescope, they modulate the intensity of starliught randomly and
rapidly. This is the cause of star "twinkling"; i.e.,
atmospheric scintillation(see Figure 9).
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Bruit de scintillation
A des altitudes de quelques 10 km dans l'atmosphère terrestre,
les cellules d'air turbulentes ont de légères
différences en température, ce qui
fait varier leur indice de réfraction.
Lorsque ces cellules passent devant l'ouverture
d'un téléscope, elles changent l'intensité
de la lumière provenant de
l'étoile, autant aléatoirement que rapidement.
Ceci est la cause du "clignotement" des
étoiles, phénomè que nous appelons
scintillation atmosphérique. (voir Figure 9)
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Scintillation is the dominant source of photometric noise in
measurements of oscillation amplitudes below about 1 millimag and at
timescales of only a few minutes. This noise term depends on the
zenith angle of star, the integration time, and the altitude and
aperture of the telescope. The scintillation noise decreases with
increasing aperture. As the light collecting area becomes larger,
the incoming stellar signal is integrated over a larger number of
turbulent cells and their effects begin to average out more
effectively. Consider a set of 60-sec photometric integrations from CFHT
(altitude = 4200 m) of a star at the zenith. To reduce the scintillation
noise to order 10^{-5}, you'd need a telescope almost 100 metres across!
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La scintillation est
en fait la principale source de bruit photométrique lors de la mesure d'une amplitude
d'oscillations d'environ une millimagnitude sur une échelle de temps de quelques minutes.
Ce bruit dépend de l'angle de l'étoile par rapport au zénith, du temps
d'intégration ainsi que de l'altitude et de la grandeur de l'ouverture du telescope.
Le bruit de scintillation diminue lorsqu'on augmente l'ouverture. En augmentant la surface
qui récolte la lumière, le signal provenant de l'étoile est intégré
sur plusieurs cellules turbulentes, ce qui a pour conséquence d'atténuer, de
façon très efficace, leur effet de scintillation. Considérons un ensemble de
données photométriques d'une
étoile au zénith, prises au CFHT (altitude de 4200 m.) où chaque
intégration est de 60 secondes. Pour réduire le bruit de scintillation
à un niveau de 10^{-5}, il faudrait un téléscope d'une largeur de 100 mètres.
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Continuous monitoring
From the Earth, an astronomer has only limited options if she wants
to monitor a star continuously for times much longer than half a day:
- Observe from a site near one of the poles during
prolonged night; or
- Operate a network of telescopes spread in longitude
around the globe so that at least one of the sites
can observe the star in darkness at all times.
(Both these options require the astronomer to be somewhat religious,
since she has to pray for clear weather everywhere for weeks at a
time.)
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Suivi continuel
Une astronome qui, de la Terre, veut suivre une étoile
continuellement pendant plus d'une demi-journée,
se retrouve devant peu d'options:
- observer depuis un site situé près d'un des pôles
lors de la nuit prolongée;
- organiser un réseau de téléscope réparti
en longitude autour du monde de façon à
ce qu'au moins un téléscope puisse observer
l'étoile dans l'obscurité à tout moment.
(Ces deux options implique que l'astronome soit quelque peu croyante, puisqu'elle
doit prier en espérant obtenir un temps clair partout, et ce, durant des semaines
entières.)
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The first approach is frustrated by the less-than-ideal conditions
for stellar photometry in the Arctic and Antarctic, although there
are plans for a
South Pole stellar observatory which may experience photometric
conditions in the near-IR. The latter approach has been used successfully by the
Global Oscillation Network
Group (GONG) to study the low-amplitude velocity oscillations of a very
bright source (the Sun), and by the
Whole Earth Telescope (WET)
to study the relatively high-amplitude oscillations of faint sources
(pulsating white dwarfs); see Figure 10. Both approaches are expensive
of money, facilities, and human resources.
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La première approche n'est pas tellement attrayante considérant les
conditions peu idéales pour la photométrie stellaire dans l'Arctique
et l'Antarctique. Toutefois, il y a des plans pour un
observatoire stellaire au Pôle Sud, lequel pourrait profiter de bonnes
conditions photométriques dans l'IR proche.
La deuxième approche a été utilisée avec succès
par le
"Global Oscillation Network Group" (GONG)
afin d'étudier les oscillations â faible amplitude de vitesse
d'une source brillante (Soleil), et par le
"Whole Earth Telescope" (WET)
qui a étudié les oscillations de grande amplitude de sources faibles
(naines blanches pulsantes) (voir Figure 10). Les deux options coûtent cher en terme
d'argent, d'équipements et de ressources humaines.
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However, neither of these approaches can avoid the scintillation
limit. Evem if five of the world's existing 4-metre-class telescopes
in Hawaii, the continental U.S., Chile, Spain, and Australia were
dedicated to searching for solar-type oscillations in a bright star
(V = 3) for over 6 weeks, they would still fail to detect the 2-micromag
signal represented by the Sun's oscillations.
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Aucune de ces options ne peut contourner les limitations imposées par la
scintillation. Même si 5 téléscopes de 4 m.
(à Hawaii, aux Etats-Unis, au Chili, en Espagne et en Australie) se dédiaient
complètement à la recherche d'oscillations de type solaire dans une étoile
brillante (V=3) pendant plus de 6 semaines, on ne serait pas capable de détecter le signal de
2 micromagnitudes équivalent aux oscillations du Soleil.
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Recognising this, several groups have mounted efforts to conduct stellar
seismology from space. A European collaboration built a photoelectric
photometer called
EVRIS
which was launched aboard the Russian MARS-96 probe but crashed into the
Pacific Ocean. The French have mounted a more ambitious project, called
COROT
for both "COnvection & ROTation" (two of the stellar parameters they hope
to deduce seismically) and the name of the French impressionist painter.
COROT would be a ~25-cm telescope with CCD detector in low-Earth polar
orbit onboard ESA's PROTEUS spacecraft (Figure 11).
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Après avoir réalisé cela, plusieurs groupes ont joint leurs efforts afin
d'effectuer la séismologie à partir de l'espace. Des pays européens se
sont alliés et ont construit
EVRIS,
un photomètre photoélectrique lancé à bord de la mission spatiale
russe MARS-96 qui s'est écrasée dans l'Océan Pacifique. Les français
ont mis sur pied un projet plus ambitieux qu'ils ont appelé
COROT.
Cet acronyme vient de "COnvection & ROTation" (deux des paramètres stellaires qu'ils
espèrent déduire à l'aide de la séismologie) et c'est aussi
le nom d'un peintre français du mouvement impressioniste.
Un téléscope de 25 cm. avec un détecteur CCD, COROT serait mis
en orbite polaire à l'aide de l'astronef PROTEUS de l'Agence Spatiale Europeenne.
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THE MOST MICROSAT: CANADA'S FIRST SPACE TELESCOPE
MOST (Microvariability & Oscillations of STars) is a Canadian project
to perform seismology of Sun-like and magnetic stars from space, as
well as to study
microvariability in Wolf-Rayet winds and other targets.
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LE MICROSATELLITE MOST: PREMIER TELESCOPE SPATIAL CANADIEN
MOST (Microvariabilités & Oscillations STellaires) est un projet canadien
qui veut effectuer, à partir de l'espace, une étude séismologique
d'étoiles de type solaire et magnétiques, et étudier les
microvariabilités des vents d'étoiles Wolf-Rayet
et d'autres cibles.
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A 15-cm Maksutov telescope would be mounted in a microsatellite bus
only 50 kg in mass and with dimensions of about 60 x 60 x 24 cm. The
microsat would be launched into a polar sun-synchronous orbit ~800 km
high, as a secondary payload (possibly aboard a Delta rocket with
Radarsat II).
From that vantage point, it would be able to monitor
certain stars in Continuous Viewing Zones for up to 7 weeks without
interruption. The satellite will be stabilised by a set of miniature
reaction wheels which will point the telescope to an accuracy of about
10 arcsec. This sounds like poor tracking, but until now, any
microsat of comparable size could only be stabilised to within 2 - 3
degrees!
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Un tel projet nécessite un téléscope Maksutov de 15 cm.
qui serait monté en un microsatellite de 50 kg. mesurant 60 x 60 x 24 cm.
Ce microsatellite serait mis en orbite polaire synchronisée avec le Soleil,
à 800 km. d'altitude, en tant que seconde charge utile. (fort probablement
à bord d'une fusée Delta avec
Radarsat II).
De cette position, MOST pourrait suivre des étoiles dans une Zone de Vision
Continue pendant une période allant jusqu'à 7 semaines sans interruption.
La stabilité du satellite serait assurée par un ensemble de roues
à réaction miniatures, lesquelles aligneraient le téléscope avec
une précision d'environ 10 arcsec. Cela semble mauvais mais jusqu'à aujourd'hui,
un microsatellite de telles dimensions ne pouvait être stabilisé en
deça de 2-3 degrés.
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HOW OLD ARE THE OLDEST STARS?
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QUEL EST L'AGE DES PLUS VIEILLES ETOILES?
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In recent years, there has been a vigorous controversy over the age of the
Universe which has spilled beyond the academic confines of astronomical
research and onto the TV screens and front pages of the media. Recent
estimates of the Hubble Constant based on Cepheids in the Virgo Cluster
and Type II supernovae as standard candles suggest the cosmic age is
younger than the ages of globular clusters derived from
isochrone fits to colour-magnitude diagrams (see Mandushev et al. 1996 for example).
As Chris Impey at Steward Observatory put it:
"You can't be older than your mother."
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Dans les dernières années, une controverse concernant
l'âge de l'Univers est née et s'est même
répandue au-delà des cercles de la recherche
astronomique, sur les écrans de télévision et
les premières pages des médias. De récents
estimés de la constante de Hubble à partir de
Céphéides dans l'amas de la Vierge et de
Supernovae de type II, utilisées
comme chandelles standards, nous suggèrent que l'âge
cosmique est plus petit
que l'âge des amas globulaires, lequel vient du
lissage
d'isochrones dans les diagrammes couleur-magnitude
(voir Mandushev et al. 1996 par example).
Pour paraphraser Chris Impey de l'Observatoire
Steward: "On ne peut être plus vieux que sa propre mère".
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Stellar seismology offers a different way to look at this paradox,
by providing independent estimates of stellar ages. The oldest stars in
the solar neighbourhood are believed to be
metal-poor subdwarfs.
These are also the stars used to calibrate the ZAMS of globular clusters.
In fact,
Brian Chaboyer et al. (1998) argues that the
Hipparcos
parallaxes lead to a new subdwarf sequence and hence new isochrones yielding
a most likely age for globular
clusters of only 11.5 Gyr.
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La séismologie stellaire nous permet d'entrevoir ce paradoxe d'une
manière différente car elle nous fournit des évaluations
indépendantes de l'âge des étoiles. Les plus vieilles
étoiles autour du Soleil sont supposées être les
étoiles
sous-naines pauvres en métal.
Celles-ci sont aussi utilisées pour calibrer la Séquence Principale
d'Âge Zero des amas globulaires. De fait,
Brian Chaboyer et al. (1998)
pensent que les parallaxes fournis par
Hipparcos
mènent à une nouvelle séquence sous-naines, et donc, à de
nouveaux isochrones. Cela donnerait un nouveau résultat quant à l'âge des
amas globulaires,
soit 11.5 giga-années.
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If MOST can detect high-overtone p-modes in such a star and
resolve the second-order splitting in its eigenspectrum, we
could make an independent estimate of its age.
If the star is old enough, that alone could set a meaningful limit on
the age of the Galaxy and the Universe.
Even if it is younger, these measurements would be an independent
calibration of subdwarf properties to apply to globular cluster fits.
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Si MOST pouvait détecter les modes p à grand ordre
radial dans de telles étoiles
et résoudre l'espacement de second ordre dans le spectre des
fréquences propres,
nous pourrions obtenir une estimation indépendante
de l'âge de l'Univers.
Si l'étoile est plutôt vieille, cela pourrait fixer une
limite significative sur
l'âge de la Galaxie et de l'Univers.
Si elle s'avère plus jeune, les mesures prises
deviendraient une calibration indépendante des
propriétés des sous-naines
utiles au lissage d'isochrones des amas globulaires.
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Would the p-mode eigenfrequencies of a metal-poor subdwarf be sensitive to
its main-sequence age, in the same way as a `normal' solar-type star?
David Guenther
has constructed two stellar models appropriate to the properties of HD 224930,
a bright subdwarf which would be a prime target for space observations. The
models were generated with the Yale Stellar Evolution Code (Guenther et al.
1992) assuming no stellar rotation. From these models,
p-mode eigenfrequencies were calculated from Guenther's (1994) stellar
oscillation code. The models correspond to stellar ages of 10 and 12.4 Gyr.
The second-order splittings of the two models differ by several microHz, so
if MOST can resolve those splitting to an accuracy of a few tenths of a
microHz, it would be possible to distinguish ages to better than ± 1 Gyr.
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Les fréquences propres des modes p des sous-naines pauvres en métal
seront-elles sensibles à l'âge sur la séquence principale,
comme dans le cas d'une étoile de type solaire?
David Guenther
a construit deux modèles
stellaires décrivant les propriétés de HD 224930, une sous-naine
brillante qui serait une excellente candidate pour des observations spatiales. Les modèles
ont été générés avec le "Yale Stellar Evolution Code"
(Guenther et al. 1992) en ne tenant pas compte de la rotation. Se servant de ces modèles,
les fréquences propres des modes p ont été calculées à partir
du code d'oscillation stellaire de Guenther (1994). Les modèles correspondent à des
âges stellaires de 10 à 12.4 giga-années. L'espacement de deuxième
ordre des deux modèles diffère par plusieurs microHz. Donc, si MOST pouvait
résoudre cet espacement avec une précision de quelques dixièmes de microHz,
il deviendrait possible de connaître l'âge avec une précision meilleure
que ± 1 giga-année.
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